Homura Hime s’inscrit dans cette offre indie proposant une expérience orientée sur l’action directe. Avec sa direction artistique anime efficace, Homura Hime propose un voyage centré sur la baston, la précision des mouvements et les réflexes. Si l’offre est efficace, on ne peut s’empêcher d’y voir certaines limites, comme un contenu assez court.
Il ne faut pas longtemps pour comprendre la logique d’Homura Hime : dès les premiers instants, on découvre, au travers d’un rapide tutoriel, les contrôles, les déplacements, l’esquive, la parade, mais aussi la partie offensive pour mettre à mort nos adversaires. Les combats prennent place dans des arènes confinées où les ennemis enchaînent attaques au corps à corps ou à distance, forçant le joueur à faire preuve d’habilité pour éviter un maximum de coups tout en frappant en retour. Le cœur de l’expérience tourne autour de ce gameplay, aux allures de hack’n’slash ARPG nerveux, mais où la menace est réelle et où le moindre impact met rapidement en danger. Si nos assauts au corps à corps maintiennent l’ennemi sous pression, il faut jongler entre tous les adversaires pouvant nous cibler, symbolisés par des zones rouges au sol matérialisant les compétences qui nous visent. Lors des phases d’esquive, le tir reste une alternative pour continuer à infliger des dégâts tout en se déplaçant.
Durant les boss, l’attention nécessaire est à son comble avec des patterns à analyser, des compétences à assimiler, pour mettre en place des stratégies d’attaque. Si les premiers instants laissent penser à un ARPG dynamique et nerveux, on comprend rapidement que foncer tête baissée n’est pas la meilleure approche, et qu’il faut alterner entre phases défensives, axées sur la mitigation, et phases d’assaut, en trouvant la bonne fenêtre pour lâcher les attaques. L’échec fait partie intégrante de l’expérience : tenter, rater, réessayer, progresser, cette boucle est au cœur d’Homura Hime. La progression repose sur une succession d’arènes et de combats, et uniquement cela, avec très peu d’exploration pour une progression linéaire. À la longue, surtout lorsque les échecs s’enchaînent, un sentiment de répétitivité peut apparaître. Homura Hime se termine relativement rapidement, mais malgré cela, sur des sessions longues, ce ressenti se fait sentir. La rejouabilité se construit via l’enchaînement des essais, des tests et du farming pour améliorer notre héroïne.
Cette composante reste assez simple, se focalisant sur des capacités de base, sans modifier profondément le gameplay. On ne peut pas vraiment parler de création de build ou de spécialisation, tant l’ensemble reste basique. Si cela permet une prise en main rapide et efficace, la profondeur s’en trouve limitée. Une fois les bases maîtrisées, les options d’évolution restent réduites. Le système de progression reste volontairement simple. Les améliorations permettent de renforcer les capacités du personnage, sans transformer le gameplay en profondeur. Il n’y a pas de construction de build ni de spécialisation marquée. Le jeu privilégie une progression linéaire, qui accompagne l’apprentissage sans le complexifier. Ce choix rend les mécaniques accessibles, mais limite la profondeur sur le long terme. Une fois les bases maîtrisées, les différences restent faibles.
La narration reste en retrait : le contexte est présent, mais l’ensemble demeure en arrière-plan. Ce n’est pas un problème pour un jeu basé sur le die and retry. Homura Hime se concentre clairement sur le gameplay avant tout. La direction artistique est solide, avec une approche manga assumée, dans un style animé qui rend le titre peu exigeant en ressources, même si le ROG Ally X peine à maintenir un 60 fps constant en réglages élevés. Le rendu est simple mais efficace, et l’action nerveuse s’accompagne d’effets visuels convaincants. La lisibilité reste correcte, permettant de bien suivre les adversaires et leurs zones d’attaque.
Homura Hime reste globalement un titre sympathique à parcourir, avec un gameplay basique mais solide, reposant sur une alternance d’attaques nerveuses, d’esquives et surtout de parades pour prendre l’avantage. Le contenu reste court et la progression simple, mais cela donne un petit jeu indie fun à jouer par petites sessions.