Roll7 revient, après l’excellent Olli Olli Word, avec une toute nouvelle licence sans quitter le monde du ride via Rollerdome. On garde une DA au style visuel originale, l’aspect scorsing, et on troque la partie drôle d’OlliOlli contre une composante shooter arcade. Manette en main, c’est une petite pépite que nous offre le studio adepte du gameplay léché au possible.
On incarne Kara Hasan une joueuse de Rollerdrome, dont les compétitions sont organisées par la mega corpo Matterhorn. Elle vise le statut de top joueuse en surpassant son idole, mais on s’aperçoit rapidement que ce jeu ne sert que de facette à la société qui vise avant tout le profit en rendant la discipline la plus spectaculaire et sanglante possible. Le lore se peaufine en « fond » lors quelques scènes interparties, qui se déroulent en vue FPS dans lesquelles le joueur peut interagir avec l’environnement pour obtenir quelques infos. Le tout, même si ce n’est pas la raison première du kiff de Rollerdrome, reste honnête et a le mérite d’exister. Il faut noter qu’on peut très bien choisir d’omettre cette partie et nous lancer tête baissée dans l’action sans nous poser la moindre question. La progression est construite autour du championnat lui-même découpé en plusieurs niveaux et épreuves, avec un certain nombre de défis à compléter pour débloquer la suite, etc.
Manette en main, la magie opère très vite. Rollerdrome mélange habillement sport de glisse en roller et le shoot. Après un rapide tuto donnant toutes les bases pour démarrer au poil, on découvre les premières arènes et les joueurs maison qui représentent les ennemis à abattre. Que cela soit avec des armes à feu ou battes de baseball, vous vous doutez qu’ils ne sont pas là pour faire dans la dentelle. On met en pratique ce qu’on a appris un peu plus tôt, et on enchaine les tricks, grabs, rides et autres spins afin de récolter des munitions et mettre à mort nos ennemis et tout cela sans oublier l’esquive ou un type de bullet time/slow motion pour mieux viser et enchainer nos ennemis jusqu’au dernier pour finir l’arène. On prend très facilement Rollerdrome en main et on enchaine tricks & kill très rapidement. La maitrise elle demande bien plus de pratique, d’entrainements et de diversités.
Comme tout bon jeu Roll7, l’aspect scoring est le core de l’expérience. Chaque arène/mission propose son lot de défis, ses moult façons d’optimiser son scoring avec une composante « combo » en pleine partie, des items à ramasser sur le niveau même et j’en passe. Connaitre sur le bout des doigts l’emplacement des ennemis, s’imaginer une loop pour maximiser le kill et les acrobaties est un réel plus. Mais pour cela, il faut bien entendu rester en vie, car la menace vient de partout. Forcément, à enchainer les try, on pourrait ressentir un côté répétitif sur la longueur, mais c’est typiquement l’adage des jeux dont le scoring et la recherche du record sont au cœur de l’expérience.







On débute sans prise de tête, on enchaine nos figures qu’on essaie de combiner (un flip, avec un 360 et un grab ? bingo) et les cadavres s’enchainent, mais sans rien remarquer on tombe dans cette boucle du « toujours plus » à vouloir faire mieux d’autant qu’on commence avec un simple flingue, mais l’arsenal ensuite devient plus bien jouissif. Le gameplay que propose Roll7 avec son Rollerdrome est tout bonnement excellent et addictif. Certes, le déplacement ne nécessitant pas de pression vers l’avant par exemple en permanence peut être déroutant voir quelque peu rigide par moment, mais on appréhende très vite le jeu, et une fois la bête domptée on s’éclate à fond les ballons. Le concept est d’autant plus très original, ce qui fait que la sauce prend à la perfection. Bref, on a du mal à décrocher.
La direction artistique type comics fonctionne elle aussi plus que bien. C’est plutôt joli, très coloré et les effets des gunfights ne sont pas en reste. Roll7 a apporté un réel soin à sa production, avec une technique solide et stable. La bande-son fait également son effet et se marie à ma perfection à l’ambiance globale du titre. On n’est pas surpris tant le studio ne nous a jamais déçu sur la finition et sa partie créative!
Si Rollerdrome ne m’avait pas subjugué lors de son annonce, c’est à présent chose faite. Certes, la couche narration peut sembler légère voir optionnelle pour beaucoup, mais une fois lancée sur la piste le kiff est là. Easy to use, hard to master s’applique à la perfection à la nouvelle prod de Roll7. Le mélange des genres, avec cette DA de foufou, offre un titre quali’ à souhait et surtout addictif au possible. À la recherche d’une expérience fraiche, et qui ne coute même pas 30 balles ? Rollerdrome est la réponse attendue !