30 avril 2026

Blackwind : le hack’n’slash à la caméra douteuse nous gâchant le plaisir et c’est dommage!

Il y a quelques jours, je suis tombé un peu par hasard sur le trailer d’un titre, Blackwind. Curieux, j’ai gratté un peu et ai vu sa disponibilité très proche sur PC et consoles. Le titre de Drakkar Dev donnait l’impression de se situer dans le H&S bourrin oldschool. La jaquette mécha néon était cool, je m’y suis lancé. Le mois de janvier était calme en sortie, Blackwind aurait pu nous amuser et sortir du lot. Au final, on a à faire à un petit jeu sans prétention qui dispose d’idée vraiment top, mais avec quelques ombres au tableau.

On incarne James Hawkins un ado dans une navette spatiale accompagné de son père, transportant tout un tas d’armures de guerre nommées Battle Frame. Le vaisseau est abattu et notre personnage se retrouve bon gré mal gré enfermé dans une de ces armures, mais grâce à cela il a survécu. Le paternel introuvable, des aliens vindicatifs, il va falloir se débrouiller pour faire face à ces menaces et sauver ce qu’il reste de notre famille. L’histoire tourne autour de la quête de James voulant délivrer son père et se défaire de l’armée ennemie et de son général. Ce n’est pas le meilleur pitch découvert, mais en soit, on a vu bien pire. Entièrement doublés, les dialogues entre James et son armure ou lors des finishs ont eu tendance à nous taper un peu sur le système. Les discussions ne volent pas haut, et les mimiques d’ado stéréotypé de notre personnage ne passent déjà plus après 2 minutes. De même, les répliques et expressions de notre Battle Frame sont trop redondantes. La bande-son de son côté passe bien et est bien synchro à l’action affichée.

Passé ce point, discutons du gameplay. Blackwind s’affiche en vue isométrique à la façon de la concurrence hack’n’slash. Le mécha est agile et rapide. On se déplace avec le joy gauche, et on oriente nos shoots avec le droit. On avance, on blast à distance nos ennemis, on enchaine au corps à corps avec les lames sortantes des avant-bras avec des coups rapides, mais « faibles » ou des coups plus lents, mais dévastateurs. On finit nos ennemis avec une troisième touche une fois leur PV assez descendus. On découvre assez rapidement le gros point noir de Blackwind : la caméra. Aucun moyen de la contrôler, bien souvent je trouve qu’elle est bien trop zoomée n’offrant pas du tout un champ de vision convenable et c’est sans compter sur les problèmes de ligne de vue avec notre Battle Frame derrière un décor, un chemin à prendre non visible et j’en passe.

En plus des phases de combat, des passages de plateformes entre coupent l’action, mais on se retrouve encore face à ces problèmes de caméra ou d’approximation des sauts. Oldschool qu’on te dit. Le bestiaire manque un poil de diversités et n’offre à aucun moment de challenge, de défi ou même de proposer un semblant de menace réelle. L’expérience manque un peu de balancing. Et ce n’est pas l’aspect leveling permettant de débloquer quelques compétences ou améliorations qui change la donne. Sans être imba, cela nous permet d’annihiler encore plus vite les adversaires rencontrés. Le petit plus se situe au niveau de l’utilisation d’un drone qui peut d’ailleurs être contrôlé par un second joueur en couch coop ! Il permet de se faufiler dans des conduits ou autres passages auxquels le Battleframe n’a pas accès. Les affrontements en mode shooter sont sympathiques, mais très peu nombreux. 

Sinon, visuellement, pour un titre de cet acabit on est plutôt satisfait, tout comme de la stabilité. les environnements sont assez variés et nous font voir du pays. La bande son, comme déjà évoqué, fait le boulot et match bien avec l’action. Bref RAS de ce ôté là.

Le trailer me donnait un minimum envie, mais le résultat final, même à petit prix, pêche un peu. De bonnes idées, on sent que le studio derrière Blackwind en avait, mais elles ne sont pas bien retranscrites ou du moins c’est l’impression qu’on en a à cause d’une caméra foireuse au possible.. La partie baston est correcte, et on aime exploser tout ce qui bouge. La partie drone/couch coop est appréciable. Le manque de challenge réel, j’ai envie dire ce n’est pas la mort. La narration, et les répliques d’ado récurrentes passent encore. Mais la gestion de la caméra casse vraiment le délire. J’apprécie toujours me faire des petits indés, entre les vagues d’AA/AAA. Mais pour le coup, Blackwind m’a frustré plus qu’il ne m’a amusé. Un petit patch pour corriger cela (dézoomez moi cela allez et une vue améliorer quand on doit tourner autours des grosses structures) et je suis sur qu’on apprécierait déjà plus Blackwind.

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