Empire Of Sin : la prohibition est-elle faite pour nous ? Notre test

Gh0stCrawl3r







Développé par Romero Games, Empire Of Sin est disponible depuis quelques jours sur PC et consoles. En fan de jeux de tactique tour par tour et aimant bien l’ambiance présentée par le titre, je l’attendais assez impatiemment depuis son annonce. Après avoir parcouru la version sur Nintendo Switch, je vous propose mon avis aujourd’hui. En passant des FPS type Doom & Quake de ses débuts à un tout autre genre, Romero renait-il de ces cendres ?


Un nouvel empire.

La première chose qui nous sera demandée, au lancement d’une nouvelle partie d’Empire Of Sin, est de notre choisir le personnage que nous voulons incarner. S’inspirant de figures réelles de l’époque de la prohibition, tel que Al Capone, ou de personnages fictifs, il nous sera donné un large panel de protagoniste. Chacun d’entre eux proposera ses propres avantages et capacités. Une fois notre gangster choisi, nous arrivons sur une cinématique accompagnée de dialogues demandant au joueur de répondre ! En effet, le titre se voudra très scénarisé. Que cela soit votre boss, ou vos futurs sous fifres, de nombreux dialogues seront présents dans le jeu. Chaque personnage aura son histoire, et ses traits affectants de manières positives (ou négatives) votre environnement, la confiance que vos partenaires ont en vous ou leurs autres homolgues, et tout cela changera ou sera impacté selon vos choix et actions. Et c’est sans compter les notions qui apparaitront lors de vos choix comme l’intimidation, ou la persuasion. L’ambiance globale créée par Romero Games fonctionne bien. L’univers créé est bon. La façon dont celui peut évoluer fonctionne bien. La base est qualitative.


Une bonne baston des familles.

Le premier aspect présenté dans le long tutoriel offert par Empire Of Sin se concentrera sur la baston. Reprenant les bases du tour par tour, c’est certes classique mais efficace. Il sera toujours question d’une frise indiquant l’ordre d’action des personnages, de points d’action à dépenser pour déplacement / tirer / utilisation d’objet etc. Bien entendu, qui dit tir, qui souvent couverture et Empire Of Sin n’échappe pas à la règle. Demi couverture, et donc potentiellement atteignable par un ennemi, ou couvert intégralement, aux joueurs de faire attention. Globalement, la formule n’invente rien, mais les bases du genre étant bonnes, tout roule dans les meilleurs des mondes à ce niveau. 

Dehors ou à l’intérieure ?

Ces affrontements peuvent avoir lieux aussi bien en intérieure qu’en extérieure et le tuto nous en dit encore plus à ce sujet. Un gunfight gagnant en intérieure aura toujours comme résultat un vrai apport à votre gang. En effet, entre en jeu la seconde partie de gameplay d’Empire Of Sin : la gestion de votre futur empire. Vous aurez la possibilité de choisir quoi faire du bâtiment que vous venez de gagner : le récupérer ? le démolir ? le piller ? En cas de prise de contrôle, libre à vous de choisir sa future fonction : brasserie, bar, casino, maison close et j’en passe. La prohibition étant synonyme d’alcool, vous vous doutez que cela la gestion de celle-ci (fabrication, commercialisation etc) sera donc au cœur du jeu.


You’re talking to me?

Comme tout bon apprenti parrain ou chef de la pègre, il va donc falloir gérer son empire. En plus des bâtiments à proprement parler, il faudra bâtir une équipe, en recrutant des gangsters et autres mercenaires. Chacun d’eux, comme déjà expliqué pour la partie « narration », aura sa propre expérience, sa propre évolution, inventaire et surtout talents. Chacun aura des amitiés, ou véhémences, envers d’autres protagonistes. A nous, parrain, de biens les utiliser.

Il sera également question, comme souvent, de graisser également la patte à la police, et gérer des alliances avec d’autres factions et gangs (non-agression, accords de commerce pour ne citer qu’eux). La partie gestion se veut des plus complètes, et le tutoriel nous montrant les prémices des possibilités est clairement le bienvenu. Un de vos membres pourraient devenir alcoolique à trop trainer dans les bars, ou choper des MST dans les bordels en cas de trop grandes fréquentations … si si je vous jure haha !

Technique.

Switch oblige, l’aspect visuel n’est pas le point fort d’Empire Of Sin. Je veux dire, la console a vu bien pire techniquement parlant mais mieux également. En docké, nous avons fait face à de l’aliasing bien prononcé provoquant du scintillement et du manque de précision dans certains rendu. En nomade, le phénomène est moins visible mais tout de même existant. Ce n’est pas non plus dégueulasse, n’exagérons pas.

L’interface aurait surement été encore un peu plus perfectible, le tout manquant quelque peu d’ergonomie via plusieurs niveaux d’imbrications de menus les uns dans les autres notamment.

Au niveau de la traduction, certains passages sont traduits un peu maladroitement, bien que le tout reste amplement compréhensibles mais on sent quelques approximations ci et là. Rien de grave, certes, mais cela aurait pu être évité sans trop de difficulté.

L’IA quant à elle n’a pas toujours réagit comme attendu, à nous tirer dessus en étant en parfaite couverture ou à l’inverse, ne pas nous saccager à coup de fusil à pompe alors que nous étions plus qu’à portée.





L’âme gangster.

Malgré quelques défauts qui peuvent être gênants (une interface et menu perfectibles, quelques petits légers loupés de traduction ou une technique en berne sur Switch avec une IA pas toujours au poil), Empire Of Sin reste plaisant à jouer pour plusieurs raisons.
Son univers est complet, sa narration est intéressante et l’intégralité du contenu est scénarisé.


Les affrontements, bien que classiques, restent efficace. La partie gestion, complète et peut être même légèrement effrayante de prime abord via sa multitude d’options, est des plus réussie. Gérer son empire est passionnant, les personnalités différentes et les boss disponibles sont bien travaillés.


Pour passer du statut de bon à très bon jeu, il ne manquerait qu’un coup de polish de finition et donc quelques patchs. Une première mise à jour, day one, avait déjà permis d’éliminer pas mal de soucis. Espérons un bon suivi pour ce jeu qui mérite le coup d’œil.




Vous trouverez ici la première demi-heure, commentée, en let’s play. J’ai découvert le jeu en même temps que la vidéo a été enregistré.






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