Dragon Ball Z est une licence qui parle à plusieurs générations, que ce soit ceux nés dans les années 80 ou avant, comme les jeunes d’aujourd’hui. Il faut dire que l’univers créé par le regretté Akira Toriyama a connu une vie riche et généreuse, avec de multiples séries, animations, mais aussi jeux vidéo. J’ai commencé avec le tout premier DBZ sur SNES, j’ai enchaîné avec les suivants sur la console de Nintendo, sans oublier le second sur Mega Drive, qui était une tuerie absolue. La PS One et la Saturn sont arrivées avec Ultimate Battle 22 d’un côté, Densetsu de l’autre, et cela a continué de génération en génération jusqu’à Xenoverse et Fighters Z. La référence pour énormément de joueurs reste Tenkaichi avec son gameplay révolutionnaire. Son successeur, tant attendu, a fini par arriver : Dragon Ball Sparking Zero répond enfin à cette attente !
Dragon Ball Sparking Zero est un jeu de combat en 3D dans des arènes ouvertes et spacieuses où on se déplace librement dans toutes les dimensions. Seul ou en équipe (on change de personnage assez simplement), on part pour des joutes épiques à la mise en scène particulièrement soignée et à la direction artistique qui tabasse sévère.
La prise en main est simple pour les rudiments. On dispose de deux modes de contrôle (modernes ou classiques – à l’ancienne) avec une attaque qu’on spamme pour les enchaînements (simple ou chargée), les attaques de Ki (les boules d’énergie basiques) et tout un tas de compétences qui consomment notre Ki dont la spéciale qui nécessite d’avoir notre énergie à fond. On alterne entre coups de corps à corps et toutes ces options variées pour amener les PV ennemis à 0 tout en veillant à toujours avoir du Ki pour parer / TP, etc.
Kaioooooo Keeeeeen
Malgré cette ressource à garder sous contrôle, les combats sont frénétiques, ça cartonne dans tous les sens et on en prend plein la vue. Visuellement, c’est du lourd, avec des animations et un charadesign de haute volée. C’est dynamique à souhait et le souci du détail force le respect : le décor qu’on explose à tour de bras, les vêtements de nos personnages qui prennent cher, etc. Et que dire de la fluidité jamais mise en défaut sur console (PS5 dans mon cas) ? Les cinématiques illustrant les capacités spéciales sont réussies et nous replongent immédiatement dans l’univers de DBZ, mais avec une force… Je ne pensais pas me prendre une telle claque personnellement. Je suis sous le charme !













La bande son reprend des thèmes ultra connus de la licence et le doublage en version originale est toujours aussi succulent. Par contre, les sous-titres en VF sont un peu trop dans l’air du temps avec un langage qui ne matche pas avec l’animé / manga comme on l’a connu. Dommage d’avoir voulu attirer une clientèle trop « jeune » à coup de «dinguerie » à tout va et autre termes du genre.
En plus du traditionnel VS fighting contre IA ou en ligne, Sparking Zero n’est pas avare en contenu. On retrouve l’iconique mode tournoi, qui propose de revivre certains moments historiques du manga ou d’en créer un rien qu’à nous. Le mode histoire nous fait revivre les arcs du manga sous différents angles. Cela débute avec l’attaque de Raditz sous l’angle de Goku et se termine avec Black et Jiren. On y incarne ces trois avatars, mais aussi Végéta, Gohan, Trunks du futur, etc. On revit les moments forts de l’anime, on repasse en boucle des passages emblématiques comme le premier morph en Sayian de Goku, le SSJ2 de Gohan, etc. La corde nostalgique vibre à 200 % et, comme déjà évoqué, avec cette technologie, cette modélisation et cette mise en scène, c’est du très lourd !
