Les dessins animés et autres programmes TV finissent souvent, quand l’audimat suit, en jeux vidéo et c’est aujourd’hui le cas de Miraculous : Ladybug. Bien loin de mes standards vidéoludiques, j’ai tout de même franchi le pas pour y jouer avec mes enfants (la pomme ne tombe pas loin de l’arbre haha). Selon le profil de joueur, on aurait tendance à attaquer le jeu sur sa technique et notamment son framerate inconsistant par exemple, mais si on se place en tant que joueur du cœur de cible (nos enfants), la donne est différente. J’ai vu leurs yeux pétiller à incarner leurs héros favoris, et s’amuser sans se poser de question.
Miraculous : Rise of the Sphinx est un titre d’aventure, teinté d’action, développée par Magic Pocket. On conserve tout le contexte Ladybug dans une histoire créée pour l’occasion ce qui fait qu’on n’est pas obligé de connaitre la série pour s’y lancer. Marinette (Ladybug) et Adrien (Chat Noir) unissent à nouveau leurs forces pour contrer le méchant iconique : Papillon. L’histoire est de prime abord bien trop simpliste, mais encore une fois mes deux petits étaient à fond dedans. Axé jeunes gamers les niveaux, assez faciles, s’enchainent rapidement.
Au travers de 7 missions, on combat différents méchants pour libérer les personnes ayant été akumatisésées (le Papillon peut transformer un humain en méchant via un petit papillon appelé akuma) avant de nous frotter au boss du coin. On découvre de nouvelles compétences au fil de la progression pour mettre les prochains adversaires au tapis encore plus aisément, dont les capacités spéciales de Labybug et Chat Noir (Cataclyyyyyyyyyyysme). Entre chaque quête, Marinette et Adrien retrouvent une vie de lycéens standards, et interagissent avec leurs amis à l’école pour un lot d’action quotidien. Le titre reproduit clairement l’ambiance du dessin animé où les deux ados alternent entre leur vie normale et celle de justicier masqué.
Le déroulé des missions est assez similaire d’un niveau à l’autre avec plusieurs phases identiques à chaque fois, on ramasse des items et collectibles en se défaisant de différents ennemis avant d’attaquer le boss du coin. Pour un adulte c’est très simple, sans challenge et répétitif, mais encore une fois, pour la cible marketing (nos enfants), ils tapent dans le 1000. Eux, ce qu’ils voient, c’est qu’ils incarnent les avatars qu’ils aiment, et font comme eux. Les combats suivent la même ligne directrice avec des adversaires n’opposant aucune résistance. Les boss ont eu davantage le droit à l’inspiration du studio avec quelques mécaniques un peu plus sympas, mais toujours assez accessibles même aux plus jeunes.
La prise en main est facile, le système de navigation très clair pour indiquer la direction à prendre et les combats sans grosse difficulté où les coups pleuvent dans tous les sens, c’est jouable en coop locale, bref tout est fait pour que les plus jeunes s’y retrouvent facilement et puissent jouer à plusieurs ou qu’un adulte se joigne à la partie.
Visuellement, le titre garde une approche similaire au dessin animé, ce n’est pas foncièrement « joli », mais le réel point faible reste avant tout le framerate faisant le yoyo et de façon bien visible sur Switch. Que cela soit en nomade ou en dock, même combat et que cela soit en pleine action ou ou même lors de quelques passages « cinématiques ». Le doublage, avec les voix officielles FR, plait et permet davantage aux petits de s’imprégner de l’ambiance.
Ne vous y méprenez pas, même si la technique méritait clairement plus de boulot pour que le framerate au moins soit stable, tout le reste est fait et destiné clairement pour un (très) jeune public ce qui forcément ne plaira ou ne suffira pas à un public mature. Que cela soit le chara design et la direction artistique fidèle à la licence, la difficulté, le gameplay basique, etc. tout est fait en sorte que nos bambins s’éclatent et c’est réussi. Ils ont encore la fraicheur d’esprit de faire abstraction de certains défauts dont on serait les premiers nous adultes à débattre dessus des heures durant. L’objectif semble atteint pour Magic Pocket pour son cœur de cible : leur proposer un bon divertissement ils s’amusent.