C’est la folie ces derniers temps niveau (J) RPG surtout chez Square Enix et ce n’est pas fini (deux autres papiers SE arrivent prochainement). Le sujet du jour n’est autre que Star Ocean The Divine Force sortie le 28/10 sur PC et Playstation 4/5 (notre test concerne ce dernier support). Une bon JRPG avec une narration space opera et un gameplay axé action/temps réel alléchant.
La fédération Pangalactique attaque un cargo pendant une mission de transport. Face au danger, une partie de l’équipage s’échappe via des capsules de sauvetage, mais en entrant dans l’atmosphère les navettes partent dans des directions opposées laissant chaque membre seul. C’est à ce moment que Raymond (l’un d’eux) rencontre Laeticia (princesse d’Aucerius, l’un des royaumes de la planète) qui l’assiste lorsqu’il est prit pour cible dans une embuscade. Ray est en terrain inconnu et accepte un échange : il assiste la monarque à protéger son royaume si elle l’aide à retrouver ses compagnons.
Avant de nous lancer dans l’aventure, Star Ocean demande de choisir lequel des deux personnages (Ray/Laeticia) sera notre avatar principal. Même si une grande partie de la trame est commune aux deux héros (souvent ensemble), il y a quelques moments où le groupe se scinde afin de remplir des objectifs différents. Notre choix impacte l’angle de vue de ces passages-là. La trame principale reste inchangée soyez rassurés. Seule l’introduction change un peu, avec celle de Raymond contenant plusieurs cinématiques pour imager l’attaque qu’il subit alors que du côté de Laeticia, on entre dans la mêlée après de très courtes minutes.
Il était une fois dans la galaxie
La narration de Star Ocean The Divine Force se dévoile lentement mais surement, mettant l’accent sur le détail plus qu’autre chose. Le titre de Tri-ace prend son temps pour introduire les personnages, et la planète sous-développée où prend place l’intrigue. On peut voir l’histoire en deux parties : une première focalisée sur les tensions d’Aucerius et la recherche des coéquipiers de Ray. La seconde prend un chemin différent, mais pour des raisons évidentes, on n’en dit pas plus pour éviter le spoil. Mais comme vous l’aurez surement remarqué, la science-fiction est omniprésente et surtout on dénote la différence technologique entre les mondes de Laeticia et Ray. Sans viser la complexité des cadors du genre, Star Ocean The Divine Force reste assurément un titre possédant du potentiel. J’avais fait l’opus précédent sur PS4, et je n’avais pas adhéré plus que cela pour le coup alors que Divine Force m’a bien plus scotché à la manette. Pour ma part, le scénario m’a plu, mais cela ne sera peut-être pas le cas de tout le monde. On retrouve pleinement ce qui caractérise les productions nippones, les JRPG un peu à l’ancienne, avec les points forts du genre, mais aussi les faiblesses qui vont avec.

















La mise en scène et la direction artistique, que cela soit quand on arrive dans une nouvelle zone avec quelques plans des plus jolis ou lors des combats avec des effets lumineux dans tous les sens, tabassent. J’ai adoré le chara design, le détail des armures et armes apportées par les artistes ayant officié sur Star Ocean The Divine Force. Il a un petit côté oldschool dans ce qu’il dégage et son allure visuel, je ne sais pas comment vous le décrire réellement, mais il a un truc en plus sur lequel j’adhère fortement dans son style.
Bien sûr, la technique n’est pas forcément spectaculaire et nuance un chouia le tout, mais le rendu reste très joli dans les grandes lignes (si on fait abstraction de quelques animations surtout de visage). On dispose d’ailleurs des deux traditionnels presets visuels (fidélité/performance) et j’ai encore choisi pour ne pas changer la fluidité (le mode 30fps était trop « mou » à mon gout à la vue de l’action nerveuse régulière). La bande-son est également une petite pépite avec un OST savoureuse bien que certains thèmes soient trop redondants à mon gout.
