13 février 2026

Lost Epic : un voyage aussi imparfait que plaisant

On en a parlé récemment, Lost Epic est enfin sorti dans sa version complète sur PC et les consoles Playstation et c’est sur PS5 que j’ai fini mon aventure. Bien que non sans défaut, Lost Epic reste une production plaisante à jouer, addictive avec plusieurs petites facettes font pencher la balance dont son prix contenu et sa patte graphique.

Lost Epic est un side scroller mêlant des composantes action, RPG, metroidvania avec une tendance souls-like. Avec sa patte visuelle faisant immédiatement penser à du Vanillaware, il faut dire que la production de OneOrEight et Team Earthwars a de quoi séduire. Après plusieurs mois en accès anticipé que j’ai découvert tardivement, j’étais impatient de pouvoir découvrir la version finale et je dois dire que j’ai pris un certain plaisir à le faire même si certains points auraient mérité un meilleurs traitement.

L’histoire nous fait incarner un combattant choisi pour empêcher les nouveaux Dieux de détruire le monde. Après avoir parcouru un rapide tutoriel donnant les bases et avoir choisi notre avatar parmi une sélection, nous voici directement dans l’aventure. Chaque divinité possède son propre biome et niveau qu’il faut parcourir avant d’aller en découdre.L’histoire globale reste assez basique et sert plus de prétexte à aller cartonner tout ce qui bouge autour de nous. Simple, mais suffisant.

Action, fight!

La partie A-RPG fait globalement le boulot, avec des affrontements dynamiques et un arsenal plutôt varié allant de la simple épée à une main à l’arc, en passant par la claymore, la magie et j’en passe. On retrouve la fameuse barre d’endurance ne permettant pas d’enchainer les attaques ou esquive à volonté, avec une certaine mesure à avoir afin de pouvoir pallier à toute éventualité. On frappe l’adversaire afin de réduire ses PV, mais surtout de faire passer un palier à sa barre de déséquilibre afin de pouvoir asséner un coup violent et le descendre encore plus vite. En plus de cela, les ennemis peuvent déclencher eux aussi des attaques dévastatrices qu’on peut parer avec un contre divin. On dispose donc d’une base vue et revue avec frappe normale, lourde, saut, dash, mais quelques petits ajouts, minime pourtant, permettent de proposer une formule efficace. D’autant qu’on peut équiper deux armes et plusieurs compétences spéciales en plus pour chacune d’elles. Bref, Lost Epic est plutôt réussie de ce côté-là même si parfois la lisibilité en prend un coup avec de nombreux ennemis à l’écran. J’ai vraiment apprécié annihiler à la chaine les ennemis.

Die die diiiiie my darliiiiing

Côté RPG et facette souls-like, on retrouve un leveling proche des From Software et assimili. À chaque ennemi vaincu, on récupère des fragments qu’on dépense aux hôtels afin de gagner des levels et obtenir des points de compétences à dépenser dans l’un des nombreux arbres de talents afin d’obtenir des bonus de stats, de nouvelles attaques ou talents. Une mort est synonyme de perte de ces fragments avec une seule et unique tentative disponible pour les récupérer. C’est d’ailleurs à ces hôtels qu’on peut attaquer le craft allant de l’obtention de nouvelles armes à l’amélioration de celles-ci, et de même pour les armures. La courbe de progression est d’ailleurs assez lente voir frustrante. Les composants nécessaires pour booster notre avatar sont importants en quantité, on a vite fait de faire un choix qu’on regrette rapidement tant certains items sont hard à trouver. « je booster une arme, merde j’en ai loot une meilleure, mais qui nécessite masse compo maintenant »… Non, non cela ne sent pas le vécu haha. Par chance, jouer en difficulté plus basse permet de lisser quelque peu ceci. Le rythme prend également une petite claque du fait de la présence de peu d’hôtels et donc des nombreux AR vers ceux-ci pour sécuriser cette progression déjà pas toujours rapide (le Tp entre hôtel ne vient que bien plus tard donc tout à pied!). Le jeu n’est pas foncièrement punitif mais l’excès de confiance arrive vite et les soucis de visibilité annoncés plus haut ne pardonnent pas toujours.

Promenons nous dans les bois

Lost Epic propose de très nombreuses quêtes annexes en plus de notre mission principale demandant d’annihiler les Dieux, de type Fedex, mais qui se remplissent finalement assez facilement d’elles-mêmes en suivant notre progression (donnant elles aussi fragments et composants). Lost Epic possède une petite partie façon Metroidvania dans la construction de ces niveaux. L’avancée dans les niveaux peut être contrainte par l’absence d’un talent pour débloquer un passage nécessitant de revenir ensuite, mais globalement on s’en sort assez facilement. Le level design est loin d’être complexe. On se retrouve assez facilement sur la carte et on se dirige sans mal vers l’objectif du coin. Lost Epic n’invente rien à la formule et se contente plus de réutiliser ce qui marche ailleurs, en surface, sans creuser pour y apposer sa patte. Dommage!

Une identité propre

Même sans atteindre le niveau de détails de Vanillaware et la richesse de ses univers, Lost Epic affiche une DA qui fait mouche et qui plait. Les environnements sont jolis bien que certains d’entre eux auraient surement mérité un peu de recherche. Le bestiaire semble inspiré, mais rapidement on s’aperçoit que sa diversité est là aussi loin d’être son point fort avec la réutilisation de plusieurs assets en changeant simplement le coloris. Les boss par contre sont vraiment géniaux et donnent des bastons jouissives en plus d’avoir un charadesign ultra solide. Entièrement en anglais (ou japonais pour le vocal), Lost Epic manque parfois de clarté avec des composantes par entièrement/mal expliquées. Par exemple, le déblocage des compétences d’armes ou même comment débloquer les armes dont on pensait avoir acquis des plans n’est pas toujours très clair. On découvre pas mal de chose par nous même qu’on aurait aimé voir plus explicite dans les tutos et aides. Il y aurait matière à revoir toute cette partie.

Lost Epic, malgré quelques défauts largement évitables, reste une aventure agréable. Le système de combat couplé à une DA qui tabasse fait qu’on adhère tout de même. Oui, au final, il n’invente peut-être pas grand-chose, mais ce qu’il fait, il le fait globalement bien. À petit prix, et avec un mélange des genres plutôt bien mené, pourquoi ne pas lui donner sa chance ? Chose de sur, il ne laisse pas insensible et avoir ce genre de titre sur console est toujours appréciable.

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