22 janvier 2026

[QUICK] Macross Shooting Insite

Pour les vieux roublards comme moi, nés dans les années 80-90, le nom « Macross » leur parle sûrement, et pour cause : c’est une licence historique et reconnue au Japon, dans le domaine du manga et de l’animé, grâce à son mélange de science-fiction et de mechas redoutable. Depuis, cette licence a donné lieu à de nombreuses séries, spinoffs et autres contenus transmédias, dont des jeux vidéo à l’image de celui dont on va causer aujourd’hui : Macross Shooting Insite.

Macross Shooting Insite est un shoot them up prenant place dans l’univers Macross, sous la forme d’un crossover. En effet, le titre de Kaminari Games (disponible depuis le 7 sur PlayStation, PC et Switch) propose une histoire façon multivers où l’ensemble des différentes séries se retrouvent réunies en un seul et même bloc. Les pilotes et chanteuses issus de Macross Plus, 7 ou encore Frontier, pour ne citer qu’eux, se retrouvent ensemble pour combattre une menace galactique unique et sauver les idoles disparues.

La narration reste assez sommaire et sert surtout de prétexte pour justifier les batailles qui nous attendent et l’action aux commandes de nos vaisseaux. L’histoire s’illustre à la façon d’un visual novel, de façon assez basique, mais suffisante en l’état. Des cinématiques auraient été appréciables pour donner un peu plus de peps à l’ensemble cependant. Pour les connaisseurs de la franchise, plusieurs têtes connues font leur apparition au fil de l’aventure. Ceux qui découvrent Macross avec le jeu pourraient manquer l’un ou l’autre clin d’œil, mais cela n’est clairement pas handicapant, car comme indiqué précédemment, la couche narrative reste en retrait.

Côté gameplay, on retrouve les classiques du shoot em up avec des phases de tir horizontales, verticales, ou en 360/3D, avec plusieurs facettes à gérer : le tir (en rafale, coup par coup, etc.) tout comme les esquives et les dash, par exemple. La diversité est au rendez-vous sur le papier, mais le passage à la réalité ne se fait pas sans mal.  C’est surtout au niveau du dynamisme et parfois de la précision que cela coince. Dans l’ensemble, la formule fonctionne relativement bien mais certains éléments viennent parfois perturber le rythme et l’ambiance. De plus, durant les combats, les dialogues sont vraiment trop présents, ce qui ne facilite pas du tout l’expérience de jeu, entre la surveillance de l’espace aérien et la lecture des sous-titres (le jeu n’est doublé qu’en japonais, sous-titré en anglais). La transformation en Walkyrie est chouette, tout comme le panel de vaisseaux mais là aussi, cela reste assez mou. Dommage que l’ensemble ne soit pas un peu plus nerveux. D’autant que le titre reste relativement abordable selon la difficulté choisie.

Le jeu reste globalement classique, mais si Macross tente d’innover avec les buffs musicaux, ceux-ci amènent un petit truc à la formule sans pour autant la révolutionner. En remplissant certaines actions à temps et en musique, on obtient de petits bonus sympas. La fraîcheur vient des différents pilotes et méchas, chacun doté de ses particularités, des armes et de ses points forts comme faibles différents. La bande originale est normalement l’une des forces majeures de Macross, mais cette fois, on reste un peu sur notre faim avec une OST assez légère où il manque certains thèmes forts et majeurs. Là aussi, je penche pour un souci de licence et de droits d’accès plus qu’autre chose pour une production de cette envergure. Pour finir, parlons technique et level design. Si la direction artistique fonctionne la plupart du temps avec une fidélité des méchas et un rendu des plus séduisants, c’est plus au niveau de la variété que cela pêche avec un sentiment de redondance parfois un peu trop présent, la faute à un recyclage assez poussé. Heureusement, quelques combats de boss viennent casser cette impression.

Face aux précédents opus, Macross Shooting Insight fait un peu pâle figure, et est plus perçue comme un petit hommage vite fait à la licence qu’un titre visant à marquer les esprits. Ce n’est pas un mauvais jeu, loin de là, mais le ticket d’entrée (50 en boite, 40 en démat) semble un peu trop élevé pour le coup à la vue des ambitions du jeu. En manque de shoot’em up, il permet tout de même de combler le vide avec une formule classique, mais efficace.

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