12 mai 2026

Exoprimal : du fun en barre mais un réel manque de contenu

Exoprimal est une nouvelle licence de Capcom dans laquelle deux équipes de 5 joueurs affrontent des dinosaures par horde avant de potentiellement se tenir face à face pour en découdre sur la dernière ligne droite. C’est fun et cool à jouer, surtout entre potes avec le vocal. Le jeu a une belle base, mais est-ce que cela sera suffisant ? L’avenir nous le dira.

Exoprimal prend place en 2043, 3 après l’évènement tragique où des vortex se sont ouverts laissant des hordes de dinosaures envahir notre planète. Des combattants membres de l’organisation Hammerheads sont envoyés sur l’ile de Bikitoa mener l’enquête après qu’un des leurs se soit crashé suite à l’apparition d’un nouveau Vortex, chose invraisemblable logiquement. Après avoir fait la rencontre de l’IA Léviathan, celle-ci nous assiste en simulant des combats afin de mettre en lumière la source de toute cette sauce. Au fil des parties (et de notre progression), on découvre de nouvelles cinématiques dévoilant des détails sur l’histoire. Même si cela reste très soft et léger, cela a le mérite d’exister et de justifier un tant soit peu nos joutes.

Phase 1 : on éclate du Dino.Remarque, phase 2 aussi !

Exoprimal ne propose à ce jour qu’un seul mode de jeu, Survie jurassique, sur deux cartes uniques le tout se déroulant en deux phases. La première prend toujours une forme similaire d’une partie à une autre. Léviathan nous demande de remplir une succession de missions allant de l’annihilation pure et simple de vagues ou de la défense d’objectif, tout en étant jetée dans une course face à l’autre camp. Aucune confrontation directe ici, simplement des fantômes visibles lors du passage des différents paliers avec une indication si on a été plus rapide ou non que l’équipe secondaire.

Dès lors que les premières étapes sont finalisées, on est transporté dans une autre dimension, tout comme nos ennemis du moment, avec cette fois-ci quelques variations. Deux scénarios possibles : on reste dans la continuité du début de game, à savoir quelques objectifs à rmeplir le plus vite possible, ou une escorte d’une plateforme mobile qu’on doit défendre face aux dinos. En cas de cube détruit, il fuat le reconstruire en défendant la zone. A savoir que cette seconde phase peut être uniquement PvE ou bien au contraire PvP avec la possibilité d’envoyer des T-Rex et consorts (qu’on contrôle) sur le camp d’en face voir même d’aller en découdre physiquement, face à face !

Tank et dps cherchent deal pour dinoland

Le concept est simple, mais efficace. La prise en main se fait rapidement d’autant qu’on découvre les bases via un tuto concis, mais amplement suffisant. Comme plusieurs expériences 5c5 en ligne, notamment Overwatch, on retrouve un système de rôle avec l’habituelle Sainte Trinité : tank – heal ou assist – dps et Exoprimal ne déroge pas à la règle. On a le droit day one à bonne dizaine d’archétypes (dont trois bloqués à moins de payer la version Deluxe, payer via la CB des kits d’upgrade, où farmer quelques heures). Chaque exosquelette, en plus de designs particulièrement soignés, offre une approche de gameplay différente et ce même au sein d’un même rôle. Par exemple, l’un des tanks joue du minigun avec des domes de protection, alors que le second sort un boubou façon Reinhart en tapant sur son bouclier pour aggro les dinosaures du coin alors que troisième suit la voie du Bushido et manie le sabre comme personne. On retrouve une même offre diversifiée côté assist et classes de damage dealers brutes.

Forcément, en jeu, on s’attend à retrouver une certaine cohérence sur le terrain avec à minima un assist, et un tank, histoire d’avoir une composition qui répond à chaque situation. Quand c’est le cas, le groupe progresse et score à tout va. Les hordes de dinosaures tombent tout comme les « boss » à l’image du tricératops pour ne citer que lui. Certes, il arrive comme partout que les joueurs ne suivent guère l’idée d’avoir un groupe homogène et on se retrouve avec 4 dps et un seul soin (ma pomme comme toujours), mais globalement cela fonctionne assez bien, sachant qu’on change d’exo en pleine partie en quelques clics si on en ressent le besoin.

