[GAMESCOM 2022] le coup de coeur : The Chant!

On a pu découvrir la toute première production du studio Brass Token – The Chant — durant pas loin d’une heure chez Plaion à la Gamescom, et quelle surprise ! L’ambiance qui s’en dégage ne nous a pas laissé de marbre, et on n’avait qu’une envie : voir la suite. Une nouvelle bonne pioche pour Prime Matter ?! En tout cas, c’est le coup de cœur de Gh0stCrawl3r sur le salon.

On incarne Jess, parti en retraite spirituelle sur une île isolée loin de tout. Après qu’un chant rituel ait mal tourné, un portail vers une dimension cauchemardesque s’ouvre libérant des créatures hostiles en plus de rendre les humains fous créant le chaos total dans le sang. C’est dans ce contexte que démarre notre session, situé au chapitre trois du jeu. Difficile dans ces conditions de jauger réellement la qualité narrative et d’écriture, mais elle permet de découvrir de nombreuses facettes à commencer par une ambiance folle. Il règne une atmosphère pesante et angoissante en permanence. Il ne faut que quelques secondes de jeux pour comprendre la faiblesse de notre avatar face à la situation et sa fragilité au sens premier du terme. 

Les ennemis, souvent cachés, ne nous font aucun cadeau en plus d’être terriblement mortels. Bien que Jess possède quelques moyens de se défendre, agir en frontal porte plus souvent préjudice qu’autre chose. L’audio design joue une part importante de l’expérience avec énormément de bruits de fond, de l’environnement, poussant encore plus loin le sentiment que The Chant veut nous imposer : il faut avancer pour trouver une échappatoire à cette situation dangereuse, mais la mort n’est jamais loin (c’est exquis au casque). La fuite est clairement une option viable à de nombreuses reprises. 

Le gameplay repose sur trois ressources à gérer : notre vie (la base pour ne pas mourir), la santé mentale (qui en cas de stress bloque toutes nos capacités offensives déjà faiblardes : zone de cauchemar, des attaques encaissées ? La situation se dégrade !) ainsi que notre spiritualité permettant d’utiliser des capacités surnaturelles ou remonter notre psyché. Bien entendu, on dispose de moyens de restaurer l’une ou l’autre ressource, tout comme crafter quelques armes, mais au prix de ressources bien rares dissimulées ci et là nous forçant à fouiller chaque recoin. On sait que Jess peut y laisser la vie à chaque recoin sombre, mais The Chant nous force tout de même à sonder chaque zone afin de nous ramasser le nécessaire à notre survie.

Le titre, outre la partie horror/action-aventure, propose de nombreux puzzles à résoudre demandant encore une fois une fouille minutieuse pour trouver les objets nécessaires pour avancer (voir même d’en combiner plusieurs pour créer une clé et j’en passe). The Chant nous met à nouveau dans cette situation de malaise (dans le bon sens du terme) poussant à faire le maximum pour assurer notre survie, mais aussi à prendre des risques afin de récolter des composants ou objets de quêtes. 

Cette ambiance sombre est appuyée grâce à un technique de haute volée. Certes, la version jouable tournait sur un PC assez monstrueux, mais pour une première production, le résultat force le respect. Que cela soit les cinématiques/cutscènes ou en gameplay brut, The Chant affiche quelque chose de soigné, et propre. Quand la technique suit, la direction artistique de ce type de jeu fait forcément un bon en avant et ici on savoure chaque petite miette.

Cette (quasi) heure de jeu est passée à vite grand V tant on a été absorbé par The Chant. L’ambiance créée, couplée à une technique béton, fonctionne à merveille. Le gameplay est intéressant, avec cette dualité risque/survie de tout instant. Ne manque plus qu’à voir les possibilités finales manette en main et si l’histoire nous transporte, mais cette première approche est des plus positives et prometteuses. Pour rappel, The Chant sort le 3 novembre sur PC, Playstation 5 et Xbox Series X|S.

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