A Way Out, It Takes Two et maintenant Split Fiction, trois titres qui ont en commun bien plus que « juste » la maison derrière eux (Hazelight Studios) : une aventure entièrement pensée et jouable uniquement en coopération, en couch coop avec un écran splitté, qui délivre un gameplay sidérant mais surtout qui nous conte quelque chose de profond.. Ici, on adore s’adonner à des sessions en famille que ce soit au sein du couple, ou l’un de nous avec les enfants, alors forcément ce genre de titre ça nous parle et les trailers ont su faire monter la sauce durant des semaines, que dis-je des mois, et voilà, on a enfin pu (trouver le temps de) poncer Split Fiction et on en sort conquis !
Split Fiction prend place dans une époque qui pourrait être la nôtre où deux écrivaines (Mio et Zoé) se rencontrent dans les locaux d’une maison d’édition. À première vue, tout les oppose : l’une est fana de SF et techno alors que l’autre baigne plus dans la fantasy et tout ce qui tourne autour de la magie, et chacune a en horreur le genre de l’autre. Leur première rencontre est électrique avec l’une des deux qui essaie de taper la causette avant de se faire remballer par la seconde. Bref, on sent qu’elles ne sont pas faites pour être amies et pourtant, elles vont devoir coopérer qu’elles le veuillent ou non.
Alors qu’elles pensent avoir à faire un rendez-vous tout ce qu’il y a de plus classique pour décrocher un contrat, elles se retrouvent en réalité à jouer les cobayes pour une machine saugrenue : après avoir enfilé une combinaison spéciale avec d’autres participant, chacune d’eux est mis dans un état de stase par un procédé inconnu en les plongeant dans l’un des univers qu’ils ont créés… sauf que l’une des deux refuse l’expérience, en vient aux mains et pif paf pouf, elles tombent dans la sphère où se trouve la seconde écrivaine et donc dans son monde virtuel… Tout part en vrille, les univers des deux créatrices s’entrechoquent et s’enchainent les uns derrières les autres avec comme seule échappatoire de trouver ces failles, phénomène étrange, afin de clore chaque univers les uns après les autres et réussirent à s’en sortir, car dans le monde réel, tout le monde semble dépassé et les pieds et mains liés. Bref, pour survivre, tout ne tient qu’à Zoé et Mio !
New player : insert coin
Le pitch est donné, l’aventure est lancée, et les joueurs sont immédiatement envoyés dans la mêlée pour se sortir de ces mauvais draps et autant le dire : Split Fiction envoie du bois du début à la fin, réussissant à nous surprendre régulièrement à commencer par ce binôme totalement opposé, mais dont on s’attache assez bien, avec une histoire bien ficelée, de nombreuses références pop culture (vous penserez à nous lors du fameux saut d’AC par exemple), et une réelle ingéniosité sur tous les domaines : narration, mise en scène, choix des univers, rythme, bref, difficile de trouver un truc à redire sur Split « solitaire » Fiction (comprendra qui pourra haha). Une fois posé avec ma moitié sur le canapé, on a franchement eu du mal à lâcher la manette. S’il n’y avait pas eu l’appel de l’estomac (et de nos juniors ayant eu aussi la dalle), on y aurait surement passé des heures d’une traite (déjà là, on avait tapé facile une bonne session de 3 h sur le premier shoot).























En plus de cette alternance de monde passant régulièrement du féérique et heroic fantasy où trolls, dragons et magie cohabitent à de la Scifi mêlant Starwars-like, cyberpunk et laser en tout genre, c’est également le gameplay qui maintient la flamme ardente. En l’espace de quelques secondes, on passe de la plateforme classique à du pilotage de vaisseau, du shooting, de l’infiltration, des énigmes et puzzles, etc. On dispose d’un socle de faculté comme le saut, le dash, un grappin pour s’accrocher ci et là aux plateformes en hauteurs et à cela s’ajoutent très régulièrement des pouvoirs uniques, temporaires, et composantes le temps d’un level. On alterne vue 3D, course poursuite en vue de face, scrolling 2D façon Mega Man and co et notre arsenal suit la même logique avec toujours des accessoires plus déjantés afin de tenir les rangs face à quelques boss vraiment top. On ne s’ennuie jamais, la pression ne redescend jamais et comme dit gameplay, narration et mécaniques nous surprennent tout le temps.
