Rune Factory 5: pépite de ce début 2022 ?

Un jeu mêlant farming, craft, social/dating sim et un peu d’ARPG ? C’est ce que proposent depuis quelques jours Hakama et Marvelous sur Switch avec Rune Factory 5. Vous avez surement compris qu’on était dessus avec la mise en ligne d’un gameplay et l’unboxing de la limited. Il est l’heure de livrer le bilan et j’avoue être totalement sous le charme.

On débute notre périple par le choix de notre avatar (une fille ou un garçon) quand on rencontre Hina, attaquée par des monstres qu’on court sauver. Après cela, on est amené dans le village de Rigbarth où on y découvre le SEED, un groupe chargé de protéger le village de toute menace, quelle qu’elle soit. Bien entendu, notre héros est amnésique, il ne se souvient de rien. Le SEED nous propose grosso modo gite et couvert le temps qu’on retrouve nos esprits en échange d’un coup de main sur le terrain. Les demandes sont multiples, récupérées principalement sur le tableau d’affichage, divers et variées allant jusqu’à la chasse aux monstres ou même partir dans un donjon.

Rune Factory 5 articule sa progression autour de deux axes : les tâches journalières d’un côté et les requêtes des habitants et la trame de l’autre. Premièrement, on prend à cœur notre rôle de sentinelle au sein du SEED. On explore les différents biomes, ayant tous un bestiaire propre. L’arsenal à disposition est assez varié allant de l’épée à une main à la grosse claymore, en passant par les armes de pugilat ou encore la baguette. On ajoute en plus de cela des compétences runiques magiques, mais attention cela utilise les fameux PR et la maitrise d’une arme débloque aussi de nouvelles compétences. Les donjons ne sont pas difficiles en soit, mais avoir un équipement convenable aide grandement. C’est assez basique comme approche niveau affrontement, mais cela fonctionne d’autant que ce n’est pas l’activité majeure. On avance doucement mais surement dans l’histoire qui, même si elle n’est pas digne des gros titres RPG, reste assez cool pour qu’on s’y intéresse.

Il va faire noir !

Côté journalier, il est nécessaire de très vite maitriser le cycle jour/nuit ainsi que la puissance runique nécessaire pour chaque action qui se régénère principalement en dormant ! Assurer dans sa fonction nécessite un personnage bien nourri et en pleine forme ! Plus on apprend de nouvelles compétences et « métiers » et plus on accumule des PR ensuite : la forge, la cuisine, mais surtout l’agriculture qui est l’une des facettes centrales du jeu. Pour cultiver efficacement il faut nettoyer le terrain (désherber les mauvaises herbes, virer caillasses et souches de bois), labourer, semer puis arroser avant la récolte tant attendue. Selon la météo et la période, la récolte est d’ailleurs plus ou moins bonne. À prendre en considération. Sans vous en dévoiler trop, le système est assez complet et peut devenir une source de revenus de plus importante ! 

Le craft est omniprésent : la forge permet d’avoir de meilleurs outils pour le travail champêtre ou la cuisine. On utilise nos récoltes pour mijoter de bons petits plats, etc. d’autant que Rune Factory 5 met à disposition tout un tas d’ustensiles allant du couteau au mixeur et j’en passe. La production de Hakama se montre assez complète et poussée. Les possibilités de jobs sont nombreuses et devraient alors satisfaire tout le temps. En toute franchise, sur 50h+de jeux, je suis loin d’avoir maximisé tout ce que RF5 a à nous offrir.

le joueur jouissant d’une liberté sans égale pour mener à bien son expérience comme bon lui semble aussi bien en termes d’activité que de rythme

En plus de monter le niveau en pratiquant, on débloque de nouvelles recettes en mangeant des pains. Oui, des pains ! Chaque activité possède ses pains et permet alors d’élargir son panel de compétence. C’est addictif à souhait, ce qui n’est pas très cool quand on manque déjà de temps pour tout faire haha. En tout cas, c’est très appréciable de faire face à un qui nous laisse gérer notre activité comme bon nous semble. On veut lézarder xx « jours » in game à glander, craft, cultiver ? Faites donc ! Je ne compte plus le nombre fois où j’ai vaqué à ces occupations au lieu d’avancer dans l’histoire et les heures carré que je passe à m’amuser encore à l’heure où j’écris ces lignes.

Hey chérie, et si on se mariait ?

La facette relationnelle de Rune Factory amène un petit plus à la formule. Lors de nos aventures en donjon, on peut amener avec nous l’un ou l’autre villageois. Ils gagnent des niveaux à combattre avec nous en plus de disposer de slots d’équipement pour augmenter leur efficacité ! Et si on ajoutait du Pokemon ? Allez vendu, grâce au SEED, notre héros acquiert un filet permettant de capturer des monstres afin de les transformer en alliés de choc ! Mais bien sûr, n’oubliez pas de les nourrir. Comme les villageois, ils pexent et gagnent en niveau en plus de pouvoir donner un coup de main aux tâches journalières. Rune Factory 5 met à disposition de nombreuses options, libre à nous d’en profiter ou non mais il serait dommage de passer à côté.

D’ailleurs, on peut nouer des liens avec les habitants de Rigbarth. O en apprend plus sur eux voir même jusqu’à créer une idylle avec l’un ou l’autre des 12 prétendants (6 de chaque sexe). Mariage ? Possible et cela ne s’arrête pas là, mais je n’en dirais pas plus. Le village s’annonce riche en activité entre ses différentes saisons, ses festivals et moult concours qui y sont organisés. On sent que Hakama et Marvelous étaient inspirés. Un contenu réellement généreux.

Sooooouuuuuus le soleeeeeileeeeuuuh

La prise en main est assez simple, et intuitive. Petite ombre au tableau, les changements de caméra intempestifs quand on « sort » du champ, alternant la vue normale et celle du dessus quand on cultive. De même j’ai trouvé la visée quelquefois aléatoire pendant mes activités champêtres. On s’y fait vite, passé quelques heures en jeu.

Visuellement, Rune Factory 5 alterne le chaud et le froid. Loin d’un effet waouh, le tout reste satisfaisant d’un point de vue purement visuel. La DA fait le boulot (on aime ou non, c’est un autre sujet), la colorimétrie est efficace et change d’une saison à l’autre. Le level design est une valeur sure. Là où le bât blesse, aussi bien en dock que nomade, est le framerate avec des ralentissements ressentis régulièrement après un chargement (rentrée ou sortie d’un bâtiment notamment) assez gênant. Le doublage est en anglais ou japonais avec un sous-titrage FR disponible. La bande-son propose des thèmes et mélodies matchant parfaitement à l’ambiance bonne enfant qui découle du jeu.

Aujourd’hui, je n’ai pas grand-chose à reprocher réellement à Rune Factory 5, en dehors des ralentissements bien trop perceptibles à mon gout. La durée de vie est dantesque, le joueur jouissant d’une liberté sans égale pour mener à bien son expérience comme bon lui semble aussi bien en termes d’activité que de rythme. Le mélange des genres fonctionne à merveille et offre une production plaisante en plus d’être addictif sur la durée. L’histoire, sans être complexe, se laisse suivre et les possibilités offertes sont plus qu’originales : on répond à x sollicitations, on se lie d’amitié voir bien plus, on capture des monstres, on farme, on craft, on cultive. Il y en a pour tous les gouts ! Rune Factory est l’une de grosses sorties de ce début 2022.

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