Alors que le titre est sorti il y a peu, je me suis frotté à la démo de Shape of Dreams et j’ai découvert une recette au gameplay nerveux, au format H&S, avec une pointe de rogue et une grande liberté de progression dans l’offre. Ces premières heures posent une offre solide et intrigante, qui donne envie de franchir le cap et de se lancer sur la version complète.
L’introduction ne fait pas dans la demi-mesure. Aux commandes du premier personnage, orienté dégâts distants, on fonce dans le tas et on nettoie le premier niveau. Le socle est simple, avec une vue typique du hack’n’slash façon isométrique : une attaque basique, spammée, un dash, et deux capacités de classe via LT et RT possédant chacune un temps de recharge. Comme tout bon rogue, on clean l’intégralité de la salle et la suite s’ouvre à nous avec un portail pour quitter les lieux et l’une ou l’autre récompense. Une approche finalement assez familière. Mais la partie customisation est assez atypique, à commencer par ces bonus déblocables, notamment les deux autres slots de capacités (LB et RB) parmi un large panel de choix disponible, assez varié : des buffs, des attaques, des boosts défensifs, là aussi soumis à un temps de recharge variable. Petit plus : il est tout à fait possible (même si on est « plein ») d’abandonner une capacité pour la remplacer par une autre (et surtout de convertir celle jetée en poussières utilisables plus tard).
Un des autres loots possibles est l’ajout d’un affixe à l’une des quatre capacités : ajout d’un faible pourcentage en dégâts de feu, ajout d’un bouclier ou d’une régénération à hauteur d’un petit pourcentage des dégâts, et ainsi de suite. Là aussi, c’est assez libre. On colle le bonus sur le talent que l’on veut, et surtout, on le déplace à la volée, quand on veut… Il suffit d’ouvrir le menu adéquat et de déplacer les sorts d’une touche à l’autre, un bonus d’un sort à l’autre, et ainsi de suite… Une fois sorti du niveau, une matrice énorme apparaît, comme une toile d’araignée, où chaque jointure correspond à un niveau. On aperçoit le point de départ, le point d’arrivée, et après, on trace sa route comme on le souhaite ! On décide de rusher le boss ? Tout nettoyer ? On fait ce que l’on veut ! Certains niveaux sont des marchands, des fontaines d’amélioration (on dépense les poussières pour booster un sort), des zones de soin, mais il faut parfois repasser sur un niveau déjà nettoyé… et il y aura de nouveau des ennemis visibles. Il arrive que certains niveaux soient infestés par des forces maudites, assez difficiles à abattre mais avec des récompenses plus fortes et plus puissantes, et ainsi de suite.
Shape of Dreams se dévoile à travers une démo particulièrement parlante, qui suffit à poser les bases d’une proposition solide et déjà très affirmée. Dès les premières minutes, le jeu installe un rythme soutenu et une prise en main immédiate, en confiant au joueur un personnage orienté combat à distance, équipé d’une arme à feu. Le socle est volontairement simple : une attaque basique en continu et deux compétences spéciales assignées aux gâchettes, chacune régie par un temps de recharge. Une approche familière pour le genre, mais qui sert surtout de tremplin à un système de personnalisation bien plus riche qu’il n’y paraît au premier abord.
La vraie force de Shape of Dreams, c’est finalement sa liberté de progression. Entre la prise de niveaux via l’EXP boostant un peu nos dégâts, les deux sorts de classes, et la multitude de talents à débloquer, tous les bonus à insérer dans ces sorts (3 slots maximum) et le modelage à la volée, quand on le souhaite, même en plein run. Quand on ajoute à cela les différentes classes à débloquer en jouant (une classe corps à corps à l’épée ou un sorcier pour ne citer qu’eux), les possibilités sont énormes et cela pousse fortement à l’expérimentation. La DA est séduisante, le bestiaire plutôt sympa, la bande-son plutôt cool et la prise en main aisée, avec une large courbe de progression. C’est joli, c’est fluide, et même sur Xbox ROG Ally X, cela tourne bien (le genre de jeux que l’on kiffe faire en nomade d’ailleurs, j’ai plus joué à Shape of Dreams sur ROG que sur le PC fixe).






















Cette première approche donne envie d’aller passer à la caisse et de se faire un run complet. C’est propre, soigné, dynamique et nerveux, stratégique, riche et surtout doté d’une liberté… inattendue et tellement bien ficelée. Hâte de voir la version finale, sur l’ensemble du contenu, afin de voir si ces premières impressions se confirment, mais en tout cas, cela sent plutôt bon.