On connait les « Warriors » pour leur aspect Musô misant tout sur une action brute et jouissive avec des batailles quasi seul face à des bataillons entiers. La licence Dynasty nous place dans la Chine antique afin de revivre des batailles mythiques. Les spin-offs Empires, moins connus (en tout cas pour moi), amènent une petite facette gestion/stratégie en surplus pour apporter une expérience différente, mais familière à la fois. Voici sans plus tarder mon retour sur la version Xbox Series X du dernier Omega Forces.
DW9E nous envoie dans plus de 1500 ans en arrière au début de l’ère « après JC » où plusieurs factions luttent pour le contrôle de l’empire. Le titre nous laisse le choix entre plusieurs scénarios où il nous faut ensuite sélectionner un des gradés de l’armée associée, ou même créer notre officier de toute pièce, en guise d’avatar ! Cette liberté et nouveauté a un prix : on débute alors dans une armée indépendante coupant quelque peu les options liées à la gestion de notre armée du fait qu’on n’est pas au pouvoir.
À quelques cinématiques près, on retrouve un moule similaire entre les différentes campagnes : le cheminement, les différentes phases, et les options restent identiques en tout point. Entre les joutes, on dicte nos règles à notre empire et nos sbires : amasser des ressources, espionner un soldat ennemi afin de le recruter, parlementer, mission diplomatique ou tout simplement aller se mettre sur la tronche ! Car oui, ce qui diffère réellement d’une game à l’autre est notre façon d’agir et de nous conduire : approche pacifique, cherchant les alliances et créer une véritable union ? Ou incarner un barbare pillant tout sur son passage et unissant les royaumes sous une même bannière par le sang ? Libre à nous de choisir. Nos actions ont un réel impact sur l’évolution du continent et c’est assez appréciable. La baston c’est bien beau, mais sans un état debout derrière, au final on ne fait rien. Il est donc nécessaire de garder un équilibre sur plusieurs paramètres niveau stratégie gestion. Non pas que la prise en main soit réellement difficile, mais DW9E n’accompagne pas réellement le joueur à assimiler les possibilités. Le nouvel arrivant risque d’être dépassé pour le coup.
DW9E abandonne le monde ouvert proposé par l’opus précédent, afin de retourner sur une formule plus familière bien que le format des cartes dans Empires soit différent du jeu de base. On reste sur une map assez large, mais sans zone couloir pour relier un point à un autre. La base du gameplay reste la même que dans les musôs traditionnel avec des zones à capturer/défendre, aussi bien des places fortes que des engins de sièges en tout genre ! Les bastons sont toujours aussi nerveuses, quelques fois brouillonnes notamment avec une caméra pouvant faire défaut, mais globalement on est en terrain connu et la sauce prend toujours autant. La progression au sein d’une mission peut être mise en standby via l’apparition d’objectif secondaire à remplir pour contre carrer les manœuvres ennemies. On gère en plus de cela nos officiers en second afin de leur donner des consignes comme maintenir une position ou nous suivre. Avec plusieurs dizaines de personnages à son compteur offrant pour beaucoup quelque chose de différent (arsenal, compétences), Dynasty Warriors 9 Empires permet de varier les plaisirs. Classique? Surement, mais plaisir et fun répondent présents!
Côté technique, le moteur graphique accuse le coup avec un rendu global qui n’est plus vraiment dans l’ère du temps. La fluidité est mise à rude épreuve dès lors qu’on ne choisit pas le monde « performances » et encore, même là, j’ai rencontré quelques légers couacs sur Xbox Series X et le poping/clipping ne passe pas toujours inaperçu. C’est pour moi la « grande » faiblesse de cette itération. La bande-son remplit son office, en agrémentant les parties de colle bien à l’ambiance.
J’ai toujours apprécié les musô d’Omega Forces, que cela soit les Dynasty / Samurai Warriors (dont l’avis du 5 est en ligne ici) / Hyrule/ Fire Emblem. Dynasty Warriors 9 Empires est le premier du genre alternatif que je finis de bout en et je dois admettre que j’ai pris du plaisir. Certes la découverte demande un peu de temps pour assimiler l’ensemble des options de la partie gestion, mais cette facette amène un petit vent de fraicheur plus que bienvenu dans un genre qui commence à s’essouffler à mes yeux. Omega reprend la base du gameplay maison, en ajoutant quelques petites choses ci et là qui font qu’on y revient. Certes, la répétitivité est toujours là après quelques heures, mais c’est clairement quelque chose d’inhérent au musô.
Le mélange des genres fonctionne, le format des cartes façon Empires me convient bien mieux. On dispose d’un roster conséquent, d’un contenu large et nos choix ont un vrai impact sur le déroulé de la partie. Dommage que le moteur graphique peine même sur les nouvelles consoles. J’attends avec impatience une refonte technique afin de proposer quelque chose de digne de la puissance de nos nouvelles machines. Certes, le jeu tourne sur un panel plus que large d’hardware, notamment la Switch, mais il y a de la place pour faire mieux tout de même. Dynasty Warriors 9 Empires remplit tout de même l’objectif premier d’un divertissement : qu’on s’y amuse et c’est bien là l’essentiel.
















