Après How To survive, Eko Software revient avec un autre titre de zombie assez similaire, mais dans une ambiance totalement déjantée : Welcome To Paradize. On retrouve les mêmes forces avec toujours cette composante couch gaming qu’on apprécie et le tout en se tapant quelques barres. Une belle réussite pour Eko qui nous délivre une production alléchante et plutôt bien ficelée.
L’apocalypse zombie déferle du nôtre chère Terre, ne laissant que mort et désolation. Quand la promesse d’un monde meilleur apparait, il en faut peu pour que notre avatar daigne rejoindre les lieux : Paradize, un endroit où la menace n’existe pas, où tout est redevenu normal. Les zombards sont toujours là, mais ce sont nos amis, ils vivent parmi nous, au point même de devenir nos larbins en nous protégeant, faisant nos courses et moindre besogne ! Mais arrivée sur place, la réalité est toute autre ! Tout est en ruine, avec peu de survivants et surtout toute une armée de morts-vivants tout sauf amicaux ! Les quelques rescapés demandent notre aide, afin de remonter la pente avant qu’on découvre sur place qu’on pourrait rejoindre l’élite dans l’espace pour retrouver une vite à la cool, mais avant tout il faut construire une fusée pour décoller ! On rencontre tout un tas de Pnjs aussi taré les uns que les autres (la famille Davies … pas un pour rattraper l’autre), on découvre même comment asservir des zombies, et les utiliser pour diverses tâches dans un univers post-apo au top.
De l’enfer au paradis en 5 leçons
Le pitch est donné, et propose une histoire cohérente et parfois totalement déconnectée et c’est clairement ce qui fait le charme de Welcome To Paradize. Le studio fait des choix délirants et comiques, mais l’imbrication tient ensuite la route. Bien entendu, on n’est pas face à un RPG AAA avec des rebondissements à foison pouvant déboucher sur une série, des films, etc., mais cela suffit amplement à nous donner envie de nous plonger dans le gameplay.
Ce qui nous fait accrocher Welcome To Paradize, c’est sa formule léchée basée sur de l’action RPG en vue isométrique (façon hack & slash/Diablo si vous préférez) avec une prise en main façon twin stick shooter : le joy gauche pour le déplacement, le droit pour gérer dans quel sens on regarde/frappe/shoot. Dès les premières minutes, on s’équipe d’un bâton et on commence à latter du zombie à la pelle avec une attaque légère et rapide, ou une lourde plus forte, mais plus lente. S’en suivent l’esquive et le sprint, consommant de l’endurance. Au fil des minutes, on amasse une blinde d’objet au sol permettant de crafter nos premiers items : des bandages. La prise en main est aisée et rapide et même lorsqu’on découvre notre première arme à distance, on fait mouche dès les premiers shoots. L’instant fatidique est arrivé, on découvre enfin comment construire le casque de soumission permettant de rendre un cadavre docile et qu’il suive nos ordres. On découvre alors un menu assez explicite où on équipe le minimum vital sur notre nouveau compagnon et surtout où on choisit son comportement hors et en combat : il ramasse, il active, il fuit, il frappe, etc. Car oui, non seulement notre pote se bat et nous défend, mais on peut surtout lui assigner tout un tas de tâches durant notre périple. Il crève ? Ce n’est pas grave, le premier cadavre trouvé fera l’affaire pour le remplaçant qui reprendra à l’identique son profil !
La vie n’est pas un long fleuve tranquille
D’ailleurs, autant pour notre avatar les armures passent par un simple loot ou du craft, autant pour notre zombie il faut looter plusieurs le même item au sol pour enfin pouvoir l’équiper. : une selle pour que le copain devienne une monture, une armure blindée de pic en bois faisant des dégâts au corps à corps à tous ceux qui le charge, ou un brumisateur afin de nous hydrater en permanence. Plus le temps passe, plus on progresse, et plus on peut contrôler de familiers en simultanés. On crée différents presets, ou on fait du simple copier/coller et roulez jeunesse. On enchaine les quêtes, on débloque de nouvelles armes comme le fusil à pompe, la mitraillette, la machette ou la lance, on débloque des points de déplacement rapide, on répare des ponts en guise de raccourcis, et on progresse. Chaque level gagné nous offre un point de talent à dépenser dans l’un des arbres de talents : hacking de zombie, baston ou encore craft.
