Fishlabs et Deep Silver avaient profité d’un gros Inside Xbox l’an passé pour dévoiler leur nouvelle production : Chorus. Ambiance sci-fi et shooter spatial garanti pour un titre qui s’annonçait intriguant. Sortant aujourd’hui sur PC, consoles PlayStation et Xbox, on vous partage un premier gros ressenti après avoir pas mal tourné sur la version PC, en ultra wide 21/9 ! Même si tout n’est pas parfait, Chorus est une bonne pioche.
On incarne Nara, une pilote de choc précédemment membre du Cercle, un ordre cherchant à diffuser et appliquer dans tout l’univers la doctrine nommée Chorus. Son chef suprême considérait Nara comme son meilleur élément, et se servait d’elle pour mener à bien les missions les plus importantes. Nara vivait pour l’ordre et son chef, et rien d’autre au point de devenir une «Ancienne » grâce à sa maitrise de l’Éther. Mais plus le temps passait et plus les méthodes employées par le Cercle devenaient sombres allant, justifiant de toute les méthodes pour soit disant le bien de tous, jusqu’à demander à Nara d’éradiquer une planète entière, ce qu’elle ne put faire. Le Grand Prophète avait sombré dans la folie et l’obscurité. Nara ne pouvait plus le suivre, et décida de s’enfuire alors en abandonnant son vaisseau.
On la retrouve quelques années plus tard, dans une colonie lointaine nommée l’Enclave. Elle s’est intégrée dans cette nouvelle communauté et met ses compétences au service des autres, mais son passé n’est jamais bien loin. Elle entend des voix lui rappelant régulièrement son passé (elle se chuchote a elle-même très souvent aussi), ce qu’elle a fait, et semble liée à tout jamais au Grand Prophète. De plus, le Cercle entend formater tout le monde à ses idéologies et envoie des escadrons de la mort dans chaque recoin de la galaxie pour convertir les derniers résistants. Le jour arrive où l’Enclave est ciblée. Nara n’a d’autres choix que de combattre son ancienne faction.
Elle est régulièrement tourmentée par son passé, caché aux yeux de sa nouvelle « famille », et se renferme sur elle-même pensant tout pouvoir gérer toute seule. Face à ses menaces du Cercle, Nara doit retrouver ses capacités et son ancien vaisseau pour mettre fin à cette folie. S’en suit une quête de rédemption, et justice. La narration, bien que convenable, manque un chouïa de peps. Même si on se laisse transporter, je n’ai ressenti à aucun moment ce petit moment épique qui me fait lever de ma chaise et lâcher un waouh.
La DA béton propose des environnements plutôt travaillés. La technique (PC oblige) envoie, avec une blinde de petits détails ci et là qui viennent donner un relief au monde. Les effets de lumières sont bien gérés, et nombreux. L’ambiance générale qui se dégage est plaisante. J’apprécie le support de l’ultra wide surtout pour ce type de jeux, avec un mode photo permettant de prendre de jolie prise de vues surtout que Chorus nous offre quelques panoramas qui claquent. Dommage de ne pas pouvoir éclater les projectiles en orbite comme les innombrables astéroïdes-like rencontrés, cela aurait amené une touche de liberté en plus.
Open World, oblige, chaque immense zone est remplie de points d’intérêt ci et là. De nombreuses activités annexes s’offrent à nous, comme une liberté de remplir certains objectifs dans l’ordre qu’on désire. Mais l’offre est peu diversifiée se résumant à de l’escorte, protection ou défense d’une zone dans la majorité des cas. On retrouve le principal défaut des mondes ouverts. Bien que purement facultatif, ce contenu annexe amène sa dose loot non négligeable et aidant grandement à la progression principale de Chorus.
Chorus met à disposition une petite dimension RPG, facultative dans les grandes lignes, mais toujours bonne à prendre. On débloque quelques armes ou un robot réparateur durant la progression, mais on peut également acheter (ou débloquer via annexe) des améliorations comme des bonus d’armures, de dégâts contre un certain type de cibles et j’en passe. C’est léger, et moins profond qu’un Everspace par exemple justement (un seul vaisseau, pas de réelle custom visuelle), mais on s’en contente en fait assez bien.
Le gameplay se veut résolument arcade, avec une prise en main rapide. Easy to use, assurément, mais la maitrise elle ne sera pas la même pour tous. Les dogfights peuvent se tendre si on n’utilise pas le bon arsenal (chaque ennemi est plus ou moins sensible à chaque arme qu’on possède). Le gameplay se montre nerveux et dynamique. On enchaine les décélérations brutales pour vite nous retourner et se positionner dans le dos d’un vaisseau hostile, les rolls pour éviter les projectiles, et on switch d’équipement à tour de bras pour prendre en défaut les résistances ennemies. En plus des armes, on acquiert aussi d’autre sens, genre de capacité paranormales à l’image de celle disponibilité d’entrée de jeu permettant d’utiliser un sonar afin de localiser les objectifs proches ou lointain selon la charge.
La difficulté globale est des plus abordables même pour un néophyte du genre dès lors qu’on fait le nécessaire in game. Notre vaisseau peut faire preuve d’une grande agilité, nous permettant de nous sortir de toute situation. Arcade, simple, mais efficace, Chorus offre une expérience solide manette en main. C’est jouable au clavier souris bien entendu, mais je trouve que le contrôle est alors bien moins fluide et intuitif. De plus, attention, le preset clavier est sur du QWERTY, nécessitant de tout remapper manuellement ou plus simple : changer la langue de saisie de Windows. Pour ma part, j’ai clairement privilégié le jeu au pad, qui me semble plus adapté.
Chorus n’est pas un mauvais jeu, loin de là, j’ai pris du plaisir à le faire grâce notamment à son gameplay costaud, et une technique au poil avec une DA attrayant. Il y avait un socle qui me semblait solide pour la narration, mais qui n’a pas été exploité à fond. L’histoire reste au final un peu trop en retrait dans sa construction sans proposer de moment réellement épique ou waouh, c’est dommage. La durée de vie est là, tout comme le contenu, mais celui-ci est impacté par les problèmes communs à tous les mondes ouverts à savoir une certaine répétitivité. Il n’en reste pas moins que Chorus sort des carcans habituels, avec un prix planché (39,99 €). Il possède des arguments solides pour que les joueurs lui laissent sa chance.







