12 mars 2026

Test Tekken 8 : le retour du roi

L’ère de la Playstation première du nom nous a amené de nombreuses licences historiques, qui perdurent à travers les âges à l’image de Tekken. Après Street Fighter puis Mortal Kombat l’an dernier, il ne manquait que le dernier luron pour reformer le trio de choc du jeu du VS Fighting sur currentgen et c’est désormais chose faite avec Tekken 8 disponible depuis quelques jours. Quasi 10 ans après son précédent opus, Tekken 8 revient nous en mettre plein la face avec un épisode qui vise le KO dès le premier round. Quel démarrage de 2024 !

À l’image de Street Fighter VI, Tekken 8 vise à combler autant les puristes et aficionados que les nouveaux joueurs. On retrouve ce gameplay avec les quatre touches du pad correspondant à chacun des poings / pieds, les différentes projections et la myriade de coups spéciaux déclenchés avec la bonne combinaison/enchainement. Le gameplay pousse vers l’avant, à sans cesse aller coller la pression à l’adversaire avec des barres de vie contenue, des rounds courts et une formule dynamique. On retrouve nos marques en peu de temps et on balance des mandales à la pelle. Pour enfoncer le clou, le nouveau mode Heat booste davantage les possibilités avec des combos encore plus dévastateurs ainsi qu’une technique sauvage qui s’enclenche à la moindre pression de la touche associée. C’est l’action à l’état pure.

Bien entendu, la prise en main est aisée/rapide, mais la maitrise demande de l’entrainement. On ne devient pas le champion du combo en 3 combats ou en appuyant sur n’importe quelle touche du pad frénétiquement. Pour les nouveaux arrivants, on découvre le Special Style avec une approche simplifiée, et des combos qui poppent bien plus vite. Le jeu s’occupe de placer les bons coups tout seuls dès qu’on martèle le pad, offrant du fun immédiat même aux non habitués de la licence et du VS fighting.

Avec ses deux alternatives de gameplay, et un roster tonitruant (30+) possédant tous une palette de techniques démentielles, Tekken 8 est d’une richesse folle ! Le kiff est assuré, et ce qu’elle soit le profil du joueur. Le casting est encore une fois exceptionnel, avec des valeurs sûres, des personnages revisités, et quelques surprises au passage. Impossible de ne pas trouver chaussure à son pied, tant c’est quali’. Pour ma part, je n’ai toujours pas réussi à me trouver un main et m’y focaliser pour try hard tant c’est du solide, c’est pour dire (bon ok Reina est en tête).

Comme à son habitude, Tekken propose son lot d’arènes inspirées, des mises en scène spectaculaires et un sound design léché. L’ambiance est particulièrement séduisante avec une technique irréprochable sur Playstation 5. Le rendu tabasse, les animations sont propres, les effets de sorts ajoutent un petit plus, il y a de nombreux détails un peu partout qui donne de la vie. Il suffit de voir les cheveux bougeant selon l’action, les vêtements, etc. Tekken 8 nous éclabousse la rétine de sa superbe, et nous procure une expérience énorme à chaque combat. On pourrait, pour pinailler, mentionner la différence « visible » entre le style des cinématiques et les cutscènes d’avant match, mais ce serait vraiment pour relever du détail. La bande-son tabasse toujours autant avec quelques pistes punchy et rythmées qui nous transportent dans ces luttes à sensation. Difficile de reprocher quoi que ce soit ici à Tekken 8.

Le mode histoire nous propose un bref résumé des sept précédents titres, avec quelques planches et cinématiques histoire de se plonger dans ce nouveau chapitre en ayant toutes les billes. Il est ici sujet d’une lutte père fils entre Kazuya Mishima et Jin Kazama, en plus d’une réflexion sur lui-même, ses actions passées et une recherche de paix. C’est parfois un peu tiré par les cheveux, les prétextes donnés pour justifier un combat téléphonés, mais ca se laisse suivre avec quelques bastons assez épiques dans le lot. Et en plus du VS fighting habituel, on découvre quelques passages façon beat them all/action où on guide en 3D notre avatar du moment pour empiler les cadavres. Sans être au niveau d’une prod BTA à part entière bien entendu, cela permet de diversifier un peu le tout, tout comme les quelques QTE.

En plus du mode histoire principale, chacun de la trentaine de personnages propose une mini aventure en cinq combats pour approfondir un peu leur Lore. Il est dommage par contre de ne voir qu’une seule arène ici, mais les infos récupérées peuvent être plaisantes et on profite de quelques nouvelles cinématiques ultras soignées une nouvelle fois.

En plus de traditionnel VS contre IA ou joueur en local tout comme en ligne, on retrouve le mode Quête Arcade qui nous amène sur la route du Championnat du monde de Tekken en enchainant différents défis. Sur le papier l’idée est bonne, mais j’ai eu l’impression d’être arrivé au but assez vite. On découvre un mode alternatif où se fritte à l’aide d’une balle de volley dans un terrain bien défini, avec différentes config. C’est assez fun et cela varie des VS traditionnels.

On s’attaque ensuite au mode entrainement qui est une mine d’or pour tout joueur visant les classements en ligne. Tekken 8 enfonce le clou avec le Ghost Battle où on affronte une IA qui analyse notre façon de joueur et essaie ensuite de nous contrer par tous les moyens. Rien de mieux pour s’améliorer qu’un adversaire qui nous connait. Un must have pour progresser et franchir les échelons. La partie online est une nouvelle fois des plus stables avec un netcode aux petits oignons et un rollback soigné. Une grosse partie custom est présente pour modifier l’allure de nos avatars, et on apprécie que tout se débloque uniquement… en jouant ! Pas microtransaction à l’horizon pour du simple skin, ce qui n’est pas le cas du roster qui s’enrichit via un battle pass.

À l’heure du bilan, il est difficile de trouver quelque chose à reprocher à Tekken 8. Le gameplay est toujours au poil, le contenu généreux day one, la technique tabasse. On y passe des heures seul ou à plusieurs, offline comme online, pour notre plus grand bonheur. L’un des hits de cette année déjà, et surement (à mes yeux) LE jeu de baston des dernières années sans hésiter.

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