10 mai 2026

Goat Simulator 3 : toujours aussi WTF et déjanté, un petit plaisir sans prise de tête

Disponible aujourd’hui sur PC et consoles de dernière génération, Goat Simulator 3 de Coffee Stain North revient dans une épopée toujours aussi « épique ». Le premier opus avait créé la surprise avec un gameplay WTF et déjanté. Est-ce que ce second épisode (ils ont sauté le 2 ouais) suit la cadence et arrive le même tour de force ? Sans spoiler, on peut répondre par l’affirmative sur les grandes lignes.

Goat Simulator 3 garde la ligne directrice du premier opus pour proposer une expérience sandbox où l’on contrôle notre chèvre adorée Pilgor. On change de décor pour découvrir une toute nouvelle ville avec des activités toujours plus barrées les unes que les autres. On empile les quêtes afin d’accumuler des points d’illuminati dans le but d’ouvrir les portes vers un monde meilleur. Il ne faut que quelques minutes pour déceler les premières références vidéoludiques ou pops cultures, à commencer par Skyrim ! On comprend de suite que Coffee Stain North tient à sa marque de fabrique : l’humour, faire rire et sourire le joueur à chaque instant et cela débute bien !

Après une courte introduction donnant les bases du gameplay, on est lâché dans cette ville et région où l’on peut faire assez librement ce qu’on désire. La minimap n’indique quasi rien aux alentours, mais on découvre qu’en se synchronisant avec les tours de chèvre du coin, on agrandit non seulement le champ de vision sur cette même carte, mais on fait aussi apparaitre les missions dans le coin. Le système est un clin d’œil aux open world actuels à commencer par Ubisoft et Assassin’s Creed. La première tour nous permet surtout d’accéder au palais des chèvres où l’on aperçoit 7 jauges à remplir afin d’accéder au boss de fin (oui oui, il y en a un !) et pour se faire, on remplit un maximum d’objectif, quartier par quartier pour accumuler ces points illuminati. On découvre des missions simples, mais fun comme pêcher à la dynamite ou trouver un trésor dans un sous-sol de maison où on passe en mode oldschool côté visuel pour une session à la Wolfenstein 3D (le coup de vieux dans les dents…). 

On a déjà de quoi faire avec une 50aine des quêtes et plusieurs dizaines de défis (faire x saltos, lécher x minutes un passant, etc.) qui occupent quelques soirées sans souci. On a aussi la liberté de se balader comme bon nous semble, conduire des véhicules, détruire toute la zone, faire chier et frapper des PNJ, etc. Le côté sandbox est toujours bien présent pour notre plus grand bonheur mais quand on se souvient du premier Goat, on sent que le studio en a encore sous le pied, car celui-ci avait une durée de vie de malade avec la vague de contenu additionnel dont il avait bénéficié.

Compléter les activités qu’offre Goat Simulateur 3 est toujours fun et surtout on acquiert de multiples skins pour customiser Pilgor ! Bien que certains soient « sérieux » (un gilet, un chapeau, etc.), attendez-vous à encore une fois du WTF : une mami sur une rocking-chair sur le dos pouvant tirer, des ailes d’anges, une armure en cotte de maille et j’en passe. La customisation de Pilgor va un peu plus loin en pouvant carrément changer de forme : on devient un épouvantail ou une girafe par exemple. On a déjà évoqué plusieurs références à la pop culture et aux jeux vidéo, mais c’est loin d’être fini… Goat Simulator aime jouer là-dessus et pas qu’un peu, on parle de Pikachu, Homer, Captain America, des dictateurs connus, la marche impériale et tellement d’autres. Le studio se lâche totalement et on adore !

Vous désirez jouer en multi, pas de souci ça se fait jusque 4 joueurs, d’ailleurs l’écran d’invitation n’est pas sans rappeler Fortnite… (encore une référence). D’ailleurs, certaines missions ne sont jouables qu’à plusieurs. Comptez aux environs de six heures, sans forcer, pour accéder et vaincre l’ennemi ultime. Côté technique, ne vous attendez pas à une foudre de guerre, le moteur étant quelque peu vieillissant même sur Xbox Series (la plateforme utilisée ici) on n’atteint pas des sommets, mais c’est stable et fluide. Son statut de petit jeu indé est bien sûr à prendre en compte pour ne pas se lancer dans des comparaisons hors de propos avec des triples A à plusieurs millions de budgets. La partie sonore rend chèvre (le beau jeu de mot n’est-ce pas) avec des bruitages dans la lignée de ce que propose le jeu.

J’ai passé un bon moment sur Goat Simulator 3. On rigole, on s’amuse, seul ou à plusieurs, et c’est tout ce qui compte malgré une durée de vie aujourd’hui un peu courte. On ne se prend pas la tête, on enchaine quelques missions, on dérape en allant tout casser aux alentours, et on continue jusqu’au boss final assez intéressant d’ailleurs. Les nombreuses références sont extra, j’attends avec impatience un peu plus de contenu pour retrouver Pilgor avec plaisir ! Pour moins de 30 balles (un peu plus du double pour la collec incluant une peluche), je valide aisément.

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