Quand on lance pour la première fois Bright Memory et qu’on se dit que c’est le fruit du travail d’une seule personne, on ne peut que tirer son chapeau même si l’œuvre présente quelques défauts ci et là et une durée de vie digne d’une démo. Son créateur, après le succès obtenu du jeu, décide d’aller plus loin avec une expérience enrichie : Bright Memory Infinite. Disponible sur PC depuis quelques mois, le titre arrive sur Xbox Series et Playstation 5 et c’est sur cette dernière qu’on a pu redécouvrir les aventures de Shelia Tan. Encore une fois, on salue le travail accompli même si tout n’est toujours pas parfait.
Nouvel An chinois, en 2036. Shelia reçoit un appel de son supérieur du SRO (un organisme d’intervention sur les évènement surnaturels) lui demandant d’intervenir sur le site d’un phénomène météo étrange mais en chemin, son véhicule volant se crash. Sur place, des forces armées ennemis envahissent les lieux. Shelia doit progresser en milieu hostile afin de stopper cette catastrophe. Sur fond d’histoire où notre héroïne va sauver la terre, le tout fait plus nanar qu’autre chose en plus de ne pas toujours être très compréhensible d’autant que tout est vite expédié (comptez dans les deux à trois heures pour voir le bout de l’expérience pour le premier run).












Bright Memory proposait des alternances entre actions / gunfights et énigmes / phases de plateforme même. Ici, Infinite se concentre avant tout sur l’action façon fast FPS (petite inspiration DOOM Eternal ?) mêlant tir à tout va, coups de katana et pouvoirs psychiques. Le gameplay contre balance sans problème la partie scénaristique un poil faiblarde. La prise en main est rapide, on découvre au fil de l’eau les pouvoirs de Shelia et ses accessoires. D’ailleurs, l’armada dispo est tip top couplé aux munitions spéciales en tout genre et le bestiaire est lui aussi plutôt solide. Ce n’est pas foncièrement révolutionnaire mais la sauce prend bien, de la pure action frénétique comme on l’aime ! Seuls ombres au tableau, quelques soucis de collision lors du parkour ou de précisions parfois dans les sauts.
En trouvant de reliques en jeu, on peut améliorer les compétences de Shelia en plus d’en acquérir des nouvelles. Avec une progression assez linéaire et encadrée, on trouve ces objets assez facilement, au final c’est surtout l’ordre de déblocage qui change d’un run/joueur à l’autre. La difficulté répond présente grâce à une IA que je qualifierais de propre, n’hésitant pas à canarder à tout va pour essayer de nous contrer si on joue trop au cowboy d’autant que plusieurs palliers sont dispos!
La technique est l’un des points forts de Bright Memory Infinite. Le rendu visuel est plus que bon, avec une prise en charge du ray tracing sur console sans impacter le framerate. C’est fluide, joli et inspiré. J’ai adoré cette influence chinoise dans les bâtisses et les effets de lumières ou sur l’eau rendent vraiment bien. Certes, les expressions ou rendus des visages par exemple sont en décalage avec le reste mais on chipote ici ! La partie son claque elle aussi avec un sound design de qualité et une bande son léchée.
Bright Memory Infinite est une petite claque dans sa catégorie. Le gameplay nerveux est plaisant, et la technique envoie du bois. Certes, la durée de vie est courte et la narration complexe vite expédiée. On passe d’une démo torchée en moins d’une heure à une expérience trois fois plus longue d’une version à l’autre. Pour certains joueurs, ce ne sera surement toujours pas suffisant mais pour un jeu issu d’une si petite équipe et à petit prix, je valide.