1 mai 2026

Test Avatar Frontiers of Pandora : un voyage magique

Ubisoft a le vent en poupe ces derniers mois avec plusieurs titres sortis rencontrant un franc succès à l’image d’Assassin’s Creed Mirage ou plus récemment Prince Of Persia. La fin d’année dernière a surtout vu Avatar Frontiers of Pandora débarquer peu avant les fêtes. Et c’est sur ce dernier qu’on va se consacrer aujourd’hui. Ubisoft nous offre un voyage dépaysant, possédant de très nombreux atouts. Le bilan c’est maintenant et on a kiffé!

Dans Avatar Frontiers of Pandora, on incarne un jeune Na’ vi (les fameux êtres bleus), consigné dans un camp de la RDA (les envahisseurs humains) sur la planète Pandora. Alors que des tensions éclatent, on est placé dans une capsule cryo en urgence, avant d’être réveillé plusieurs années plus tard par un ex-scientifique du RDA nous indiquant faire partie de la résistance. Leur but : rendre aux Na’ vi ce qui leur appartient et chasser l’envahisseur ! C’est à ce moment qu’on customise rapidement l’apparence de notre protagoniste avec des outils simples, mais suffisants.

L’alerte retentit, le RDA tente le tout pour le tout afin de nous empêcher de nous échapper, mais sans succès. Cette partie sert de tutoriel afin d’appréhender le socle du gameplay. On navigue dans ce complexe sous-terrain alternant sprints, passages accroupis dans des couloirs confinés (bah oui, les Na’ vi sont bien plus grands) et parkour avant d’arriver dans cette forêt luxuriante et prendre une première claque dans les dents. Que c’est beau !

On rejoint le camp de la résistance afin de libérer Pandora du joug du RDA. Entre la nature saccagée et la faune capturée pour faire des trophées, Pandora n’est plus ce qu’elle était et attend d’être sauvée. L’histoire se suit agréablement, avec un lore riche qui a tant à nous offrir et surtout qui possède un réel potentiel côté imagination ! Ubisoft se sert de ce terreau pour nous conter un voyage intrigant et bien ficelé. 

Un air de déjà vu ?

On retrouve un cheminement connu chez Ubi côté progression et construction de la trame : un monde opprimé, un futur libérateur qui va convaincre clan par clan qu’il faut rejoindre sa cause. À chaque fois, on découvre une nouvelle région, et pour que notre correspondant devienne un allié, il requiert d’abord qu’on l’aide à régler un problème. S’en suit la lutte finale, etc. On retrouve un peu le cheminement d’un Far Cry, mais dans un décor original, atypique et séduisant avec une formule suffisamment renouvelée pour qu’on adhère et que la reprise de ce cheminement ne nous dérange en rien.

Côté durée de vie, je ne suis pas loin des 25 h en étant allé majoritairement en ligne droite en premier lieu, sachant qu’un complétioniste verra facilement une (très) grosse 10aine d’heure en surplus. Le contenu annexe est par contre un peu en deçà de la trame principale aussi bien côté écriture qu’objectif. On retrouve la formule maison connue, à l’image des avant-postes en masse pour ne citer qu’eux. On trouve aussi de nombreux labos hors ligne qui, une fois remis en fonction, deviennent des camps de fortune pour notre Sarentu avec atelier cuisine, craft, et j’en passe obtenu grâce au mini jeu avec le piratage.

On découvre de très nombreux Na’ vi ci et là sur la carte, demandant notre aide, ou encore des points d’intérêts dissimulés un peu partout offrant des points de compétences voir des talents uniques Na’ vi. Et on touche alors l’un des points forts (si ce n’est le principal) de Frontiers of Pandora : son monde unique et l’exploration.

Pandora regorge de biomes tous plus beaux les uns que les autres allant de jungle luxuriante, à des plaines vertes s’étendant à perte de vue, des points d’eau dans tous les sens, des montagnes escarpées, des ilots flottants en tout genre et j’en passe. On est ébahi en permanence par cet univers coloré qui flatte la rétine. La météo dynamique altère Pandora et ses paysages décuplant son charme. On voit le monde et la végétation réagir au vent, à la pluie, mais aussi à la dépollution quand on anéantit les extracteurs, etc. Et la faune accentue ce sentiment avec de très nombreuses créatures toutes plus intrigantes que la précédente.

La Na’vi gation

On a envie de se perdre non-stop sur Pandora, on est sans cesse appelé à l’exploration et on s’immerge très rapidement. Le fait d’avoir deux options pour notre aventure (une première avec une UI « complète » sans être invasive et l’autre nous laissant naviguer au gré du vent, prêtant attention aux dires des locaux pour se repérer libre de tout marqueur) pousse encore plus ce sentiment de liberté. On pouvait avoir « peur » de trouver un reskin de Far Cry ni plus ni moins, mais on découvre une tout autre vision des FPS façon Ubisoft et on apprécie grandement cette réorientation. On verra tout de même qu’ils possèdent quelques similitudes, mais Avatar possède suffisamment d’arguments pour se démarquer suffisamment de la licence historique.