Croix croix carré rond rond rond triangle
Le gameplay parait classique sur sa base action en temps réel en apportant quelques petites touches maison. On passe en mode combat dès lors qu’on croise un ennemi sans temps de chargement. On dispose d’un certain nombre de points d’action qu’on dépense en enclenchant les capacités associées aux touches carré/triangle/rond. Spammer l’une de ces touches génère des combos, successions d’attaques spéciales qu’on a préalablement configurées (encore faut-il assez de PA, qui se régénère lors de l’inaction, pour balancer les x coups successifs). On switch de personnage en plein combat en un clic, afin de découvrir différents archétypes : baston au corps à corps, magicien, support soigneur, etc.
Le socle du gameplay est vu et revu, avec une gestion de ressource pour enclencher nos attaques. La petite nouveauté se situe sur la présence du robot DUMA qui permet de prendre l’altitude, de charger un ennemi, s’échapper plus vite et j’en passe, mais surtout d’effectuer des attaques surprises et/ou éclairs qui, en plus de booster temporairement nos PA max, permettent de générer des afflictions sur les ennemis ! On retrouve également le mode tactique afin de pouvoir donner des instructions à nos personnages actifs (4 maxi), se soigner, etc. C’est solide sans révolutionner le genre.
La facette RPG influe énormément sur le gameplay, aussi bien de nos avatars que DUMA en boostant bien entendu nos stats, mais surtout en acquérant des capacités (actives comme passives, via un sphérier propre à chaque personnage en dépensant les PC acquis pendant le leveling) qu’on active et assigne selon le nombre de slots disponibles pour chaque type de talents. On s’adapte selon les ennemis du moment, la composition du groupe et j’en passe. Star Ocean The Divine Force ne réinvente pas la roue, mais il utilise des fonctionnalités reconnues comme efficaces à sa sauce.
Il reste des choses à dire
Star Ocean est assez dirigiste dans le sens où chaque objectif est clairement indiqué, et la progression cadence le déblocage des nouvelles zones. Même si la majorité des cartes sont vastes, hors de question de nous laisser-aller là où cela n’est pas prévu. L’exploration est fortement recommandée afin de débloquer les cristaux nécessaires au boost de DUMA ou encore des composants de craft, des potions, etc. Le rythme global de l’aventure est parfois en dent de scie, je pense notamment aux multiples aller-retour dans les 10 premières heures de l’aventure, où on cesse de retourner dans les 2-3 mêmes zones éloignées en boucle/
Le contenu annexe se compose de missions secondaires et d’un mini jeu dans le jeu, mais surtout d’une composante sur les interactions privées entre certains personnages donnant lieu à quelques variantes en fin de course. Il faut compter pas loin de 50 heures pour voir la fin du voyage, sans chercher à compléter tout le secondaire (une ligne droite un peu élargie).
L’interface par contre est surement l’un plus gros défauts de the Star Ocean, car cela manque parfois d’ergonomie. Le tout manque de dynamisme, ou d’optimisation dans le sens où il faut régulièrement revenir plusieurs fois en arrière pour changer de optimiser un autre personnage dans le même menu, sans compter certaines explications pas toujours au poil. On disait un peu plus haut qu’il a cette saveur oldschool que j’apprécie dans le style, mais cela n’apporte pas que des côtés positifs.
Star Ocean The Divine Force n’est surement pas LE jeu de l’année, mais il n’en reste que j’ai passé un agréable moment en sa compagnie. J’ai particulièrement apprécié le gameplay et la richesse de ses options RPG. Généreux sur ce qu’il nous offre, les complétistes sont partis pour plusieurs dizaines d’heures pour écumer cet univers attrayant avec une narration satisfaisante. Square Enix ramène à la vie de nombreuses licences, entre toutes les nouvelles IP, et le retour de Star Océan m’a sincèrement plu même si tout n’est pas exempt de défaut.




















