Après l’excellent reboot de la série en 2016, nous avons eu le droit à un nouvel opus en début d’année. DOOM Eternal poursuit aujourd’hui son aventure via une extension solo. Nommé The Ancient Gods, ce contenu jouable en stand alone est facturée une 20aine d’euros (ou dans le season pass à 30). Que vaut ce nouveau contenu ? Vaux-t-il son petit billet ?
STANDALONE
The Ancient Gods prend directement suite à l’histoire comptée dans Eternal. Pour ceux ne l’ayant pas fait, une petite cinématique expliquera ce qu’il s’est précédemment passé. Autant le dire tout de suite, ce contenu sera directement dans la lignée de la fin du jeu de base en tout point : armurerie et améliorations disponibles, histoire, mais aussi difficulté !
UN CONTENU COURT
Comme noté précédemment, nous commencerons l’aventure avec un DOOM Slayer déjà au max niveau armement. Pas de surprise à ce niveau-là. Pour boucler les 3 niveaux disponibles, il faudra 5 heures à tout casser pour traverser ce contenu. Le bestiaire sera également connu à 99%. L’affrontement final sera plutôt cool et laissera donc la porte bien ouverte pour la suite de l’aventure attendue.

PUNITION PURIFICATRICE
En effet, pas le temps de lambiner ici. Nous serons directement dans la mêlée, et ferons face à une vraie horde de gros durs après quelques minutes de jeux sans avoir le temps de savoir ce qui arrive. Le vétéran de DOOM sera ravi, celui qui découvre la série, cela risque de lui faire tout drôle ! La courbe de difficulté reprendra là où la fin d’Eternal s’est arrêtée. Même en difficulté « normal » cela peut piquer et amener le joueur aguerri à de voir recommencer x fois une séquence. Forcément, cette difficulté un peu trop élevée de base risque d’en calmer un bon nombre. Et surtout ca claque direct !
INTENSITE MAX
Les affrontements se montreront jubilatoires et jouissifs. Dès le début du jeu le bestiaire complet, en pack de 10-15 ou plus, viendra vous envoyer des bastos, et autres roquettes. Il ne sera pas rare que cela parte en grand n’importe quoi incontrôlée à exploser tout ce qui bouge. Le jeu se veut toujours aussi nerveux, et fun. Devoir dash and run dans la mêlée faute de munition pour tronçonner un pauvre ennemi pour récupérer de la munition afin de repartir à la charge, sans crever, fera partie du quotidien du Slayer.

UN LEVEL DESIGN TOP
Le titre proposera trois environnements différents les uns des autres et bien variés. Il sera ici question d’une base de l’UAC en pleine mer, une zone marécageuse lugubre et le dernier environnement pourra surprendre quelques peu en tranchant bien avec le reste. La partie « réflexion » du jeu sera toujours assez sympathique dans les phases : jump / interrupteurs / etc. Quelques arènes, ou affrontements en couloir, pourront se montrer un peu moins bons que le reste.
TECHNIQUE ET SON
Pas mal de « drama » avaient touché le jeu pendant son développement notamment pour la partie sonore avec le départ de Mick Gordon. Au final, l’OST de The Ancient Gods reprend les codes précédents du titre : gros métal, riff de guitares bien gras et saturés. On est sur bon son comme à l’accoutumé. Niveau technique à proprement parler, c’est du très lourd encore une fois. En nightmare, et en 4K, l’API Vulkan fait des merveilles et le compteur de FPS s’envole sur la 3080.
JOUISSANCE ET FUN
Au final, difficile de reprocher le fond de ce contenu. On est sur DOOM bien lourd, bien jouissif comme il faut. C’est bourrin et nerveux du début à la fin, et le fun est immédiat ! Le challenge est bien présent, peut-être même un peu trop pour les néophytes du genre même en difficulté basse.
Les 3 niveaux sont variés et de bonnes factures, la technique rosse sévèrement. Rien à l’horizon qui gâcherait ce plaisir. Le joueur ne verra pas passer ces courtes heures de jeux, surement un peu trop chèrement payées justement.