Entendre le nom « R-Type » me replonge forcément plusieurs années en arrière alors que ne je n’étais pas encore, ou à peine, ado.
Les sessions arcades dans les quelques salles que ma ville avait. Mes cartouches Gameboy, SNES, ou mes galettes PlayStation…
Un classique, une légende, du shoot’em up et du jeu vidéo pour les joueurs nés dans les années 80 !
L’annonce un opus canonique me fait forcément ressentir un brin de nostalgie et un sentiment de liesse incontrôlée.
Mais attention, des fois, le retour de bâton est rude… R-Type Final 2 va-t-il s’en sortir ?
Replaçons tout d’abord le contexte. Le dernier épisode principal datait de 2003 avant l’annonce du nouveau projet en 2018. Un an plus tard, un kick-starter est lancé avec une sortie prévue fin 2020. Au final, ce sont trois campagnes de financement qui se succèdent, offrant plus d’un million de dollars de budget au studio Granzella, et quelques mois de retard. Un jeu par des fans, pour les fans nous dit-on, en mélangeant modernité et feeling oldschool. Autant le dire, tout adepte de shoot’em up est ravi de l’annonce et des promesses faites par le studio
Parties lancées, nous choisissons vaisseau et difficulté et c’est parti. Au départ, seuls 3 astronefs sont disponibles, mais d’autres arriveront plus tard. Une belle part de customisation est possible ici. Les habitués de la série redécouvrent certains vaisseaux phares de la licence. 6 paliers de difficultés sont également à disposition, pour adapter l’expérience au plus grand nombre. Bref, de quoi ravir tout le monde.
Directement, nous retrouvons ce qui a fait de R-Type ce qu’il est. Le jeu récite ses gammes les unes derrière les autres. Scrollings horizontaux pour affronter une multitude de vagues ennemies, le fameux pod se fixant à l’avant ou l’arrière selon le besoin du joueur, les loots pour gagner de nouveaux shoots et autres améliorations. Sur le papier, comme manette en main, R-Type Final 2 semble cocher les cases des bases du shoot’em up.
Une marche trop haute ?
Mais voilà, très vite la dure réalité saute aux yeux et stoppe notre hype d’antan d’un violent coup dans les dents. L’action est mollassonne et lente. Oui, nous pouvons augmenter la vitesse du vaisseau, mais même au max, ça manque assurément de pêche. R-Type n’a jamais été frénétique, mais pour le coup, soit mes souvenirs me trompent soit le titre s’est vraiment assagit.
Des problèmes de 3D se posent, avec des ennemis en arrière-plan intouchables malgré un spam de tir, mais qui viennent d’un coup nous tuer sans que nous n’ayons vu quoi que ce soit. La visibilité pose également problème, avec un affichage des fois très cafouillis, rendant l’action illisble, et provoquant des morts stupides.
Dans les rayons des loupés, nous nous devons de parler des hitboxes. Que cela soit les projectiles ennemis, ou des parties du décor, des anomalies se produisent assez (trop) fréquemment, générant du coup pas mal de morts inexplicables étant pourtant hors d’atteinte. Un mauvais calibrage de ce côté-là, difficilement pardonnable pour l’ancien roi du genre.
J’ai rencontré de nombreux soucis techniques, sur la partie visuelle. Le vaisseau qui tir mais shoot invisible (ou très sombre). Les zones envoyant les boules de feu du premier boss entièrement noires, ou à l’inverse ultra flashy, rendant donc impossible de voir les projectiles venir. Il faut s’avoir que je n’ai pas eu ces soucis visuels sur la démo!
Le level design pour conclure est plus que paresseux, semblant même aller jusqu’à repris purement et simplement des passages ci et là d’épisodes précédents. La durée de vie va avec le reste. Certaines démos sont plus longues que le jeu complet auquel nous avons à faire. Selon la difficulté et l’aisance du joueur, l’expérience prend moins d’une heure pour voir le générique de fin.
Amertume et déception > nostalgie.
Les trailers me donnaient envie. Après avoir fait l’essai sur le PSN, j’ai voulu de croire que le studio nous jouait des tours pour ne pas gâcher la découverte de la version finale. Mais en fait non, la réalité est bien là.
La nostalgie de revoir le légendaire R-Type fane aussi vite qu’elle est apparue, laissant place à un sentiment d’amertume et de frustration.
Après un développement « long », des kick-starters en chaînes, et les retards de sortie, je m’attendais à un jeu d’un calibre autre. . Le plaisir de jeu disparaît tellement rapidement. L’impression d’avoir été floué, elle, est bien présente.
Le combo de défaut a failli avoir raison de moi. Malgré la très courte durée de vie du jeu, j’ai eu l’envie de le supprimer de la console à de nombreuses reprises.
C’est dommage car il y avait du potentiel. L’ambiance R-Type est là, la partie Custom est sympathique et les must-have de la licence sont là.
Mon ressenti paraît fortement amer et à l’inverse de ce que j’ai l’habitude de partager. Etant en général bon public, et m’amusant sur de nombreux jeux, divers et variés. Mais cette fois-ci je n’ai pas réussi à garder mon enthousiasme habituel au moment de juger R-Type Final 2.
J’en attendais surement trop. Il y a des chances ?
La corde nostalgique rentre en compte et accentue peut être ma non adhésion au projet ? Possible.
Mais je ne pense pas être le seul à être déçu aujourd’hui.


