12 février 2026

Days Gone Remastered.: on retrouve Deacon pour éclater du zombies en 4K

Deacon Saint John est de retour et ce n’est pas pour jouer de mauvais tours ! Après une sortie il y a 6 ans sur PS4, la production de Bend Studios — Days Gone — revient dans une version remastered. Ne se limitant pas uniquement à un simple lifting, ce titre acclamé par les joueurs propose quelques ajouts intéressants et le tout pour un prix contenu : 10 euros si on possède le jeu de base sur PS4, sinon 49,99 euros pour la totale.

Days Gone nous parle pas ? Petit récapitulatif : le jeu prend place dans une version alternative notre monde qui a connu un apocalypse zombie. L’histoire se déroule dans le grand ouest des USA où on incarne Deacon Saint John, un motard hors la loi chasseur de prime qui parcoure ce territoire dévasté à la recherche d’une dernière raison valable de vivre. Il faut dire que la vie n’a pas été tendre avec lui, perdant sa femme dans de tragiques circonstances. Sans être des plus originales, l’histoire se laisse suivre, avec ce héros badass impliqué dans différents scénarios : la survie avec son frère, la recherche d’informations sur la disparition de sa compagne, la lutte entre drifters et son boulot de chasseur de prime. On progresse, à notre rythme, sur chacun de ces embranchements pendant plusieurs dizaines d’heures jusqu’au dénouement.

Son gameplay couple survie en milieu hostile, TPS, monde ouvert, « RPG » et zombie avec une touche de Craft. Sans révolutionner le genre, l’expérience restait de bonne facture et permettait de découvrir un monde certes vu et revu (les zombies étaient à la mode), mais avec une certaine qualité. Le truc tout bête : utiliser la moto est ultra pratique, ça accélère les trajets en plus de nous permettre de nous éloigner d’un danger mais encore faut-il la retrouver, la réparer, avoir de l’essence et au final, elle fait pas mal de bruit aussi donc cela alerte les zombies et rebelles non loin par exemple. La composante social était des plus réussie avec des factions avec lesquelles tisser des liens pour gagner leur confiance, débloquer de nouveaux boulots etc. le monde vivant et persistant forçait le respect.

Succès passé, synonyme de nouveau futur

Sur l’ensemble, Days Gone a su séduire les joueurs même si la situation day one n’était toujours optimale d’un point de vue perf et stabilité, le charme opéra quand même. Côté presse par contre, c’était un peu plus mitigé. Les ventes ne semblant pas avoir atteint ce que Sony visait, aucune suite ne fut donnée, mais on a eu tout de même le droit à des performances améliorées via un passage à 60 fps à la sortie de la PS5. Aujourd’hui, les plans pourraient avoir changé chez Sony avec l’arrivée de cette Remastered édition. Et si le succès répondait présent aujourd’hui, pourrait-on se mettre à rêver d’une suite ? Car elle est clairement attendue …

Comme souvent qui dit remaster dit amélioration visuelle et Days Gone n’échappe pas à la règle. Sans forcément atteindre certains cadors AAA actuel, DGR prend du galon et c’est agréable. Les performances et la stabilité du framerate répondent présentes et c’est conjugué à un preset visuel amélioré. La distance d’affichage augmente, l’environnement gagne en détails et finesse, les textures franchissent un petit cap et c’est sans parler des effets de lumières et ombres qui sont de meilleure qualité. Le jeu de base était relativement soigné et le gain de puissance entre la PS4 et 5 est mise à profit. Avec une TV VRR, on a même le droit à un troisième preset réussissant à coupler fluidité et qualité visuelle, au prix d’une définition un peu inférieure à l’option qualité, mais avec le PSSR, cela envoie.

La direction artistique léchée profite donc de ce boost visuel pour tenter de nous séduire davantage, si ce n’était pas déjà le cas. C’est un régal de voir ce monde s’illuminer au lever du soleil et sombrer dans l’obscurité au crépuscule avant de ne se repérer qu’avec la lampe de notre moto ou les torches des camps au loin. Enfin, la météo dynamique impacte encore plus l’atmosphère ambiante et accentue le côté post-apo lorsque la grisaille et la pluie arrivent. Comme souvent, le choix se porte entre deux presets sur console de base : performance à 60 fps, et qualité privilégiant la 4 K native et un preset un chouia plus complet. la Pro dispose du coup de ce mode tout en un qui est efficace.

Dualsense au rapport

La couche audio a aussi le droit à son petit upgrade avec la prise en compte de la techno Sony 3 D Tempest où on entend chaque bruit environnant de façon encore plus précise / détaillé / distincte qu’avant, et quand on a le bon setup pour gérer du surround, atmos et consort, la spatialisation est tout bonnement ultime. Entre la partie visuelle et audio toute deux réussis, une bande son légère et non invasive, mais accentuant toujours l’ambiance du moment, l’immersion est totale.  La Dualsense n’est pas en reste que ce soit avec la prise en charge des retours haptiques ou des gâchettes adaptives. Au volant de la moto, les gâchettes opposent une certaine résistance qui, une fois franchie, pousse l’accélération à fond (mais le bruit généré aussi) idem pour le freinage.  Selon le type de sol sous nos roues, la manette nous fait ressentir plus ou moins de choses, idem pour les aspérités du sol, les irrégularités du bitume, les bosses dans la terre battue ou même chaque coup de guidon trop brutal. Le vrombissement du moteur, l’orage au loin, les explosions proches, on ressent tout dans le pad Sony PS5. Lors des phases de shoot, même topo avec une gâchette réagissant différemment selon les pétoires en main, de la sorte on ressent l’explosion de la poudre, le recul de l’arme, etc. 

Plus qu’un lifting

En l’état, on pense qu’on tient un remaster classique avec son upgrade visuel et l’une ou autres nouveautés comme la manette ajoutée, mais cela va un peu plus loin avec l’ajout d’options favorisant l’accessibilité comme une vitesse de jeu ralenti, des contrastes adaptés, une démarcation appuyée des objets et ennemis, etc.  À cela s’ajoutent les modes photos, le speedrun, un équivalent au hardcore où toute mort est définitive, ou encore assaut de horde dans lequel on fait face à des vagues à anéantir le plus vite possible avec de nombreux défis à compléter et un aspect scoring bien ficelé. Bref, on repasse en caisse mais pas uniquement pour un ravalement de façade, cela va plus loin.

Days Gone mérite clairement une seconde chance et cette version Remastered me dit que je ne suis surement pas le seul à le penser. Sans être révolutionnaire, l’histoire de Deacon Saint John reste attrayante, le gameplay solide et le contenu de base, couplé aux différentes améliorations et autres ajouts du jour, justifient ce nouveau passage en caisse, de 10e ou 49,99 selon si vous possédez ou non le jeu de base PS4. Petit plus : il est tout à fait possible d’importer sa save PS4 pour continuer son périple sur la version PS5, depuis le start menu du jeu.

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