Les accrocs aux simulations de vie/farm connaissent sans le moindre doute la licence Story Of Seasons (le vrai Harvest Moon qu’ils nous disent) de Marvelous. Le dernier opus en date, Pioneers of Olive Town, est arrivé sur Playstation 4 récemment après une sortie initiale sur Switch ce qui présente l’occasion de se replonger dedans avec une version techniquement un gros cran au-dessus de l’opus Nintendo. Certes, on perd le côté nomade, mais en face on gagne tellement en confort qu’il est difficile de bouder ce petit plaisir.
On incarne notre avatar fraichement créé qui se voit hériter d’une vieille ferme de son ancêtre, mais qui est dans un piteux état et ne permettant pas son exploitation. Très vite, les joueurs habitués de la licence sont en terrain connu, que cela soit dans le core gameplay ou cette direction artistique toute mimi propre à la licence. On n’a pas de réel objectif clairement indiqué marqueurs plein l’UI, mais plus des axes d’améliorations donnés par le maire qui nous accompagne pour nos premiers pas à Oliville, servant d’indices sur ce qui devrait être nos prochaines activités. Pour les nouveaux sur la licence et/ou sur le genre, ne vous attendez pas à ce qu’on vous prenne par la main. Le maire donne des bases, quelques infos, à vous ensuite d’aller appréhender les possibilités immenses que le jeu vous donne. On sent que l’expérience est pensée avant tout pour les habitués (mais Marvelous est sympa et propose un mode plus léger permettant aux nouveaux venus de découvrir en douceur sa production). Déroutant au début, on se prend finalement très vite au jeu.
Why don’t you get a job?!
Afin de rendre notre ferme attrayante, on enchaine un certain nombre d’actions. On commence par nettoyer les lieux, arracher les mauvaises herbes, tout en rasant le terrain de tout arbre ou pierre indésirable avant de penser semer, irriguer, récolter, s’occuper des animaux et tout cela avec le bon outillage svp.
Plus on évolue (avec notre ferme) et plus le panel de possibilité prend lui aussi de la largeur. Là où ce Story of Season est cool est que, même si les possibilités sont nombreuses, on n’est pas de suite noyé dans la masse non, cela vient crescendo. Comme déjà évoqué, il faudra bien faire attention à ce qu’on nous demande et ce qu’on nous donne comme objectif afin de trouver un peu par nous même comment y arriver, mais le tout est plutôt bien monté donc cela ne devrait pas poser de soucis.
Chaque action impacte notre forme, nécessitant de penser à bien encadrer nos journées et le cycle jour/nuit. Une nuit de sommeil et un repas permettent de repartir comme en 40. Sans compter les lutins plus tard permettant d’optimiser notre flux. On se créé une simili loop, une routine, qu’on étoffe au fil de l’eau. Certes, il faut adhérer à ce genre d’expérience, mais vu le passif de la licence, et des concurrents, il y a clairement de la clientèle.
Oliville, un endroit vivant aux allures de déjà vues ?
La petite ville où l’aventure prend place regorge de vie, incluant de nombreux PNJ avec lesquels on crée des liens, des relations allant même jusqu’au mariage ! Cet aspect est d’ailleurs assez poussé et bien amené. Les habitants permettent de débloquer de nouvelles bâtisses, ou d’améliorer des capacités. Mais on va encore plus loin avec la volonté d’attirer de nouveaux personnages dans notre bourgade grâce à des structures attractives développées par nos soins. On construit un musée contenant des photos prises de la faune et flore, des pierres précieuses, etc.. Vous voyez le petit parallèle avec une certaine licence mastodonte de big N. ? La durée de vie se retrouve de son côté tout simplement gigantesque avec la nécessité de passer plusieurs dizaines d’heures en jeu ne serait-ce que pour boucler la trame principale, et un contenu quasi illimité si on veut vraiment tout optimiser.
Une finition appréciable
La direction artistique amène un côté tout mignon plaisant et un univers très coloré. La version Switch rencontre quelques petites baisses de framerate ou encore des bugs de pathfinding, collision voire même de l’aliasing et des chargements parfois un poil long. La mouture Playstation 4 gomme tous ses défauts. On est loin d’une simple rehausse de résolution bête et méchante. On ne constate plus de ralentissements, les animations gagnent en fluidité et surtout l’aliasing est fortement réduit sans parler des chargements bien plus contenus. Certes tout cela nous coute la possibilité de jouer en nomade, mais qu’importe ! les bénéfices contre balancent facilement ce point-là.
On apprécie également d’avoir un jeu entièrement localisé dans notre langue. Dommage que la partie son elle ne nous amène pas plus loin dans le voyage. Je n’ai pas trouvé de thème fétiche, de morceaux qu’on aime se repasser en boucle, mais ce n’est pas non plus pénalisant.
Story Of Seasons Pioneers of Olive Town se trouve être un sim/builder farming & co façon Animal Crossing très complet, addictif à souhait avec des possibilités immenses. Marvelous pousse sa formule dans ses derniers retranchements afin de maintenir les joueurs sous son intérêt. Même si l’expérience semble plus axée vétéran de prime abord, le studio a eu la superbe idée d’ajouter un mode bien plus permissif pour ne pas délaisser les nouveaux venus. Si la version Switch pouvait avoir comme reproche ses limitations dues au hardware, la mouture PS4 gomme ces facettes afin de rendre une copie soignée. Si le côté portable n’est pas primordial à vos yeux, je ne peux que vous conseiller la version console de salon.