« Big Rumble Boxing: Creed Champions » s’apprête à sortir dans quelques jours (après demain, le 03/09) sur PC, PlayStation 4, Switch, et Xbox One. Je vous propose un premier avis à chaud sur le jeu de boxe anglaise prenant place dans l’univers de Rocky Balboa et Creed !
Dès les premières secondes, Big Rumble (on va faire court pour le nom) nous plonge directement dans le monde de Rocky et Creed comme en témoigne l’écran d’accueil ainsi que les musiques de fond reprenant rapidement le fameux « Eye of the Tiger ». Étant bon trentenaire, Rocky et les personnages me parlent à fond forcément. On sent le fan service venir de loin, j’adore !
Plusieurs modes s’offrent à nous. En plus des options et d’un entrainement, on retrouve le traditionnel VS (IA ou second joueur, en couch) et arcade. Pas de mode online pour le moment, ce qui peut être dommage pour un jeu de baston. Est-ce prévu ? Aucune idée.
Le mode carrière permet d’incarner un des personnages au choix (de la licence, ou fictif) afin de retracer son parcours. On y alterne phases de dialogue, trainings et affrontements. J’ai attaqué la narration avec Rocky, et les avatars comme Apollo, Clubber (Mister T) ou encore Ivan Drago (Dolph Lundgren) sont de la partie pour notre plus grand plaisir. On revit certains combats mythiques des films avec joie. Bien sûr, le tout est intercalé avec quelques scènes créées pour le jeu histoire d’ajouter du liant à la formule et lui apposer une durée de vie plus conséquente (le jeu serait bien court sinon) mais c’est efficace à souhait. C’est d’ailleurs principalement en jouant en « arcade » qu’on débloque les nouveaux personnages (la moitié uniquement est disponible en l’état), ou des tenues / skins alternatifs pour les combattants.

Les phases d’entrainements sont bien foutues, avec la course sur tapis (on doit spammer LT -> RT -> LT, etc. pour courir le plus vite possible), le sac de frappes (une forme de QTE basée sur une pression de X, avec une direction à la fois, assez rapidement) ou encore de la frappe dans des carcasses de viandes dans une boucherie (séquence de touche à faire rapidement, avec X, Y, B et A). Ça rappelle les party game, ou les sessions training des anciens UFC, Knockout King, etc. Encore une fois, ca prend bien et plus on avance dans le jeu et plus ces sessions sont « rudes ».
La baston, le cœur de l’expérience, se veut résolument arcade. Non sans me remémorer feu Ready To Rumble sur Dreamcast, Big Rumble se prend plus que facilement en main pour la base. Attaque standard avec X, lourde avec Y, esquive avec A, blocage et contre-attaque avec RT, on acquiert rapidement le socle du gameplay. On garde les règles des combats de boxe habituels avec plusieurs rounds de quelques minutes qui s’enchainent jusqu’à ce qu’un boxeur tombe KO. Dès lors que la barre de vie atteint 0, un knockdown se produit et le joueur au sol dispose de quelques secondes pour spammer X et se remettre sur pied (tout en repartant de 0 pour sa vie). Le premier KD est vite rattrapé, mais plus on tombe et plus on galère à se relever approchant du fameux « 10 » du décompte de l’arbitre. Il faut savoir qu’au 4e KD, c’est une victoire par KO de celui qui est encore debout.
On découvre très rapidement les subtilités comme la barre d’endurance, qui diminue à chaque coup bloqué jusqu’à être dans les vapes quelques secondes et encaisser salement des jabs, crochets et uppercuts si en face, l’adversaire est réactif. En plus de cela, à chaque coup que notre boxer porte, la jauge Super se remplit. Une fois pleine, il suffit de lâcher une cutscene avec LT pour mettre à mal l’ennemi (s’il ne bloque pas). La mise en scène est vraiment top.
Simple à appréhender, on sent une jolie courbe de progression face à une IA qui peut déjà se montrer assez vindicative dès qu’on augmente la difficulté. On ne spam pas bêtement les X et Y, on essaie d’alterner les phases attaques/défenses intelligemment afin de ne pas se faire surprendre par une contre-attaque venue de nulle part, ou une esquive bien timée avec une pluie de patate derrière. Le Super également arrive souvent à côté de la plaque si balancé n’importe comment. Manette en main, c’est fun, et on en redemande. Arcade ? Assurément. Simple et légère ? Carrément pas. On découvre plusieurs familles de combattants (général/cogneur/bagarreur à pression), ajoutant des affinités liées au style de combat
La technique, elle, est correcte. Avec une DA particulière, le jeu propose une expérience plutôt cool à voir, avec des effets symbolisant les attaques violentes qui approchent, les esquives, etc. Globalement, le rendu est bon dans son style, et les quelques salles, et rings, disponibles ont le droit à une modélisation qui match parfaitement à l’identité visuelle donnée par Big Rumble. Entièrement traduit en français pour les textes, on constate l’absence de doublage pour les voix de personnages qui ne produisent que quelques sons lorsqu’ils interagissent. La partie musique fait le boulot fait le taff aussi avec des pistes accompagnant bien l’ambiance générale. La présence du thème emblématique de notre boxer fétiche est un gros plus.

J’avoue que Big Rumble est un petit plaisir surprise pour moi. J’ai toujours apprécié le côté arcade du (vieux, mais) très bon Ready To Rumble. Creed Champions me rappelle de lointains souvenirs de cette expérience, et ce n’est pas un mal ici bien au contraire. Prise en main rapide, mais laissant une belle marge de progression, le gameplay est simple, mais efficace. La technique, tout comme la DA, fait le boulot et le fan service Rocky & Creed est plus qu’assuré. Le contenu est là, et devrait permettre de passer quelques soirées à la cool. Il ne manquerait que le multi en ligne. C’est béton, efficace, fun et bordel quoi, Rocky 😀
