Test Stonefly : la nouvelle pépite indé prend son envol

Flight School Studio et MWM Interactive ont dévoilé une belle curiosité en février : Stonefly. Le titre nous est présenté comme un jeu d’action, aventure calme, au rythme tranquille. L’univers dévoilé attire l’œil tout comme sa DA atypique. Il ne m’en fallait pas plus pour vouloir m’y essayer. Sortant de l’expérience sur la version PlayStation 4 (tournant sur PlayStation 5), je viens vous faire un retour !

L’histoire prend place dans une forêt enchantée où insectes et êtres humanoïdes vivent ensemble. Car oui, les vivants sont minuscules dans Stonefly, perchés dans des arbres. Le jouer incarne Annika, une jeune inventrice brillante, mais naïve. Elle assiste son père dans un atelier à la restauration d’une cabine, sorte d’insecte mécha servant à pouvoir se déplacer. Suite à une sortie nocturne secrète de la jeune fille, un incident se produit. La cabine, à laquelle son père tient énormément, est dérobée. Pour son père, Annika est la seule fautive. Elle se lance dans une quête à la recherche du brigand et de l’objet dérobé.

Quittant son village à dos de criquet, Annika rencontre une brigade de trois pilotes grâce auxquels elle va acquérir sa propre cabine, en ruine. Afin de pouvoir suivre et démasquer le voleur, Annika devra adapter son mécha à l’univers qui l’entoure pour pouvoir avancer et surtout se défendre.

Stonefly nous transporte dans un univers plus que plaisant. La DA possède un charme indéniable, notamment avec son style faisant penser que tout a été fait à la main, au crayon. Même si plusieurs environnements présentent des similitudes, l’identité est forte. Une ambiance qualitative ne va jamais sans une bande-son béton. Stonefly assure avec un OST travaillé adaptant le thème sonore à ce que le joueur voit. Les personnages rencontrés, humains comme insectes, apportent tous un petit quelque chose à l’aventure d’Annika. Le monde présenté est accrocheur, et nous attire à ne pas lâcher la manette.

Le gameplay se veut facile à prendre en main. Le mécha se comporte comme un insecte, et y ressemble. Il peut sauter d’une branche à une autre, planer jusqu’à une feuille plus loin, ou s’accrocher à un bloc de pierre lors des bourrasques de vente pour ne pas s’envoler hors de contrôle. Des projectiles peuvent être tirés pour assommer les ennemis, et les faire tomber ensuite dans le vide. Au fil de l’aventure, Annika et sa cabine feront face à des situations difficiles, demandant des améliorations ou changements sur l’insecte robotique. Celui-ci peut récolter d’innombrables ressources tout au long de l’aventure, afin d’améliorer l’engin. Par exemple, une coque plus résistante pour affronter la neige. Les biomes sont variés et le level design ont eu le droit un travail léché. D’ailleurs, à de nombreuses reprise, on se baladera sur plusieurs plans / étages et c’est agréable.

On enchaîne sans difficulté les déplacements, la récolte et les quelques combats. On ne dispose pas de map indiquant clairement où aller. Depuis notre camp, qui sert de hub entre les missions, on choisit le point de départ de notre balade et on navigue à la recherche de l’objectif ensuite. Bien entendu, une aide est disponible via des lucioles indiquant la direction à prendre, mais cela s’arrête là.

On bondit de branche en branche, d’arbre en arbre. On fouille ci et là, on découvre un camp, des PNJ, des ennemis et des ressources. Le tout est calme, et apaisant. Pour le coup, Flight School Studio a bien réussi à décrire son titre, et pourtant avant d’avoir pu y jouer, on était un peu dans le flou. Le gameplay est certes ultra simple sur le papier. Je ne sais pas trop comment le décrire précisément, mais la magie opère. La DA globale aide sûrement, avec cette histoire prenante et touchante.

On parlait modification du mecha plus haut, et les parties concernées portent bien leur nom : pattes, antennes, ailes, etc. Le skin et design de notre nacelle change à chaque modification. Visuellement, on voit bien le mécha évoluer. La technique est loin d’être une vitrine blindée de FX, 4k/60fps/raytracing et autre, mais elle attire l’œil à n’en pas douter et on apprécie sa justesse et sa finesse.

L’expérience globale aura été satisfaisante et sincèrement plaisante. Le monde proposé et l’histoire narrée offrent une expérience riche et forte. La DA et l’OST sont dans la même lignée.  Le tout génère une ambiance intrigante, apaisante et jolie à découvrir. Le gameplay, bien que simple de prime abord, permet au joueur de s’évader quelques heures. Ce type d’expérience fait du bien et change de ce qu’on a entre les mains chaque jour.  L’idée d’un monde de mini humain parmi les insectes, avec ces mechas, fonctionne à merveille et on prend plaisir à s’y perdre de temps en temps. Encore une fois, MWM interactive a eu du flair pour dénicher une pépite indée.

J’avais prévu un montage avec plusieurs vidéos de gameplay mais encore une fois, je me suis planté avec le HDR de la PS5 … J’essaierai de me rattraper prochainement.

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