Qui dit exploration dit souvent loot et craft et Avatar ne déroge pas à la règle avec une composante fabrication très présente et importante durant toute l’aventure. On récupère à plusieurs moments des armes, des pièces d’armures et des mods (nouveau chargeur pour le fusil d’assaut, corde pour l’arc et ainsi de suite). Mais cela ne suffit pas : créer son équipement, et l’améliorer est primordial tout au long de voyage. On ramasse des pièces détachées dans des coffres, on récupère des peaux/os/crocs sur les animaux, et j’en passe afin d’avoir toujours un meilleur stuff. Il en est de même pour la cuisine, afin de se confectionner des repas nous rendant de l’énergie, mais offrant aussi divers bonus. 

C’est ainsi qu’on découvre que la récolte n’offre pas la même qualité tout le temps : si on ne tue pas un animal d’un coup unique, sans le faire souffrir, on ne récupère que des compos de rang moindre avec des scores plus bas. Idem pour la flore, cela dépend de la météo, du cycle jour/nuit et surtout de voir si on cueille/extrait la plante/le fruit, etc. correctement. On découvre un autre mini jeu avec les gâchettes et une gestion de la direction dans laquelle on tire pour ne pas casser l’item quand on le loot (la Dualsense est d’ailleurs bien utilisée ici). Pour obtenir un craft puissant, il faut utiliser des composants de rareté élevée et au score/niveau haut. Un peu de farming mais c’est intelligemment construit.

Le leveling se fait en dépensant des points de compétences (acquis via récompense de quêtes, ou trouvé dans la nature grosso modo comme les talents Na’vi) dans les différents arbres (survie, combat, etc.), ainsi que via le score de notre équipement déterminant au final notre niveau. Il n’est pas rare de voir notre level très légèrement inférieure à celui recommandé lors d’une mission si on ne prend pas la peine de passer par la case craft. Mais Pandora possède tellement de charme qu’on est sans cesse entrain de fouiller ci et là donc ca se fait assez naturellement.

L’exploration met en avant le parkour, avec des déplacements rapides et agiles quand on n’a pas d’arme en main, des sauts (simple ou double, plus haut selon la pression), des glissades, et tout un tas d’aide en jeu comme les lianes pour prendre de la hauteur, des fleurs qui servent de trampoline, ou amortisseurs en cas de chute, etc. C’est grisant de parcourir Pandora de la sorte ! Ubisoft fait fort et nous donne à de très nombreux instants l’envie de simplement nous balader et profiter de la vue. Et c’est sans compter les montures disponibles ensuite comme l’Ikran. D’ailleurs, sa quête liée à l’obtention était extra en termes de parkour !

Nav’Cry

Pour les affrontements, on reste sur quelque chose de très proche de Far Cry. On découvre de nombreuses armes tribales (arc court, lance piège, lance), mais aussi des armes à feu (fusil à pompe ou d’assaut, lance-roquette). Pour chaque arme Na’ vi, il existe différentes munitions comme une flèche basique, explosive ou empoisonnée à condition d’avoir les ressources nécessaires. On pourrait y voir une influence Horizon par exemple sur cet aspect. Les bastons procurent un feeling connu, avec la possibilité de la jouer bourrin « on fonce dans le tas », ou furtivité. À la vue de la différence de gabarit, d’arsenal disponible, et d’effectif (on est seul face à des camps entiers), la seconde optique est à privilégier e surtout elle est plus fun à jouer. On s’infiltre, on tend des pièges, on annihile le tout sans se faire remarquer !

Le bestiaire humanoïde offre des adversaires à pied de l’infanterie basique, mais aussi dans des robots (et comme les unités pédestres il en existe plusieurs sortes) ou même des helicos ! À nous de trouver les points faibles (comme la faune) et les exploiter ! L’IA est parfois un peu limitée, mais sur la globalité c’est resté convaincant. Une alerte qui retentit peut vite sonner notre fin (selon la difficulté choisie) et nous amener à une mort certaine !

Techniquement, Avatar Frontiers of Pandora se montre très solide. J’ai joué sur Playstation 5 (et PS Portal) en preset performance et, quand bien même on sacrifie forcément la qualité visuelle pour maintenir cette fluidité, j’en ai pris plein les yeux. Testé rapidement sur PC avec un mois d’Ubisoft+ par curiosité, on passe clairement un cap (mais ma 3080 était à genou). Cela fourmille de vie et de détails partout, la DA tabasse et le rendu aussi. L’immersion dans ce monde fantastique s’accompagne d’une bande-son excellente et d’un doublage FR intégrale de bonne qualité. Je suis tombé amoureux de Pandora pour sa beauté.

Même si on ressent l’influence Far Cry à quelques moments, Ubisoft a réussi à proposer bien plus qu’un simple reskin. Avatar Frontiers of Pandora nous amène dans un univers exceptionnel de par sa beauté, sa richesse et sa générosité. L’exploration est grisante avec un parkour maitrisé et une UI allégée (même dans le mode où elle est présente…) afin de nous pousser à chercher, et toujours aller plus loin. On aime se perdre sur Pandora, aller chasser/récolter pour ensuite fabriquer/cuisiner avant de repartir en prendre plein les yeux. J’avais personnellement la crainte d’un FC-avatarisé, j’ai hésité à m’y plonger pour au final ne pas regretter du tout, c’est même l’inverse ! On reparlera d’Avatar prochainement pour un Screeny à coup sur, tant que j’ai de capture à partager.

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