Gundam Breaker 4 n’est pas seulement un jeu de baston de robots, c’est bien plus que cela. On pense faire face à un jeu sans prétention, mais dès qu’on se lance dans la collection de pièces de gunpla et qu’on se laisse prendre au jeu de la customisation… Les heures défilent comme jamais. Certes, il devient un tantinet chronophage, mais quel plaisir de s’adonner à ce passe-temps !
Soyons honnêtes, le scénario de GB4 tient sur un timbre-poste et ne s’étale pas trop. On débute par un tutoriel qui présente les bases du gameplay : se déplacer, sauter, utiliser le lock avec deux modes de caméra, et combattre. Le but est clairement qu’on ait un minimum de bagage pour la suite. On atterrit dans un hub où l’on retrouve tout au même endroit : les donneurs de quêtes, les marchands, le nécessaire pour lancer l’online ou encore les menus pour customiser nos robots. On comprend assez rapidement que, d’un point de vue solo, on aura vite fait le tour car les missions prennent régulièrement le même format : on débarque, on dézingue une vague, on rejoint le prochain lieu d’objectif, une nouvelle vague et ainsi de suite avec des boss sur notre route qu’on affronte avec les compagnons qui nous suivent.
Le socle du gameplay est assez simple à prendre en main : on se déplace plus ou moins vite selon notre booster, on saute, on dash et on se castagne ! Selon notre préférence, on est équipé d’une ou deux armes à distance, et d’une arme de corps à corps. On alterne frappes au contact, gunfights, dashes, et sauts pour continuer à éliminer tout ce qui se trouve autour de nous. Cela fait penser à du hack & slash / ARPG basique, avec des compétences qu’on active via LT/RT et l’un des quatre boutons du pad. La formule de base est plutôt sympathique, simple, mais vraiment amusante. Le Gundam qu’on contrôle semble assez rigide, parfois lourd, mais rien d’anormal, c’est un bot géant lourdement armé on se rappelle. On alterne entre attaques rapides, lourdes, distantes, etc., afin de ne pas être pris à défaut dans ses joutes, et tout cela avec un certain niveau de nervosité.












Petite nouveauté : la possibilité d’avoir deux armes différentes dans les deux mainspour plus de plaisir, ce qui rend les combos encore plus diverses. On jongle entre les ressources boosts et énergie pour conserver un équilibre entre ATK / DEF. Les compétences EX et OP (mentionnées plus haut) nécessitent également beaucoup d’énergie et varient en fonction du stuff équipé. Chaque mission nous permet de récupérer de nouvelles pièces et de différents raretés afin de booster notre gunpla. Et attention où nous mettons les pieds : soit la formule ne nous attire pas et on ira à l’essentiel, soit elle nous passionne et nous nous y jetons à corps perdu. Comment les récupérer ces nouvelles pièces ? En éclatant nos adversaires, qui font tomber du butin. Il ne reste plus qu’à le ramasser et direction dans la collection !
On parle de plus de 250 kits complets, permettant de modeler notre robot à notre guise, aussi bien visuellement que pour améliorer ses statistiques et caractéristiques/compétences, etc. On peut ainsi changer la tête, le torse, chaque bras indépendamment de l’autre, les jambes, le moteur dans le dos, chaque arme distante et celle de corps à corps, sans oublier le bouclier. À cela s’ajoute la possibilité de peindre chaque recoin, chaque détail, à sa sauce avec une énorme palette de couleurs, d’ajouter des décalques ou encore des effets d’usure plus ou moins prononcés. L’aspect customisation est poussé à l’extrême ici. Le but est donc de vaincre l’ennemi, afin de récupérer les pièces convoitées dont la qualité varie selon la difficulté. En effet, rosser un gunpla en difficulté supérieure devrait nous offrir un objet de meilleure qualité, avec des statistiques plus élevées, de meilleurs bonus, etc. On en revient donc à rejouer le même contenu, à des difficultés toujours plus élevées, pour avoir le meilleur gunpla possible. Cela accentue un peu le sentiment de redondance ressentie, mais dans les faits, la formule restant amusante, cela passe plutôt bien. Le must reste bien sûr de s’y adonner en multijoueur afin de coopérer avec ses amis.
Visuellement, Gundam Breaker affiche un style plutôt séduisant, sans éblouir la rétine. On ne peut pas dire qu’il soit beau, ni qu’il soit une vitrine, mais sa DA fait le job et nous plaît. Une chose est sûre, la qualité de modélisation et la finesse des détails des gunplas se démarquent des environnements, qui sont un cran en dessous. À noter que cela tourne plutôt bien sur le Steamdeck, avec des performances honorables et un preset élevé. La partie sonore est également convaincante, qu’il s’agisse de l’OST entraînante ou des bruits lors des bastons ou des déplacements.
Gundam Breaker est un titre sans prétention, mais dans lequel on passe finalement pas mal de temps, surtout quand l’aspect costume est apprécié. La formule, tout comme le gameplay, est assez simple, mais elle fonctionne. On apprécie ces bastons frénétiques à la prise en main rapide et que dire de la richesse en termes de création de son propre gunpla… Ça donne envie de se lancer dans la vie réelle et de construire son propre gunpla, ha ha !