Toriyamavers
Le mode multivers « What if » amène lui aussi son lot de nouveautés avec des variations dans la narration qui ont pour effet de bouleverser toute la trame. Avec des « si », on refait le monde et c’est bien ce qui se passe ici. Les équipes ont fait preuve d’une superbe inspiration pour nous pondre ces scénarios alternatifs, surprenants et originaux, mais surtout très plaisants. Enfin, le combat personnalisé permet de créer nos propres affrontements : qui, quoi, quand, comment, mais aussi de paramétrer tout l’habillage qui les entoure. Et le must ? L’aspect communautaire avec le partage et le parcours de ces créations avec les autres joueurs. C’est assez frais et cela permet de prolonger l’épopée à volonté.
On voit bien que Sparking Zero met les petits plats dans les grands pour fédérer le joueur des heures durant et maintenir son intérêt. Les combats sont jouissifs, c’est fidèle à l’animé en termes de charadesign, DA, reproduction et mise en scène des capacités ainsi que de doublage. En revivant des heures durant nos moments favoris de cette licence iconique, on retrouve notre âme d’enfant ou d’adolescent. Alors oui, tout n’est pas tout rose dans cette campagne (Goku traverse tout, mais Gohan débute face à Cell comme s’il n’existait pas avant par exemple…) et certains choix sont discutables (le Genkidama assure la victoire contre Freezer, peu importe sa vie…) mais dans l’ensemble, on adore et on savoure chaque petite miette de ce Sparking Zero.
Contre les autres joueurs en ligne, comme toujours, cela passe par la pratique et rien que la pratique. Sparking propose un certain nombre de tutoriels pour acquérir les bases, mais voilà, cela ne concernera vraiment que le socle, les rudiments. Il n’y a pas de secret, il faut farmer, enchaîner, s’entraîner, capter le bon timing pour parer les coups, optimiser telle ou telle technique, etc. Contre l’IA, certains combats sont de vrais challenges, mais au moins, les combats sont intéressants et pas à sens unique où on leur roule dessus. Dès lors qu’on baigne dedans, Sparking Zero dévoile la profondeur de son offre avec bien plus de possibilités qu’il n’y paraît. On décèle le petit détail qui fait la différence, etc.
Il est beau mon roster
Côté contenu, Sparking Zero n’est clairement pas avare avec un roster de titan (pas loin de 200 persos… bon certes, x Goku, x Gohan, etc., mais cela n’enlève en rien à la richesse en termes d’avatar unique) et des skins en pagaille. Dommage que les zones de combat ne suivent pas la même tendance par contre, d’autant qu’ils manquent quelques endroits emblématiques de la licence. On accumule des récompenses via les dragons, mais aussi les monnaies gagnées en jeu qu’on récupère à la fin de chaque combat en remplissant des défis. Il existe une multitude de façons de dépenser nos Zenis ou les vœux de Shenron dans la boutique. Avec une telle profusion de contenu, on en vient même parfois à se demander quoi faire tant il y a d’options, et parfois à des prix totalement déraisonnables. C’est généreux, trop même limite, mais a trop en donner on s’y perd parfois un peu. Bon, voilà, on ne va pas cracher dans la soupe non plus mais avec le manque parfois d’ergonomie des menus, cela n’aide pas tout le temps à s’y retrouver facilement.
Dragon Ball Sparking Zero est en quelque sorte le jeu tant attendu qui offre un véritable hommage à cette licence. Entre ses multiples modes, son roster gigantesque, son gameplay dynamique et sa DA solide, c’est un grand oui de mon côté. Et que dire de la mise en scène et des cinématiques en pleine action ? Il nous réserve quelques surprises plaisantes et de quoi nous occuper des heures durant avec son contenu hors norme. Tout n’est pas tout rose (une ergonomie des menus pas toujours simple, une gestion des boutiques assez complexe ou le splitscreen limité), mais la majorité de l’expérience nous convainc haut la main. DBSZ est une pure réussite, le DBZ tant attendu qui devrait nous régaler un petit moment.