10 mai 2026

Asterigos Curse of the Stars : la surprise du moment ?

Dès son annonce, Asterigos Curse of the Stars m’a tapé dans l’œil. Il faut dire que le trailer laissait paraitre un ARPG basé sur une mythologie gréco-romaine avec une héroïne ressemblant au personnage d’Immortal Fenyx Rising (que j’avais plutôt bien apprécié). Sans crier gare, voici que la production d’Acme Gamestudio est sortie il y a quelques jours. C’est sur PC, et Steamdeck, que j’ai parcouru cette aventure qui m’a procuré un réel plaisir. Une jolie découverte, qui mérite le coup d’œil !

On incarne Hilda, une jeune combattante à la recherche de son père disparu et dont ses recherches la mènent à la cité d’Aphes. Rien n’est dû au hasard, Hilda y rencontre de nouveaux personnages mystérieux disposés à l’aider si elle les assistes en premier lieu à comprendre la malédiction qui frappe les lieux et les habitants du coin. Les décisions d’Hilda en route ont un impact sur l’évolution d’Aphes et surtout du devenir des citoyens locaux. Sans aller jusqu’à changer radicalement la fin de l’histoire, c’est plus l’avenir de quelques personnages qui évolue selon nos choix. On n’en dit pas plus afin de rien spoiler sur cette trame principale plutôt attrayante, mais compter facilement aux alentours de 30 heures en ligne droite pour en voir le bout sachant que du contenu additionnel, secondaire, se greffe ci et là. La construction tient le joueur en haleine, lui donnant suffisamment envie de découvrir la suite, les origines du mal qui touche Aphes et le lien avec Hilda et son père.

Asterigos sait charmer l’œil du joueur, avec un univers inspiré de la Grèce et de la Rome Antique. Que cela soit les décors, l’univers oi même Hilda, la production d’Acme Gamestudio ne nous laisse pas indifférents. Le rendu global est plus que satisfaisant sur l’ensemble avec quelques vues qui tabassent. Même si on fait face parfois à murs invisibles, l’exploration appelle sans arrêt à aller fouiller le moindre recoin et on kiff ce qu’on traverse d’autant plus quand on se rappelle l’envergure du projet et du studio derrière, on se dit que l’équipe a vraiment produit quelque chose de solide !

Le lore d’Asterigos est complet et surtout énormément de dialogues en tout genre que cela soit via la multitude de PNJ haut en couleur, ou les collectibles dissimulés de différentes façons un peu partout, amènent leurs pierres à l’édifice. Cerise sur le gâteau, Asterigos est entièrement traduit dans notre langue, une raison de plus de se délecter tout ce qu’il a à nous offrir. On en apprend énormément sur l’univers, la cité d’Aphes et son peuple. L’ambiance générale, perso, j’ai adhéré surtout avec une bande-son au top avec Emi Evans (mais si, rappelez-vous, la chanteuse ayant officié sur la licence Nier, l’une de mes OST favorites de tout les temps ). Bref, du solide !

À la manière d’un Steelrising récemment, Acme Gamestudio a eu l’intelligence de proposer trois paliers de difficulté, afin de permettre au plus grand nombre de profiter de son univers, car Asterigos est un ARPG assez exigeant, avec des combats et différents boss pouvant se montrer retors. Certes, on n’est pas au niveau d’un From Software ou simili, mais hors palier bas, les ennemis ne se laisseront pas faire d’autant que le titre est loin de nous prendre par la main. Le joueur doit trouver son chemin et par lui-même et doit faire de nombreux A-R les premières heures avant de débloquer des TP. Cela risque de bousculer un peu les joueurs habitués aux HUD blindés à coup d’indication pour dire où aller pour rejoindre l’objectif etc, mais perso hormis les longs aller-retour, pas de souci à l’horizon bien au contraire. Ici, on joue à l’ancienne, on fouille, on explore.

Hilda récupère rapidement tout un set d’armes permettant de changer selon notre bon vouloir son arsenal afin d’en conserver deux actifs : épée et bouclier, une masse, ou bien un bâton magique ? Une paire de dagues ? Libre à chacun de jouer avec ce dont il a envie. On retrouve le traditionnel lock, esquive, blocage, ainsi qu’une attaque principale et secondaire. Les ennemis respawn lorsqu’on active l’équivalent des feux. Ce n’est pas punitif à outrance, mais Asterigos sait calmer les ardeurs des têtes brulées quand il faut. La comparaison entre les ARPG exigeants et Asterigos s’arrête ici. 

On level up comme dans un RPG traditionnel, ayant pour bénéfice des points de stats (force, vie ou endurance), mais aussi de compétences. On y débloque des bonus passifs ou toute nouvelle attaque spéciale qu’on déclenche via RB plus l’un des boutons du pad. On débloque par la suite plusieurs écoles de magies afin d’adapter nos attaques à l’ennemi afin d’exploiter sa faiblesse. On découvre aussi quelques artefacts et bijoux donnant différents bonus. Mais attention, car Asterigos aime donnent des malus pour les bénéfices un peu trop costauds. De ce fait, on n’a jamais un personnage ultra cheat car le jeu contre balance chaque fois la situation. La dimension RPG est vraiment sympathique, classique, mais efficace sans oublier qu’on peut améliorer nos armes via les multiples composants ramassés au grès de nos aventures.

La prise en main se fait assez rapidement et facilement et le jeu est loin d’être gourmand. Cerise sur le gâteau, même si à ce jour il n’est pas tag comme validé à 100 % sur le Steamdeck, je peux vous assurer qu’il l’est. Cela tourne en élevé à 60fps sans le moindre souci (bon l’autonomie du bestiau mange sévère par contre, et cela ventile assez fort).  

Asterigos est assurément une bien belle surprise, dans cette folie furieuse automnale. Avec une durée de vie solide, un lore léché, une bande-son et une ambiance de qualité, la création d’Acme Gamestudio est assurément une bonne pioche pour tout joueur aimant les ARPG. S’inspirant des cadors du genre, il amène une composante RPG traditionnel avec un peu pouvant être exigeant selon la difficulté choisie. Le chara design est plaisant, l’histoire se laisse suivre aisément et le gameplay est lui aussi des plus variés. En plus, le tout est disponible dans notre langue ! Asterigos Curse of the Stars est la petite curiosité, sur laquelle on était certes un peu hype, mais dont on n’attendait rien et qui au final s’avère être une découverte excellente.

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