Je vous ai proposé un premier article sur la beta de Siege Survival Gloria Victis il y a un peu plus d’un mois. Prévu pour une mise en vente demain, je vous partage mon avis sur l’expérience globale cette fois-ci.un second papier sur le sujet.
Alors oui, cela va reprendre les grandes lignes de la preview, le potentiel et les bases ayant été bien cernés précédemment. J’apporte quelques précisions ci et là. Je vous invite d’ailleurs à consulter le papier sur la beta ici.
La ville d’Edring est prise d’assaut par des envahisseurs nordiques. Après une introduction via des planches dessinées de bonne facture, on arrive en jeu dans ce qu’il reste du donjon de la ville. Un second PNJ, inerte, se tient face à nous. On part en mode fouille dans les décombres alentour pour construire un foyer et préparer le premier plat cuisiné, histoire de lui remonter la morale. Une fois l’estomac plein, celui-ci nous rejoint. On peut alterner entre deux personnages très rapidement.
Survivre ou périr.
Le jeu nous assiste beaucoup au début de l’expérience. En effet, les objectifs sont donnés de façon claire, nette et précise, dans la partie gauche haute de l’écran. Prenez bien une chose en compte : suivez scrupuleusement ce qui vous est demandé les premiers jours et rien de plus.
J’ai voulu faire le malin et me faire deux constructions de mon propre chef un peu trop vite. Bien mal m’en a pris, je me suis retrouvé bloqué, ne pouvant plus rien ramasser dans la zone de loot de départ. N’ayant pas amélioré l’établi comme demandé, je ne pouvais pas craft les outils nécessaires pour ouvrir l’accès aux autres d’Edring. Résultat : j’ai dû démolir une partie de mon campement pour pouvoir remplir mes objectifs. Perte de temps, et surtout de composants ! On est plus libre par la suite, mais pendant quelques jours, suivez les consignes données.
Bien qu’on n’aille jamais au front, on se doit d’assister l’armée comme on peut : réparation d’armes ou armures, envoi de flèches, nourriture, bandages, pierres et j’en passe. Sans une défense capable de tenir les assauts ennemis, on dit au revoir à notre survie !
Un gameplay léché, des journées pleines.
Le gameplay de Siege Survival se joue en deux axes. La journée, on doit gérer la construction de nouveaux objets (une pelle, une torche, une boîte à outils), de « bâtiments » (un séchoir, un atelier de réparation, un potager), faire la cuisine, s’occuper du bétail (ramasser les œufs, nourrir les porcs), ou encore du compost ou les plantations.
Pour la construction, une très petite zone est dite safe, permettant de ne jamais avoir de dégâts causés dessus. Une gestion est à faire pour savoir quel item est prioritaire et vital et lesquels peuvent potentiellement être sacrifiés.
C’est aussi à ce moment-là que tous les maux touchant notre populace doivent être géré : nourrir les survivants, leur donner à boire, les soigner et j’en passe. Bien entendu, ceux étant de sortie la nuit doivent dormir. Il faut un nombre suffisant de lits pour ne pas faire dormir au sol les pauvres paysans. On doit également prévoir les envois de ressources au bastion, où se tient l’armée, encore une fois on choisit ce qu’on est d’accord de partager ou non…
La journée, d’ailleurs, on subit des attaques ennemies. Le jet de pierre endommage les constructions au sol. Les flèches incendiaires y mettent le feu. Pour le premier, on reconstruit/répare ce qui est nécessaire. Pour le suivant, il faut d’abord éteindre l’incendie, et donc avoir de l’eau. Mais ce n’est pas tout, il m’est arrivé d’être bombardé de cadavre de vaches. Sans torche pour les brûler rapidement ? La maladie se propage dans le camp ! Il existe d’autres emmerdes du genre, mais gardons un peu de mystère. 😉
La pénombre arrive.
La nuit est le second axe de gameplay. Les travailleurs du jour restent au camp et forment, et les voleurs sortent à l’obscurité. Disposant chacun d’un sac à contenance différent, on doit ici partir à la recherche de matières premières et ustensiles pour le camp : bois, combustible, légumes, tissu, flèche, etc. tout est bon à prendre. Tranquille au début, on débloque de nouvelles zones sans trop de mal, et voilà les premiers gardes. D’apparence très scriptés dans leur ronde, ils changeront leur plan au moindre doute. Et attention, à la première alerte, la présence armée sera renforcée les nuits suivantes, avec des des parcours modifiés, des zones sans surveillance avant qui sont maintenant gardées, etc. Le peu de place dans le sac amène à faire des choix sur ce qu’on rapporte au camp.
