5 décembre 2025

[QUICK] Endzone 2 est là

Il aura fallu environ trois ans à Gentle Mads pour proposer une suite à son bon et atypique Endzone : A World Apart. Après un an d’accès anticipé, Endzone 2 est enfin disponible en version 1.0 depuis le 24 juillet dernier. Mélange de RTS et de gestion dans un environnement Fallout-like, ce titre me rappelle de loin Frostpunk. Cette suite joue plus dans la cour de l’évolution tranquille que de la révolution, gommant certains défauts du premier opus sans tous les corriger. À 25 dollars, ne faisons pas la fine bouche pour autant.

Endzone 2 entend améliorer l’expérience passée en reprenant le même socle, mais en améliorant certains aspects, en ajoutant ou en supprimant certaines mécaniques, et surtout en ravissant les fans avec un accès anticipé mitigé. La version 1.0 entend réconcilier tout le monde et attirer de nouveaux joueurs vers un titre qui possède un certain potentiel. Comme dans le premier opus, une catastrophe sans précédent a détruit la plupart des formes de vie, ne laissant que très peu de survivants à la surface du globe. La mission du joueur est de mener ce dernier bastion de l’humanité et de l’aider à survivre pour recréer une civilisation. Si l’on peut se jeter à l’eau immédiatement, il serait judicieux de s’intéresser au second mode de jeu, un tutoriel ultra complet qui donne de bonnes bases pour démarrer du bon pied et ne pas planter la dernière communauté encore en vie. À cela s’ajoute le fameux mode survie (le classique sandbox d’Endzone 2), ainsi qu’un mode objectif avec plusieurs scénarios plus ou moins complexes et stimulants.

Dans tous les cas, les débuts se ressemblent assez : il faut trouver une zone propice à l’établissement de notre premier camp et subvenir aux besoins les plus primaires, comme l’eau, la nourriture et un abri. Le camp prend forme, les premières structures sortent du sol, mais très vite, la difficulté de la vie nous rattrape : conditions météorologiques extrêmes, comme la sécheresse ou les tempêtes, mais aussi des brigands à proximité et la radioactivité. Le défi de relancer une civilisation est de taille ! Endzone 2 nous prend par la main et nous présente chaque mécanique : pour l’eau, un lac se trouve à proximité, mais consommer l’eau brute n’est pas sans risque… autant utiliser un récupérateur d’eau couplé à un purificateur pour supprimer un maximum de radiations dans un premier temps. Il faut également prévoir des vêtements de base avant d’envisager des combinaisons antiradiations et des filtres pour les masques. Pour cela, on recycle tout ce qu’on trouve dans les casses, en transformant le tissu en habits et le plastique en équipements de protection sommaires. Peu à peu, des « lignes » de production se mettent en place et des bâtiments sortent de terre, avec la création de champs et de vergers à proximité des usines, des fours à charbon, etc. Mais bien entendu, il est nécessaire d’affecter des ressources et de la main-d’œuvre pour faire fonctionner chacune de ces usines et points de collecte.

Repeupler le monde signifie voir des bébés apparaître, et pour cela, il faut de l’intimité, donc des logements pour tout le monde, pour chaque couple, sans qu’ils soient entassés les uns sur les autres. Le moral est important, et voir ses besoins comblés l’est tout autant. Sans cela, les couples ne s’unissent pas, il n’y a pas de natalité, et donc une population vieillissante qui court à l’extinction. Et forcément, qui dit enfant, dit nourriture et eau à fournir, sans production pour contrebalancer, etc. En plus de réussir à survivre et à subvenir aux besoins de tous, il faut également prendre en compte la facette démographique. La météo entre également en compte, avec des récoltes impactées par les tempêtes et les sécheresses, et il faut donc anticiper tout cela pour ne jamais se retrouver sans nourriture, par exemple.

Le monde est impitoyable et nos choix peuvent avoir des conséquences désastreuses sur la pérennité de notre nouveau peuple. La radiation et les voleurs qui rôdent autour de notre camp sont autant de nouvelles menaces à prendre en compte pour maintenir notre colonie debout. Se défendre, se développer, s’améliorer, grandir : autant de fronts différents, mais pourtant nécessaires, qu’il faut gérer de concert. La base est similaire à Endzone : A World Apart, mais certains aspects ont tout de même changé, à commencer par les expéditions, qui étaient passives dans le premier opus, alors qu’ici, on y participe activement en interagissant avec des portions cartes mises en avant, par exemple, dans le but de récupérer du butin. On peut également noter l’apparition de véhicules qu’il est possible d’armer, la possibilité de créer des routes commerciales avec des marchands découverts lors de l’exploration, ainsi que quelques nouveaux événements impactant notre monde. J’ai, pour ma part, eu l’impression d’avoir une colonie plus grande plus rapidement ici, ainsi que des options avancées également plus vite que vis à vis du premier opus, se focalisant ensuite plus sur l’aspect « durée dans le temps » que « bâtir une colonie », ce qui n’était pas pour me déplaire pour le coup.

Sur le plan technique, Endzone 2 a connu une nette amélioration avec une direction artistique plus détaillée et vivante, des environnements plus riches, des animations plus fluides et une météo plus réaliste. L’interface offre toujours une vue assez maîtrisée, avec les informations nécessaires rapidement à portée de main, et des menus faciles d’accès. La prise en main reste bonne et l’accessibilité aussi. Bref, un beau petit up.

Plus dans l’évolution que dans la révolution, Endzone 2 conserve une ligne directrice très proche du premier épisode, se concentrant davantage sur l’affinage de ses mécaniques. « Le même, mais en mieux » convient parfaitement à mon ressenti sur Endzone 2. Disponible à petit prix (24,99 € normalement, mais 12,49 € jusqu’au 7 août), il fait clairement l’affaire dans le créneau gestion/survie/RTS post-apo. Son accès anticipé lui a fait du bien, et des améliorations/ajouts sont encore prévus, que demander de plus ?

Laisser un commentaire