10 mai 2026

Forged In Shadow Torch : la pépite indé surprise [MAJ Switch]

MAJ 2022 : on retourne sur FIST dès aujourd’hui afin de découvrir le portage Switch mais aussi son édition physique. Pépite un jour, pépite toujours.
Forged In Shadow Torch (F.I.S.T) s’apprête à débouler dès demain sur Playstation 4, Playstation 5 ainsi que sur PC plus tard. J’avais pu m’essayer à la démo sur l’un des précédents Steam Game Festival et avait trouvé le jeu original, et joli. Ambiance Diesel Punk, style à l’ancienne Metroidvania mêlant baston, exploration et plateforming sont au programme de cette superbe surprise développe par TiGames.

La Légion contrôle la région de Torch City. Rayton, un lapin aventurier, a toujours voulu éviter de se mêler des embrouilles locales, mais l’arrestation injustifiée de son ami de toujours va changer la donne. Equipé de son exosquelette de combat, il prend les armes pour libérer non seulement son compagnon mais aussi toute la région des griffes de l’oppresseur. Tout au long de l’aventure (une 12aine d’heures en ligne droite, bien plus si vous fouillez le moindre recoin), on prend plaisir à suivre notre héros. L’histoire, sombre, est rondement menée et nous entraine avec brio. A aucun moment je n’ai eu l’impression de faire ce que je fais pour rien. Le studio a su nous donner l’envie de continuer l’aventure, sans tomber dans le contenu Fedex bateau pour gonfler la durée de vie. On adhère à la narration, le sujet de fond, mais aussi les relations dévoilées entre Rayton et plusieurs autres personnages.

L’ambiance Diesel punk des différents environnements, couplée au doublage chinois (ou anglais, au choix), propose une expérience forte. Je trouve cette langue tellement agréable à écouter, et on dénote clairement des indications que le jeu prend place dans l’empire du milieu que tout colle parfaitement. J’adore la DA offerte et l’atmosphère qui se dégage de F.I.S.T est tout simplement excellente.  Grâce à un Unreal Engine 4 maitrisé, la production de TiGames éclate la rétine, pour un titre de cette envergure entendons-nous, haut la main. Torch City est sublime. Les animations, tout comme le charadesign, nous en donnent pour notre argent. Je suis surpris par la qualité de finition du jeu, qui met la barre très haut. Les cinématiques et autres cutscenes ont bénéficié d’une mise en scène qualitative et soignée. Voir un indépendant sortir quelque chose de cette qualité ? Chapeau bas, sincèrement.

Disposant d’un poing mécanique en début d’aventure, il nous permet de cogner les adversaires et nous agripper aux murs. On avance et on distribue des pains aux nombreux ennemis méchas que l’on rencontre. Metroidvania oblige, on fait face à de nombreux passages inaccessibles régulièrement, sur lesquels nous revenons plus tard avec le bon équipement. Très rapidement, on débloque la seconde arme (des lames pouvant tourbillonner ou former un foret géant de perceuse). Vient ensuite le fouet. Chaque arme permet un nouveau style de combat, ou actions pour les phases de plateforme. Il en est de même pour les accessoires qu’on trouve au fil de l’aventure, dissimulés ci et là.

Chaque ennemi vaincu permet de récupérer des pièces permettant d’acquérir de nouvelles capacités via un arbre de talent accessibles aux bornes de sauvegarde. Chaque arme dispose de sa propre branche dont les capacités les plus fortes nécessitent également des cassettes, qu’on trouve sur les ennemis majeurs et les boss. On trouve également de nombreux items permettant, une fois un certain nombre atteint, d’augmenter définitivement nos PV, ou SP. Il est alors nécessaire de partir des fois loin de l’objectif, signalé par un point rouge sur la minimap, afin de trouver les matériaux nécessaires à débloquer la prochaine attaque / combo de l’arbre de talent ou augmenter notre survie.

L’expérience proposée n’invente pas forcément grand-chose sur le papier, mais TiGames fait encore une fois preuve de maitrise dans ce qu’il met à disposition. Le gameplay est nerveux, et solide. C’est un vrai plaisir manette en main et les possibilités offertes par chaque arme sont top. On frappe, on attrape et on jette nos adversaires à notre bon vouloir, déclenchant au passage de superbes cutscenes pour la mise à mort finale de l’ennemi. Les boss sont retors, mais une fois les patterns assimilés on prend l’avantage. Le bestiaire est assez plaisant, et la formule prend globalement bien. On alterne baston et phase de plateforme, et parfois même les deux à la fois. Jeux à l’ancienne avec une difficulté bien présente, F.I.S.T. propose pas mal de petites choses plaisantes comme le fait de pouvoir balancer des ennemis sur des pièges justement qui nous tuerait également, demandant de jouer à l’équilibriste pour ne pas décéder au passage. La partie plateforme peut des fois se jouer au millimètre, ou à la seconde près, sans tomber dans le punitif exagéré. Exigeant mais assurément plaisant.

MAJ : Un an plus tard, une version Switch est arrivée sur nos étales et en physique SVP! Le bundle est des plus plaisants avec des lithographies, des stickers, un code pour télécharger l'OST et un steelbook qui claque (en plus du jeux sur cartouche bien sur) dans un fourreau carton. J'apprécie sincèrement de voir de tels jeux, indés, avoir le droit à une version disponible dans n'importe quel étale surtout quand le titre le mérite grandement.
Depuis mon papier initial, la VF (côté ST) est enfin arrivée et permet à un plus grand nombre de joueurs d'en profiter.

Côté technique, forcément, on ne retrouve pas la qualité léchée PS5 et son framerate haut mais la console de Kyoto s'en sort vraiment bien dans le contexte "Switch". 
Le framerate est plus bas (mais stable), on perd certes un peu finesse et netteté d'image avec un aliasing et du scintillement par moment mais rien de grave. On ressent un chouia plus le tout en dock qu'en nomade mais le portage Switch s'en sort avec les honneurs.

Je vais être franc, j’avais apprécié la démo de Forged In Shadow Torch, mais ne m’attendais à rien de spécial sur la version finale. C’est un vrai coup de cœur en tout point. La DA est excellente, et le doublage chinois se marie tellement bien à l’ambiance générale du jeu. Le charadesign, les protagonistes secondaires qu’on croise, tout comme le bestiaire, ont eu le droit à un travail remarquable et de qualité. La partie visuelle envoie du lourd et propose une qualité digne d’une plus grosse production. Le gameplay est fun, et la durée de vie plus que convenable. Seule ombre au tableau l’an passé ? La VF disponible qu’après coup. Pour le reste, faites-vous plaisir surtout à ce prix (29,99)

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