Des événements apparaissent, avec un point d’exclamation vert. Cela a pour effet de débloquer un membre pour notre camp, ouvrir un accès à du butin ou encore découvrir une marchande par exemple. N’oubliez pas, avant de partir, de choisir ce que vous voulez amener avec vous pour l’expédition nocturne : une pelle ? Une torche ? Ou même une arme !
Priorité, sacrifice, il faut ce qu’il faut.
Le gameplay alterne en ces deux phases et amène à faire pas mal de choix, jour comme nuit n’étant pas extensible en temps. La journée il faut prendre les priorités du jour : quels crafts ou constructions faire ? Qui se repose pleinement ou non ? Le soir, c’est une question de prise de risque et surtout de choix limité sur ce qui peut être ramené.
L’autre balance est l’équilibre camp vs armée. Peu de repas prêts, est-ce que je le donne à mes paysans pour garder un niveau de productivité haut ou bien je l’envoie à l’armée pour assurer notre rempart. Car oui, si notre pécore a trop faim ou soif ? Il ne court plus, fait tout plus lentement, etc. À l’inverse, une défense faible augmente la probabilité de se prendre une attaque sur le donjon, et j’en passe.
Au niveau des repas, à proprement parler : je nourris plutôt mes porcs et poules pour assurer les matières premières, quitte à avoir ma population avoir faim souvent ? Ou je sacrifie une bestiole rapidos ? Je n’ai pas de quoi cuisiner la viande crue. Je prends le choix de la manger en l’état et risque une maladie ? Ou je prends le pari d’attendre et voir la nourriture pourrir ?
La nuit, je prends le risque de choper un item grâce à la fouille en plus, en prenant le risque de me faire détecter et donc que la sécurité augmente ? Ou je joue sécu et retarde d’une journée mes possibilités de craft ?
Il y a un pour, et un contre pour chaque réflexion, et des effets des fois visibles que plus tard, après quelques jours. Aucune solution n’est meilleure, sachez-le !
Chaque construction apporte son lot d’améliorations : meilleurs plans, plus de matière générée pour une quantité égale de matière première. Ces upgrades se montrent vitales rapidement face à la pénurie constante de composants disponibles.
Un potentiel plein, et exploité.
La formule est efficace et plaisante. On se prend vite au jeu de la gestion de notre petit cheptel et l’envie de survivre peu importe le sacrifice via les choix faits est bien transcrite. Les possibilités en journée grandissent au fil de l’aventure, notamment le potager, le recycleur d’eau pour ne citer qu’eux. La nuit, la carte disponible et les points d’extractions connaissent des changements eux aussi au fil de l’avancée. Cette tension la nuit est vraiment top, avec toujours cette petite angoisse de se faire voir, ou pire, tuer un personnage.
Notre groupe s’agrandit de jour en jour. De nouveaux membres arrivent, d’autres périssent ou sont malades. Mais avec une bonne organisation, on voit nos chances de survie s’améliorer. Chaque protagoniste dispose d’ailleurs de compétences propres comme des constructions plus rapides, meilleure négociante, etc. ?
Comme dit dans la preview, la partie technique est au top du top. Graphisme, rendu et surtout la partie VOST, tout est au RDV. Plusieurs modes jouables : le scénario, standard avec introduction et tuto..Partie rapide permet d’aller plus vite dans l’action. À l’inverse, le mode purement histoire allège la partie gestion/survie pour se concentrer réellement sur la construction. En plus de cela, il existe un mode « jour » et un mode « nuit » mettant le focus sur ce créneau avec de bons gros challenges.
Siege Survival est une petite pépite à découvrir !
Je reviens aujourd’hui avec près de 20 h de jeu pour vous donner un avis, plutôt qu’un « test » pour Siege Survival, ayant la sensation de ne pas avoir encore tout vu en jeu. Mais mon impression globale reste identique à la beta : le titre possède un potentiel fort et est bien exploité. L’alternance de gameplay est une super idée. Les journées sont courtes, les nuits aussi. On est obligé régulièrement de prioriser les actions, ou ce que l’on ramène.
Des choix, des fois à conséquences, sont à faire et quelques pertes sont parfois nécessaires. La notion de sacrifice prend tout son sens dans Siege Survival. Notre camp doit survivre oui, mais sans l’armée il serait à la merci de l’ennemi. Les évents et attaques aléatoires ajoutent du piment à la recette.
Proposant une expérience des plus originales, je ne peux que vous conseiller d’essayer à minima la démo de Siege Survival. C’est un vrai vent de fraîcheur qui nous est vendu ici dans un contexte moyen âgé sous occupation/invasion de qualité.







