1 mai 2026

Test Hades Playstation 5 : une expérience solide sublimée sur newgen

Véritable OVNI vidéoludique lors de sa sortie en accès anticipé en 2018, Hadès déchaine les foules. Avec un succès fort aussi bien critique que joueurs, il remporte de nombreuses récompenses dont celui de jeux de l’année à maintes cérémonies. Exclusif au PC, la production de Supergiant débarque sur Switch en septembre 2020 en même temps que sa V1. La frustration gagne les joueurs PlayStation et Xbox jusqu’en juin dernier, où le studio annonce l’arrivée du titre sur PS4, PS5, Xbox One ainsi que Xbox Series dès le 13 aout avec en prime une dispo day one dans le Game Pass. C’est alors l’occasion pour nous de venir vous parler de ces moutures newgen, et de la release PlayStation 5 en particulier. 

Avant de nous attarder sur les apports de cette version, replaçons le contexte rapidement. Supergiant est un habitué des pépites indés. On leur doit notamment l’excellent Bastion, ainsi que Transistor ou Pyre. Cette fois-ci le studio décide de se jeter dans la fosse aux roguelites, où beaucoup de maisons s’y tentent mais peu desservent une expérience fraiche, innovante et marquante. C’est un des genres tendance comme le sont les BR, et précédemment les open world ou autres MOBA. Supergiant nous a habitué à du travail soigné, des univers peaufinés, des bandes-son enivrantes, des productions de qualité en tout point. On apprécie ou non la formule, c’est une chose, mais le studio sait pondre des expériences folles et Hadès n’échappe pas à la règle, on peut même dire que c’est un peu un best of de leurs œuvres.

« Nom, prénom svp » « Zagreus, fils d’Hadès ».

La mythologie grecque sert de fondement à l’aventure. On incarne Zagreus, fils d’Hadès lui-même. Retenu contre sa volonté en enfer, notre héros entreprend une vendetta dans le but de s’évader, et rencontrer sa mère sur terre. Afin de le décourager, Hadès parsème son chemin d’embuches, et envoie son armée de sbires pour lui barrer la route. La progression se fait via une génération aléatoire de la carte, avec comme seule redondance l’ordre des trois zones que l’on doit traverser. Cette mécanique introduit de manière intelligente les composantes roguelites.

On tombe de nombreuse fois, des dizaines de fois et même plus. On enchaine les runs, en apprenant à chaque fois un peu plus sur ce régit les lieux, le background et surtout l’histoire du prince des enfers. On gagne en améliorations et autre bonus comme souvent au fil du temps de jeux. Ces améliorations, via le miroir, sont conservées ad vitam aeternam. À l’inverse, on débloque des capacités et passifs en partie, qui sont perdus à chaque run, offertes par les divinités de l’Olympe qu’on rencontre régulièrement. Upgrade d’une attaque, ajout des dégâts alimentaires, de renvoi, etc. Et bien sûr, on peut compter sur une histoire de level pour chacun de ces ajouts, mais aussi de rareté histoire de chercher le build idéal. A chaque fin de room, on aperçoit le type de bonus qui va arriver dans l’une des salles suivantes. Libre à nous d’aller où on préfère, afin de chercher les améliorations ultimes. Chaque partie est différente l’une de l’autre et ce en tout point : enchainement des niveaux, des ennemis, des gains et loots. Du bon gros roguelite de bout en bout.

Gameplay d’enfer

La formule est complétée par un gameplay béton et jouissif. On conserve les classiques des jeux d’action avec une attaque rapide et légère, et une autre plus lente mais puissante, ainsi qu’un dash. Selon l’arme choisie, la recette change du tout au tout et encore plus via les talents récoltés en run. On accroche de suite à ce qu’Hades nous propose. Zagreus bondit en une fraction de seconde sur les ennemis, en les assénant de coups à la vitesse de l’éclair avant d’enchainer sur une frappe des plus dévastatrices. Le dash permet de passer au-dessus de certains vides. Les pièges, tout comme le bestiaire, sont diversifiés. C’est du tout bon de la part de Supergiant qui propose un cru efficace. Encore une fois, aucune partie ne ressemble à l’autre et on kiffe ça.

On prend un tel plaisir à pousser encore et encore pour réussir à quitter l’enfer, et à accompagner Zagreus dans sa quête. Chaque divinité ajoute sa petite touche à l’histoire avec des charadesigns et personnages hauts en couleur. Les dialogues sont tout bonnement excellents. On sent quel studio était super inspiré. Voir Poséidon en mode tonton cool surfeur, perso, je dis oui haha.

Le challenge est assurément là, mais la difficulté n’est pas injustement punitive. J’ai arrêté de regarder mon nombre de mort personnellement, mais on sent la progression entre nos runs. Les boss sont eux aussi costauds et interessants à combattre. Les premiers essais piquent, mais encore une fois, on try hard et cela passe en assimilant les attaques, et enchainements.

Une newgen bénéfique

Le titre est beau, quel que soit le support. La fluidité, ce sacro-saint 60fps, était déjà visée/atteint même sur Switch malgré des ralentissements présents un peu trop fréquemment sur la console portable. Sur PlayStation 5 (et Series X), c’est du 100 % propre. La stabilité du framerate est d’or, et la technique léchée couplée à une DA de malade fait le taff avec une définition native 4K. Hades est sublimé de toute part dans cette release newgen et tutoie la perfection sur la tech brute. Truc cool, si vous possédez aujourd’hui les versions PS4/Xbox One, sachez que la mise à jour PS5/Series est entièrement gratuite. Doublage (en anglais) et bande-son sont une fois de plus du très haut niveau et entrainent le joueur encore et toujours dans des parties endiablées.

Concernant la mouture PlayStation 5 à proprement parler, Supergiant apporte des ajouts sympas comme le fait que la barre LED de la Dualsense s’adapte aux couleurs des divinités avec lesquelles on cause. C’est du bonus, qui ne change rien à l’expérience, mais cela montre le souci des détails dont fait preuve encore une fois Supergiant. Dommage que les gâchettes adaptives tout comme les retours haptiques n’ont pas été poussés aussi loin au niveau de la prise en charge, mais c’est plus pour avoir un truc à dire.

« Je vais prendre un menu maxi best of svp »

Vous n’aviez pas encore succombé au plaisir des enfers avec Hades ? C’est le moment ! Disposant d’un combo technique + DA de qualité, Supergiant nous entraine dans une aventure riche et enivrante. Conservant les points forts de leurs précédentes prods, le studio mélange le tout en changeant radicalement de style pour donner l’un des cadors du genre roguelite. Les morts s’accumulent, mais il y a un petit quelque chose qui fait que l’on revient sans cesse enchainer les runs. Les plateformes newgen amènent la version supérieure tant attendue sur consoles de salon. Amateur de roguelite, on ne peut refuser Hadès. En fait, on ne peut le refuser tout court, tant l’expérience est même idéale pour découvrir ce genre. Bonus, le jeu est disponible dans le Gamepass, console, mais aussi PC !

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