29 avril 2026

Olli Olli World : ma planche et moi, on veut scorer

Cela faisait un moment qu’on n’avait pas vu débarqué de nouveaux jeux de skateboard, si on omet la compile réédition des premiers Tony Hawk. Roll7 propose le troisième opus de son atypique Olli Olli, à mi-chemin entre le ride, et les titres de plateforme hardcore à l’ancienne en vue 2 D. Exit le pixel pour un rendu cartoon des plus tape-à-l’œil accompagné d’ajouts sympathiques. La sauce prend bien et le fun répond présent malgré une surcouche simple, mais exigeante dans le gameplay. Olli Olli World est une bonne pioche même si on dénote au final une petite répétitivité sur la durée. Testé sur Playstation 5.

Olli Olli World prend place à Radlandia, qui recherche son nouveau dieu du skate pour maintenir l’équilibre entre les 5 divinités (un par région) de l’ile. Mousseline vieillit et s’est lancée dans une mission afin de trouver son successeur. La couche « narration » reste très légère, mais permet de ne pas nous balancer comme cela de but en blanc dans les dizaines de levels à la volée. Plage, forêt, désert, mais aussi usine composent les environnements de Radlandia.
La DA est vraiment cool, avec ce changement de style visuel me faisant penser aux licences cartoon network par exemple, dommage pour la bande-son assez en retrait. Chaque niveau, et biome amène son petit truc avec pas mal de choses en arrière-plan pour donner de la vie. Les différents protagonistes hauts en couleur complètent à merveille l’univers proposé par Roll7. Point amusant, la Dualsense laisse sortir le bruit du skate lors du saut, des rides et consort.

Le monde se présente à la façon d’un jeu de l’oie sur lequel on progresse à chaque succès. En plus de l’objectif principal demandant de rallier la ligne d’arrivée, Olli Olli affiche de nombreux défis : ne pas utiliser de check-point, éviter/ramasser x items, ou des scores à atteindre pour débloquer des articles pour la customisation de notre rider car oui notre avatar fait l’objet de notre création. D’entrée de jeu, on sélectionne coupe de cheveux, pilosité, ses vêtements ou encore le skate en lui-même : grip, trucks ou même les roues. On peut faire du tout au tout. La quantité de choix impressionne, j’ai apprécié custom à tour de bras mon perso et sa planche ! 

Olli Olli World nous accompagne à la (re) découverte de son univers et gameplay avec la première ile qui sert de tutoriel géant. Peu à peu, Olli Olli pose les fondements à commencer par la poussée normale, puis appuyée, les sauts basiques, le ride, les enchainements, grabs et j’en passe. J’ai été assez dérouté par le saut en maintenant une direction du joystick qu’on relâche pour voir le skate réellement décoller, habitué à gérer cela avec croix/A. J’ai mis pas mal de temps à ne plus faire la connerie de spam la mauvaise touche, menant à des fails monumentaux.

Mais une fois le truc bien assimilé, la courbe de progression est très bonne, amenant le score à prendre une autre dimension de run en run d’autant Olli Oli s’oriente vers le scoring, avec de nouveaux défis à chaque mission. Prise en main ? Rapide, mais la maitrise demande d’enchainer, les essais, de se casser la gueule pour réussir enfin le coup parfait. On ressent ce petit besoin de relancer plusieurs fois la même mission afin d’aller claquer un record, ou grappiller quelques places au classement online affiché. Certes, les tops scores sont incroyables, mais j’aime toujours chercher à faire mieux. On parcoure à toute vitesse les levels, on essaie de maxer le score, atteindre les objectifs tout cela sans tomber, en évitant les pièges et tout ce qui pourrait nous faire foirer le run. La vitesse est souvent nécessaire pour réussir à prendre assez de hauteur sur un saut, ou aller assez loin mais en même temps cette vitesse réduit notre temps de réponse pour éviter l’accident. Cela colle une petite pression comme on aime ressentir en jeu, une petite montée d’adrénaline amenant un coup les « popopooooo » quand les tricks s’enchainent. On s’enflamme, on se sent pousser des ailes avant la gamelle et le « bordel de ***** » tout en relançant le niveau. Il a ce petit côté sadique mais qui pousse à « je peux pas m’arrêter là » haha.

En ligne droite, la map nécessite quelques heures à être parcouru d’une traite sans compter les quêtes annexes, mais avec les fails, la recherche du scoring, les heures défilent comme jamais et c’est là que certains ressentiront cet effet répétitif sur la longueur. Le level design s’améliore au fil du temps proposant des embranchements divers et variés pouvant changer du tout au tout le fil conducteur du niveau chill à la base sur quelque chose de plus hardcore enchainant les pipes, rampes et saut à vitesse grand V.
Plus on joue et plus on sort des tricks de fou furieux, on ne se pose même de question tout semblant alors des plus naturels. Certes, il faut toujours faire preuve de doigté, mais Olli Olli World se montre plus permissif avec les nouveaux joueurs aujourd’hui qu’il ne l’était dans les précédents opus.

C’est une réelle surprise que cet Olli Olli World, avec son coup de frais suite au renouvellement de DA et style visuel. des plus colorés. Semblant « à la cool » de prime abord, il s’avère plus que complet, exigeant, mais addictif par la suite. Les sensations sont excellentes, et la prise en main rapide. La maitrise demande de l’exercice, mais il a ce petit quelque chose qui fait qu’on a du mal à lâcher la manette. Le mode replay permet de revoir un run (ou celui d’un joueur en ligne) en quelques clics, et l’aspect compétitif avec le tableau de score en ligne devrait plaire aux adeptes du scoring. Il fait bon de tomber sur des pépites du genre surtout quand on voit leur prix mini ! Je valide sans hésitation.

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