12 février 2026

Final Fantasy Pixel Remaster : une compilation valeur sûre!

Cela fut plus de 30 ans que Final Fantasy égaie le paysage vidéoludique avec 15 opus canoniques disponibles, Des -2 ou -3, des MMO, des spin-offs variés et j’en passe. Alors que le 16e approche à grands pas, on se replonge dans l’héritage de cette licence iconique au travers de Final Fantasy Pixel Remaster qui regroupe les opus 1 à 6.

Final Fantasy est une référence à travers les âges qui a posé les jalons du JRPG durant de longue année sur plusieurs facettes. Je pense notamment au tour par tour sur lequel FF a longtemps été LE mastodonte, le déplacement sous deux angles (la mapmonde d’un côté, et les lieux-dits de l’autre), ou encore son système de classe ou job repris dans de nombreux épisodes. Même si les différents Final Fantasy ne sont pas liés les uns aux autres, on baigne dans un lore qui reprend des codes d’un épisode à l’autre. En parcourant les titres dans l’ordre, on découvre un bestiaire qui s’étoffe au fil des aventures et on retrouve ces dénominateurs communs progressivement. Square Enix aime reprendre des éléments d’une production à l’autre comme certaines bestioles (je pense aux mogs ou les chocobos), des adversaires (pampas ou tomberry) ou les invocations à l’image d’Ifrit, Bahamut ou Shiva sous différentes appellations.

Mais à côté de cela, on voit également une formule qui évolue, où chaque nouvelle itération reprend un socle de celui d’avant en y apportant son lot de nouveauté voir en changeant radicalement la donne. Les 3 premiers FF sont en tour par tour pur alors que l’ATB apparait dès le 4e opus. À chaque fois, le voyage est mémorable et même si pour beaucoup le 6e est une référence à bien des égards, les 5 autres opus n’ont rien à envier à la concurrence. La qualité répond bien présente, chaque opus amenant sa pierre à l’édifice à sa façon. On kiff chaque instant en jeu avec des narrations qui nous entrainent et nous maintiennent scotchées à la manette du début à la fin (bonjour le réveil quand on bosse le lendemain haha). On ne va pas réinventer la roue en proposant un test complet de chaque FF présent dans cette édition, mais sachez que vous en aurez pour votre argent que cela soit sur le rapport qualité/prix/temps de jeu et le plaisir de parcourir ces aventures incroyables.

Square Enix nous propose 6 titres dans versions harmonisées, en utilisant pour tous le même moteur conservant une identité en continuité tout au long des quelque dizaines d’heures que nécessite cette super compile. Certains titres n’en sont pas à leur première réédition et avaient eu le droit à d’autres améliorations propres, ou aspects modifiés/ajoutés par le passé, mais Square Enix fait table rase. FFPR prend comme point de départ les versions originales, y applique sa refonte universelle que cela soit audiovisuelle, mais aussi quelques options de conforts de façon. Car oui, qui dit remaster dit souvent certains points retravaillés et c’est notamment le cas de la vitesse de jeu qu’on accélère à notre guise pour donner un peu plus de dynamisme, booster le gain d’EXP ou gils, supprimer les affrontements aléatoires et j’en passe et bien sur des trophées et un platine pour chaque titre (car oui, le Dashboard affiche 6 titres pour le coup) sur Playstation 4, support de notre test ici. Le studio nippon contrebalance les améliorations « oubliées » avec une refonte globale agréable.

Les nouvelles moutures titillent notre rétine avec une DA toujours à l’ancienne du plus bel acabit. C’est agréable à regarder, d’autant que les tous premiers opus ont assez vieilli au final. Ce lifting leur a fait un bien fou. On a le droit à un passage 16/9 en prime, changeant du 4/3 à l’ancienne. On n’oublie pas les animations plus agréables et fluides sans dénaturer l’aspect oldies, ou encore les effets des sorts et magies peaufinés par exemple. D’ailleurs, les OSTS ont eu le droit à une réorchestration magique et efficace, et cela va même plus loin comme dans FF VI avec la scène de l’opéra qui est réellement chantée cette fois-ci.

C’est un régal se replonger dans ces bijoux qui ont un certain âge sur les papiers, mais toujours tellement solide manette en main. On apprécie reparcourir ces titres de légendes les uns derrière les autres, voir la formule évoluée, s’améliorer. Le plaisir est intact et un brin de nostalgie fait son apparition. Je me suis revu quelques années en arrière et j’ai retrouvé une partie de cette magie comme lors de ma découverte de ces monuments. Oui, on peut regretter de voir disparaitre certaines améliorations d’anciens portages, ou encore le prix global (75e le bundle, ou 12-18e l’unité), mais on a conscience du boulot apporté) et surtout (re) découvrir cette série dans de telles conditions ne se boude pas !

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