Chaque avatar dispose d’un coup de base et de deux compétences spéciales, sans oublier l’ultime qui se recharge au fil de la partie selon nos actes. Cela va encore un peu plus loin avec un outil allant du canon laser à une zone de soin ou un bouclier. Bref, les possibilités sont satisfaisantes et suffisamment variées pour qu’on trouve tous chaussure à nos pieds. Les parties sont assez rapides (une 10 de minutes) tout comme le matchmaking pour qu’on enchaine sans trop de mal plusieurs games en une heure. Le concept est suffisamment bon pour que l’on continue à pousser une seconde extinction de dinos durant les premières heures.

Une saison estivale

Le leveling est là aussi classique avec trois aspects : tout d’abord, le compte, la saison en cours (avec une ligne de contenu gratos, pour tous, et une dédiée au passe de saison payant) et enfin chaque classe. À l’image d’Overwatch ou CoD, on enchaine les médailles selon nos hauts faits arme en main (tuer x dino, soigner x points, etc.), récompensée de quelques points d’EXP au moment de faire les comptes. En fin de partie, on retrouve les habituelles récompenses MVP, joueurs ayant le plus soignés, tué le plus de dino et j’en passe. Là aussi, Exoprimal joue classique, mais pourquoi changer une recette qui gagne ? Il est très souvent question de skin, pour les armures et armes de nos avatars), ou d’éléments pour customiser la carte de visite. Enfin, en montant de niveau le compte et les classes, on débloque des modules modifiants nos personnages : un peu plus de soin rendu, zone d’effet d’un sort aggrandit, vitesse de déplacement boostée et j’en passe. 

Exoprimal ne révolutionne pas le genre, avec un titre online uniquement mêlant coop et jcj, tout en y apposant sa DA jurassique qui fait mouche. On l’appréhende très vite, l’amusement est bien là, on y joue aussi bien pour tuer une demi-heure avant de décoller de la maison ou le temps d’une soirée entre potes à la place de nos jeux habituels. Mais plus on enchaine les parties et plus on ressent comme un sentiment de répétitivité. Exoprimal n’offre à ce jour que deux cartes (disposant certes de plusieurs points d’objectifs chacun) avec des lieux se ressemblant très fortement. Quand on couple ceci au fait qu’on ne dispose que d’un seul mode de jeu, l’impression de revivre les mêmes moments en boucle n’est jamais bien loin. On aurait apprécié une plus grande diversité de biomes voire des modes alternatifs pour donner un plus gros élan au jeu. Le bestiaire semble également un tantinet léger, renforçant davantage notre feeling. Le potentiel est pourtant plus que correct, mais le prix demandé à la caisse (59,99 l’édition normale) semble aujourd’hui trop élevé face à ce que propose le titre de Capcom. Son intégration au Gamepass devrait pas mal aider côté visibilité.

Pas de mélange ici, c’est la règle

Cela pointe le second « problème » (bien que connu car communiqué il y a peu de temps par le studio) : posséder un compte Capcom est obligatoire pour jouer en ligne, mais Exoprimal ne dispose d’aucun crossplay. Les joueurs sont divisés en trois pools : Xbox (console comme store Windows PC), Playstation, et PC Steam. Pire encore, on aurait pensé qu’il servait au moins à une cross progression ? Que nenni, mon leveling fait sur la version Steam n’est pas repris sur Xbox. À l’heure où ces deux features sont de plus en plus disponibles sur les jeux 100 % en ligne, il est dommage de voir deux portes fermées sur Exoprimal.

Côté technique, c’est du tout bon avec le support de l’ultrawide et le fait que la version Steam soit jouable sans de réels sacrifices sur le deck. On arrive à chatouiller les 50fps sans couper à la hache le preset et en conservant un rendu plus qu’honorable. Le moteur maison de Capcom fait des merveilles une nouvelle fois et permet de jouer même sur des machines plus modestes dans des conditions optimales et on apprécie clairement d’autant que le FSR aide alors sur les machines plus soft. À noter que le jeu est entièrement doublé en anglais, sauf Léviathan qui cause FR. Pourquoi seulement l’IA ? C’est une bonne question !

Capcom a déjà annoncé une roadmap pour les prochains mois et nul doute que le contenu d’Exoprimal évoluera dans le bon sens, mais day one, la proposition est un peu trop faible pour le prix demandé, générant un sentiment de redondance trop vite. Le concept est classique, mais efficace, et entre potes c’est franchement sympa à jouer. Finalement, on a qu’un seul (mais sacré) reproche à faire à ce titre mêlant pvp et pve atypique. Les autres signaux sont clairement au vert en sachant qu’il est dispo sans frais additionnels dans le Gamepass PC, mais aussi console !

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