Avec Split Fiction, on ne parle pas d’un jeu jouable en coop, mais bien d’un titre prévu pour être joué à deux uniquement où le travail d’équipe est de mise très régulièrement. Par exemple, à un moment, l’une des héroïnes possède un lasso laser permettant de faire sauter des protections afin que la seconde puisse casser un interrupteur dissimulé en dessous avec son katana. Lors de courses poursuites, l’un des joueurs peut jouer sur la gravité et changer de plan, lui ouvrant accès à des passages pour ouvrir une porte avant que le second joueur puisse faire bouger une passerelle sur laquelle le premier se trouve justement et du coup l’approcher suffisamment afin que, grâce à un saut, les deux puissent enfin se rejoindre. Les exemples du genre sont légion, se focalisant sur le plein travail en équipe ! Et tout ceci met en avant un level design de folie. En fait, pour découvrir vraiment l’intégralité du jeu et en profiter pleinement, on en est à se demander s’il ne faudrait pas faire un run avec chaque avatar !
C’est une véritable avalanche avec très peu de temps morts, nous entrainant avec son rythme endiablé de surprise en surprise. Cerise sur le gâteau pour casser la monotonie (qui n’existe pas en fait…) : la découverte d’histoires annexes, planquées dans les niveaux principaux, afin de casser l’aventure le temps d’un détour dans un paysage totalement annexe, inconnue, pour découvrir encore un peu plus la profondeur de Split Fiction vis-à-vis de son offre et découvrir encore plus de surprises et de fraicheur dans le gameplay. Quand bien même on leur colle un tag « facultative », passer à côté serait terrible tant la qualité répond présente !
Joueur 1 : continue
Sur l’aspect technique, sur Playstation 5 (et surtout sur Pro), c’est du haut level. Alors oui, si on veut chipoter on pourrait noter une texture par ci par là qui dépareillerait (mais vraiment pour redire sur quelque chose hein), mais soyons honnête : dans l’ensemble ça cartonne grave ! Que ce soit concernant la modélisation des avatars, leurs animations, le rendu, les effets, etc, tout est au poil avec une stabilité et fluidité hors pair. Les temps de chargements sont inexistants ou super bien cachés, les mondes regorgent de détails, c’est coloré à foison, c’est vivant, bref c’est un kiff ! Le doublage (intégral) dans notre langue est plutôt bien réussi avec une bande-son solide.
De nombreuses options orientées accessibilités sont de la partie afin d’ouvrir Split Fiction au plus grand nombre notamment des composantes pour rendre le jeu extrêmement simple pour que même les moins à l’aise avec le JV puissent profiter ! Pour en revenir au multi : Split Fiction est donc jouable à deux, ni plus ni moins, aussi bien en locale qu’en ligne et on apprécie pour le coup le retour du passe ami permettant de jouer avec un pote même s’il ne possède pas le jeu ! Bonus en plus : le tout est cross plateforme. Le seul prérequis reste que l’un des deux joueurs ait acheté le jeu, quel que soit le support. Quand on voit tout ce qui est mis en œuvre sur un titre dont le prix public conseillé est de 49,99 euros (déjà vu à 40-45 avec parfois un bon d’achat de 5 ou 10e en prime), on se dit que si un acteur peut proposer un tel bundle, et récidiver surtout, c’est que l’industrie tout entière pourrait faire parfois des efforts… On voit que chez Hazelight : le plaisir du jeu et le joueur sont les premières préoccupations et tout est fait pour que les binômes en ressortent conquis !












A l’heure d’écrire ces lignes, je ne suis pas sur qu’il y ait grand chose à rajouter à part paraphraser notre test car comme vous l’avez compris : Split Fiction nous a conquis et tape dans le mille que ce soit en terme de plaisir de jeu, mécanique de gameplay, richesse et variété du contenu, durée de vie et même technique. Si vous avez apprécié les précédents jeux de la maison, Split Fiction vous captivera à coup sur car il arrive suffisamment à se renouveler et proposer encore des nouveautés vis à vis d’It Takes Two notamment. Dispo à 50 balles ou bien moins qu’on cherche 5mn, c’est un titre immanquable dès lors que vous avez un pote sous le coude (local ou non) ou un partenaire attitré pour le faire… et au pire, vous n’avez personne ? Le studio met à dispo un Discord pour trouver des coéquipiers ! En tout cas, le succès est dores et déjà là (1m en 48h, 2M en une semaine), je ne serais pas étonner qu’il dépasse les 23M d’It Takes Two.