Depuis plusieurs mois, on est gâté en survivor façon bullet hell, et un nouveau challenger entre dans l’arène aujourd’hui : Dark Fairy Tale Dreamland Survivors. Si sur le papier, on est intrigué, Dark Fairy Tales a un peu de mal à se démarquer de la concurrence proprement, avec des couches maisons pas toujours au poil. Sa force réside dans son petit prix : moins de 10 euros.
Dark Fairy Tale nous transporte dans des contes connus de tous façon dark fantasy, sombres et glauques dans lequel on incarne le célèbre garçon en bois : Pinocchio. L’ambiance est bien loin de ce que nous présente le Disney (bien que déjà, quand on analyse le truc, c’est loin d’être jojo). C’est assez macabre, gothique, voir horreur… Comme beaucoup de Survivor et Bullet, l’action est avant tout mise sur l’action, la narration restant plus que secondaire en arrière-plan. Néanmoins, on se retrouve à affronter des hordes de chaperons rouges en tout genre qui n’ont qu’une envie : nous faire la peau sans qu’on ne sache réellement pourquoi. Même si la narration reste un prétexte au massacre, j’aurais aimé comprendre pourquoi une telle bataille a lieu. Il manque un petit fil conducteur pour nous expliquer la situation.
On retrouve une boucle de gameplay typique du genre : sur une vue isométrique, on contrôle notre avatar qui attaque tout seul toutes les quelques secondes, dans la direction de la caméra par exemple, où chaque ennemi décédé laisse au sol des jetons d’EXP avec des montées de LVL réguliers et des bonus à chaque fois, le tout avec xx vagues à anéantir pour réussir le niveau, vagues de plus en plus intenses aussi bien en termes de quantité de créatures qui avancent vers nous qu’en termes de variété des ennemis. Pinocchio peut frapper au corps à corps, à distance ou par la magie. Une mécanique de priorité d’attaque (1 puis 2 puis 3) voit le jour, mais celle-ci n’est pas forcément très bien expliquée, ce qui fait que le gameplay normalement simple de ce genre de jeu devient quelque peu complexe ici sans réelles raisons apparentes.
Leveler fait gagner des œufs aléatoires, offrant des bonus de stats par exemple, le boost d’une attaque, etc. avec la possibilité d’avoir 5 œufs actifs à la fois. Dans le fond, c’est un peu la composante classique avec la notion de rareté, mais finalement simplement sous une autre forme, avec néanmoins la possibilité de stocker un œuf dans l’inventaire et l’activer à la demande quand on en a envie. Certains œufs ont des conditions également pour être activés ce qui explique le stockage du coup. Petit hic, certains œufs impliquent que les ennemis gagnent un gros buffs et deviennent vraiment plus puissants, parfois trop ce qui amènent rapidement à des morts violentes, amenées par notre leveling.
Dans ce genre de titre, jouer des rush en boucle est une chose normale, afin de progresser de run en run, avec une grosse partie d’aléas aussi entre les ennemis qui popent (quand, comment, à combien, etc.), les bonus loot etc. ce qui implique forcément qu’il faut de quoi donner envie de lancer une nouvelle game et d’avoir de quoi faire varier chaque game. Et là, le bât blesse un peu avec des environnements tous proches les uns des autres, un bestiaire qui manque de profondeur et surtout un aspect punitif assez avancé un peu forcé. Couplé au manque de Lore et d’habillage, difficile de passer des soirées entières comme j’ai pu le faire du Jotunnheim par exemple. Le fond n’est pas mauvais, mais le tout reste assez léger face à ce que le marché propose en dehors de sa DA finalement. La difficulté grandissante ? Pourquoi pas sous ce format, mais il faut avoir de quoi nous donner envie de persévérer encore et toujours et c’est ce qu’il me manque un peu ici. Après à 10 balles, avec une démo jouable dispo, le risque est quand même vachement amoindri.