13 juin 2026
TMC

L’OST 1 : Nier Automata, un chef d’oeuvre de bande son

J’essaie de diversifié quelque peu le contenu du site, en amenant plus de contenu « maison », en plus des avis/tests, et cela passe notamment via la création de nouvelles sections à l’image de screeny. Aujourd’hui c’est une nouvelle rubrique qui débarque, consacrée aux bandes sons : l’OST, comme On Sélectionne des Tracks, où je partagerais avec vous quelques uns des morceaux de ces bandes originales que j’ai surkiffé.

Le plus dur est de ne pas vous nommer l’album intégralement, mais plutôt sélectionner uniquement mes coups de coeur, genre 4-5 maxi et c’est là que cela ne ve pas être simple. Comment ne pas aborder le sujet sans commencer par une des master piece du genre à mes yeux qui n’est autre que la bande son originale de Nier Automata : 46 titres pour plus de 3h30 de pure bonheur réunissant plusieurs genres, ambiances, et influences. On trouve des morceaux « classiques », mélodieux jusqu’aux gros beats electro, avec ou sans chants etc. Enormément de thèmes reprennent une formule assez proche l’une de l’autre composée de percussions, instruments à vente et violon ou guitare et très souvent accompagné d’une vocalise. On ressent dans énormément de productions un mélange d’épique, désespoir mais vie à la fois, tout en gardant à l’esprit l’état dans lequel le monde se trouve lorsque 2B arrive sur terre.

Keiichi Okabe, l’un des compositeurs majeurs de la bande son, rentre parfaitement dans ce carcan notamment avec le morceau nommé « Birth of a Wish ». Les sons sont puissants, les émotions fortes. On remarque très rapidement que les vocaux ont des sonorités multiples, on décèle quelque chose ressemblant à du latin, ou des langues nordiques / germaniques parfois au niveau des sonorités et cela renforce le ressenti avec le timbre globalement dans les graves. En jeu, c’est un passage où 2B se retrouve à devoir affronter énormément de robots vindicatifs dans une petite pièce. Le passage là demande de jongler habilement entre l’équipe pour ne pas ramasser les xx missiles volants partout tout en annihilant la menace ennemis. La piste retranscrit bien le passage tendue.

Il en est de même pour « A Beautiful Song » de Keigo Hoashi qui rassemble les mêmes ingrédients. J’ai adoré combattre le boss de l’opéra et le changement de phase « I must be … beau-ti-ful » et là, le son part, l’ambiance change radicalement. Jamais une composition n’a si bien portée son nom. J’adhère totalement à l’alternance entre les choeurs et le solo pour le chant. L’une comme l’autre, ces deux musiques transportent l’auditeur. Même pour une personne n’ayant jamais lancé Nier Automata, il est facile d’imaginer la scène associée, un affrontement entre David et Goliath, un passage électrique où les coups pleuvent dans un chaos le plus totale, une lutte pour la survie.

On passe un cap au dessus avec « Dark Colossus – Kaiju » fruit de la collaboration des deux auteurs compositeurs. In game, l’affrontement était massif au possible face à un robot géant façon shoot em up. Les violons amènent un rythme frénétique et font ressentir une certaine tension palpable rien qu’avec la partie auditive. Et que dire du passage avec l’orgue dès la seconde minute qui rappelle le rapport de force totalement déséquilibrée entre le colosse et 2B/9S, avec une mise en bouche massive sur les quelques secondes avant qui font monter la sauce. On retrouve encore une fois ces vocaux amenant plus de consistance à des sonorités pourtant déjà solides et cette dimension épique (oui oui je sais, j’arrête pas de le dire pour cette BO). J’en ai des frissons !

Dans un autre registre, j’ai adoré « Pascal » de Keiichi Okabe avec un lead à la guitare acoustique et ces voix d’enfants qui chantent. Quand on se souvient du personnage, on ne peut que valider ces sons en son nom. Là aussi, encore une voix, il est parait difficile uniquement à l’écoute de cerner la langue utilisée. Encore une fois, il semble que le compositeur se joue de nous avec des sonorités germaniques ou nordiques. Un grand classique qui tranche avec une très grande partie de cette bande son.

Je garde le meilleur pour la fin : « Amusement Park », de Keigo Hoashi. Je me souviens comme si c’était hier la première fois que je l’ai entendu en jeu, approchant de ce parc d’attraction façon Disney en ruines. Quelle magie, et la puissance et les émotions derrière ce son serait tout autre sans la voix Emiko Rebecca Evans (derrière d’ailleurs la majorité des vocaux féminins de l’OST). Le morceau est énorme de base, mais elle le porte clairement à un autre niveau. je vous suggère d’aller écouter ses autres productions qui sont tout autant quasi et bordel sa partition pour Nier Replicant (Hills Of Radiant Winds) … cela fera l’objet d’un autre OST dans un futur plus ou moins proche !

Petit bonus, et après j’arrête promis : Song Of The Ancient avec une place majeure du violon au niveau de la prédominance mais surtout de l’impact des instruments mais qui joue une place tellement importante que l’émotion que véhicule les notes qui s’enchainent. Dès les premières secondes, il s’incruste et la seule chose qui arrive à lui chiper la place est la voix enchanteresse d’Emiko encore une fois.

Il en reste tant d’autres qui auraient mérité d’être listé notamment Peaceful Sleep, Copied City, Wretched Weaponry, et j’en passe. Il y a un signe qui est irréfutable quand j’écoute de la musique : quand j’ai les poils qui se dressent, que mes sens sont en éveils (c’est un peu le cas avec la majorités de morceaux de cette bande son majeure de cette dernière décennie pour moi), c’est que le boulot est plus que remplit !

Nier Automata se place plus que facilement dans le top tier de mes bandes sons préférées (le jeu aussi), il me paraissait alors logique de commencer par ce choix pour lancer sur les chapeaux de roues cette nouvelle section « OST » ! Voilà que cela m’a donné envie de me refaire les Nier … pas malin avec le backlog de malade en cours hahaha

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