12 mai 2026

Endzone A World Apart : un portage console soigné pour un titre béton

Les jeux de gestion sont légion, mais ceux amenant un aspect survie en plus le sont moins. Dans le genre, Frostpunk m’avait comblé et ravi avec sa DA de qualité et son univers glacier. Endzone A World Apart entend en faire de même et le studio Gentle Mad nous conduit dans un monde post-apo original. En accès anticipé depuis plusieurs mois sur PC, voici sa version définitive débarquée sur consoles de dernière gen avec l’intégralité du contenu dispo. On s’est lancé dans l’aventure sans regret sur PC l’an passé, il s’agit d’une belle trouvaille et sa mouture console est au top!

2021, la terre subit une attaque terroriste de grande ampleur, amenant à l’explosion de plusieurs centrales nucléaires (tiens donc …). Le monde devient inhabitable à cause des fortes radiations, forçant les survivants à vivre sous terre dans des bunkers appelés Endzone. 150 ans plus tard, il est temps pour la population de reprendre ses droits et de bâtir une nouvelle civilisation. Une mission ardue et non sans péril, car des séquelles sont toujours présentes : conditions météos extrêmes avec des périodes de sécheresses, tempêtes, des pilleurs n’hésitant pas à s’attaquer à notre communauté ou encore des ressources et matières premières rares, sans compter une radioactivité omniprésente. La situation est difficile, et le contexte proposé nous met directement face à un défi de taille : relancer la civilisation à la surface.

Une UI atomique

Le jeu offre une interface clean, lisible, et complète sans être envahissante, tout en nous prenant par la main pour nous lancer dans la création d’un camp. Le premier objectif est de subvenir aux besoins primaires de la colonie : de l’eau et de la nourriture. Pour récupérer et stocker l’eau du lac, une construction s’impose et pour cela on attaque la récolte de bois et de débris locaux. On installe un récupérateur puis un purificateur d’eau, pour enlever un maximum de radiations. À côté, on recycle tout ce qu’on a amassé via les casses, afin de transformer le tissu en habits, le plastique en équipements de protection et ainsi de suite. On met en place toute une chaine de fabrication allant de la récolte au produits finaux divers. Les constructions disponibles sont des plus variées et offrent au joueur le champ libre sur sa ligne de conduite : champs, vergers, marché, pub, usine, four à charbon, etc. Endzone offre une panoplie d’outils des plus complètes et surtout cohérentes avec notre mission.

Qui dit atelier, dit ouvrier. Pour chaque nouvelle bâtisse, Endzone nous demande de lui attribuer des survivants. On nous laisse la pleine flexibilité de gérer nos colons comme bon nous semble, pouvant déplacer un employé d’un atelier à un autre en un click. On manque de nourriture, mais on a trop de bois ? On affecte des bucherons à la chasse. Ce côté peut sembler anecdotique mais il n’en est rien. Une mauvaise gestion plante purement et simplement nos chances de survie.

Vous l’avez compris, la gestion s’articule sur deux axes : les ressources récoltées, et l’affectation des ouvriers aux postes dont la charge de travail est la plus haute. C’est ici toute la force d’Endzone, demandant au joueur d’anticiper les futures pénuries ou excès de matières premières et productions afin de ne jamais être dans le besoin ni le gâchis. Il arrive rapidement d’être dans une situation délicate affectant le moral de votre colonie.

E=MC2

Et quand le moral est en berne, les survivants n’ont guère l’envie de se reproduire. Pas de bébés ? Pas de futur ! Il faut une maison par couple, pour avoir de l’intimité, et ne pas mettre tout le monde dans des refuges entassés sans quoi la population n’évolue pas positivement. La colonie repose sur quatre tranches d’âge ayant toutes leurs besoins. Des écoles sont nécessaires pour les enfants, des habitations individuelles pour les jeunes et adultes puis des cimetières pour les anciens qui décèdent par exemple. Les jeunes et les anciens ne travaillent pas mais demandent leurs quotas de nourriture et besoins tout de même. Cette facette démographique amène assurément du fun et du challenge. J’apprécie particulièrement le soin apporté par le studio sur toute cette partie.

Le temps qui court ajoute encore du piment. Une fois les stations météo débloquées et construites, on a un aperçu de ce qui nous attend à moyen terme : sécheresses, pluies radioactives et autres tempêtes de sable. Lors des belles saisons, on met tout en place pour entasser assez de vivres et d’eau pour tenir la période chaude qui arrive, car les habitants et les plantations ne survivront pas à ces canicules. Le centre de recherche nous assiste en proposant de nombreuses améliorations comme de meilleurs rendements de culture, des employés plus performants ou encore de nouveaux moyens de défense pour lutter contre les pilleurs aux alentours qui s’en prennent à la colonie. Car oui, la nature n’est pas la seule menace qui rode!

Endzone brille par sa capacité à immerger le joueur dans son univers impitoyable. On se plonge rapidement dans l’action et les heures défilent sans qu’on s’en aperçoive. On part de rien, et on remonte une cité autonome, où il commence même à faire bon vivre si on fait abstraction de la météo capricieuse.

Le passage au pad ne se fait pas toujours sans accroc, mais Endzone gère cela avec brio. Les menus sont assez intuitifs, la navigation y est aisée. L’UI est elle aussi simple à prendre en main. Bref, le portage console est quali’ et offre une expérience clean sous tout rapport.

Certes, la technique est basique, la DA fait assez old school, mais on arrive tout de même à trouver plaisir en jeu. Il faut dire que le tutoriel plus que complet sur plusieurs heures aide à avoir des bases plus que solides. Les mécaniques proposées donnent un coup de fraicheur au genre. Ce mélange de survie, de gestion pointue de ressources aussi bien matérielles qu’humaines, couplé à la partie démographique les aléas météos, les pilleurs et bandits locaux, fait d’Endzone une production intéressante et prenante à plus d’un titre. Son contenu additionnel, ainsi que ces modes défis, lui assure une durée de vie exceptionnel. Une petite pépite dans un genre rare sur console? Je dis oui!

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