On découvre de nouveaux biomes, abandonnant progressivement cette forêt verte pour des plaines désertiques, un volcan, ou des zones citadines, des centres commerciaux abandonnés, des mines et j’en passe. Attention aux conditions climatiques qui jouent des tours à l’image des zones plus chaudes, nécessitant de s’hydrater plus régulièrement avec des bouteilles d’eau (qu’on remplit au moindre point d’eau) ou grâce aux armures brumisateurs de nos compagnons ! Welcome To Paradize est assez généreux côté diversités et nous offre suffisamment de décors différents pour qu’on ne ressente à aucun moment d’impression de déjà vue ! D’ailleurs, la technique est plutôt efficace avec un rendu plus que convenable surtout pour un titre de cette envergure, une bonne maitrise des lumières et ombres et un framerate fiable sur console.
Par contre, j’ai tout de même constaté quelques phénomènes de tearing après une reprise du jeu quand la console passait en mode repos/veille et l’un ou l’autre petit ralentissement. Quand je lançais le jeu après avoir rallumé la console, cela semblait bien plus contenu et moins fréquent. À noter surtout que j’ai débuté mon aventure bien 15j avant la sortie officielle, donc sans l’habituel patch day one. A suivre.
Rage against the zombies
Une autre composante importante de Welcome To Paradize est sa gestion de base. On s’en aperçoit en attaquant les premiers camps zombie, mais on comprend vraiment la profondeur et richesse du truc quand on met les mains dedans. On construit après quelques heures notre campement permettant de stocker tout le matos ramassé, mais surtout d’avoir nos premiers bâtiments importants comme celui permettant de concevoir nos armes et de les améliorer, ou encore la cuisine pour se concocter des petits plats offrant différents buffs. La défense de ce camp est alors primordiale pour résister aux différentes attaques zombies, avec des barrières.
On construit des pylônes permettant d’avoir quelques zombies à nos ordres dans le camp, mais là aussi on retrouve ce système maison d’affectation des tâches hors et en combat et c’est ici que la fonction activation prend son sens pour par exemple enclencher en chaine les pièges dissimulés tout autour du camp ! Mais attention à toujours avoir assez d’énergie disponible sous peine de voir un pylône justement désactivé (et donc perdre les zombies liés), etc. Pour cela, on a besoin de centrale à charbon, ou hydraulique. Vous voyez où je veux en venir ? Il faut donc que la main-d’œuvre récolte bois et eau pour tenir le coup. On se retrouve avec deux facettes de gameplay qui tournent en parallèle : la partie clairement action-RPG et cette dimension gestion de camps/stratégique et le tout avec une alternance suffisante. On ne passe pas tout notre temps sur l’une ou l’autre en délaissant la suivante, les deux ont leur importance et l’une cadence la progression de l’autre finalement. On débloque de nouvelles bâtisses en avançant dans l’histoire, et on avance dans la suite de quête principale grâce aux nouvelles technos acquises.
De la barbak bien fraiche
Le bestiaire est assez riche avec une multitude de zombies différents possédant chacun leur force ou leur faiblesse, nous obligeant souvent à revoir nos plans ou la façon dont on aborde un nouveau camps et attention, on ne parle pas de zombie humanoïde la preuve en est l’éléphant zombie qui sert de boss à un moment et on est loin d’un cas isolé. C’est fun, décalé, j’adore ! Cette richesse se retrouve dans les possibilités offertes pour justement répondre à ces cas différents voir extrême que ce soit dans les arbres de talents, l’armement disponible ou encore la custom de nos compagnons du moment.
J’ai apprécié, seul comme en couch gaming, mon voyage dans Welcome To Paradize. Le contenu offert est satisfaisant et convaincant, tout comme les possibilités sur son gameplay. On découvre une production plaisante, avec de forts atouts. Certes, il sort dans une période ultra dense en termes de hit, mais on est confiant quant à son potentiel à sortir du lot, et prouver que les AAA ne sont pas les seules productions à mériter le coup d’œil. C’est fun, complet, ça nous fédère manette en main et on s’amuse seul ou à deux et quand on voit son petit prix, on ne peut que dire bingo !



















