Vous voyez un peu le concept Outlast Trials ? Plusieurs joueurs, en coop, qui font face à des machines à tuer et devant s’en sortir coute que coute ? Disons qu’Underward prend un peu la même direction tout en apposant sa propre patte, son propre style et c’est une réussite à sa façon.
Il faut dire que la création d’Intense sait se démarquer dès les premiers trailers. Même si, pour le coup, on n’était pas trop sur de savoir à quoi s’attendre, sa direction artistique fait mouche. Avec un style proche de Blair Witch, type caméra embarquée, fish-eye, Lens flare and co, le photoréalisme d’Underward attire forcément l’œil. Il n’y pas d’histoire à proprement parler, juste un contexte rapide, quelques bribes d’informations trouvées ci et là et basta. Il faut laisser parler son imagination pour se créer une vraie trame. Toujours est-il que le contexte reste intrigant.
Underward mise tout sur son gameplay, sa DA et son ambiance. Le ou les joueurs (car oui, même s’il prend son plein envol en coop, Underward peut totalement être joué en solo) sortent d’un ascenseur dans une espèce de scaphandre et leur objectif est de trouver le prochain ascenseur pour atteindre leur but quelques étages plus bas. Sauf que les portes de ce prochain ascenseur ne s’ouvrent pas juste comme cela, car on l’a trouvé. Il faut pour cela suffisamment de crédits, et ces crédits, on ne les obtient qu’en livrant d’énormes cylindres avant cela dans un dépôt. Dit comme cela, tout semble simple, mais en fait, non, cela en est très loin ! Déjà, la FoV est assez limitée, car la caméra portée façon GoPro ne filme que l’avant sur un angle loin d’être du 180, notre vue est souvent encore plus restreinte quand on porte des cylindres, mais surtout… chaque étage est infesté de monstres et créatures en tout genre qui n’ont qu’une envie : nous défoncer !
Objets possédés, spectres, infirmières démoniaques, tout y passe. Cela n’a parfois ni queue ni tête, mais c’est ça qui renforce l’ambiance horror qui nous colle sous tension tout le temps et ce rendu photoréaliste accentue davantage la psychose. Tous les subterfuges sont bons pour éloigner un adversaire, comme faire diversion en jetant un objet au loin, utiliser le moins possible nos torches pour traverses ce complexe sordide, rester calfeutrer dans l’ombre et faire le moins de bruit possible. On retrouve certaines facettes d’Outlast, ou Phasmophobia par exemple, pour donner la tendance. La couche audio ajoute la touche finale de cette ambiance pesante et parfois dérangeante avec des bruits ambiants qui nous maintiennent en éveil et sur le qui-vive à chaque instant. Petit plus, comme Phasmo, en utilisant le chat interne, exploser de rire (nerveusement) ou gueuler a pour effet d’ameuter les créatures environnantes, ce qui n’est jamais un bon plan.
Le must reste Ce gameplay en lui-même reste assez énigmatique, dans le sens où rien ne nous indique clairement quoi faire ni comment le faire nous obligeant à fouiller le moindre recoin, tester énormément de choses, jusqu’à trouver comment actionner le mécanisme pour ouvrir / débloquer un passage, etc. et tout cela, sans se faire choper et sans faire le moindre bruit qui pourrait couter cher ! Côté contenu, le côté procédural donne une belle durée de vie à Underward, rendant chaque run unique. Certes, on s’aperçoit tout de même d’une légère redondance sur la durée, mais entre amis c’est clairement le genre de titre sur lequel passer d’excellente soirée. En pickup, c’est vite la foire chacun jouant pour sa gueule, n’essayant pas de ranimer un coéquipier dans le court timing alloué, mais entre pote c’est clairement une sacrée expérience.
Disponible à petit prix (7,99 euros uniquement), Underward se positionne direct comme un titre à découvrir de toute urgence pour une bande de copains désirant trouver un titre où la coop est mise en avant. Sa DA est très originale, son contenu conséquent, et son gameplay solide. Pas de doute, Underward est une réussite.