2 mai 2026

No More Heroes III : Travis en mode Playstation 5!

Après une sortie exclusive à la Switch, No More Heroes III et Travis débarquent sur Playstation et Xbox. On a pu redécouvrir la production de Grasshopper sur Playstation 5 et on vous partage notre avis sur un titre toujours aussi déjanté, fun, mais quelque peu exigeant et loin d’être parfait en tout point.

L’histoire est introduite via des scènes types animées où un jeune garçon rencontre un extra-terrestre sous forme de boule de poil nommé Fu et doté de pouvoir. Le jeune terrien acquiert lui aussi quelques capacités et aide son nouvel ami à regagner l’espace avant que les forces gouvernementales ne lui mettent la main dessus. Avant de partir, Fu promet de revenir dans 20 ans. Ce qu’on n’imagine pas est qu’à son retour, avec sa bande de potes, il prendrait le contrôle de la terre par la force ! Pas de bol pour lui et son escadron de la mort, Travis Touchdown est malheureusement dispo et prêt à venir en découdre et gravir une nouvelle fois les échelons pour être le number one !

L’histoire posée est totalement WTF tout comme la mise en scène avec une partie de jeu d’arcade façon 8 bits, la présentation des 10 aliens sous forme de figurines qu’on aurait trouvées en magasin dans les années 80/90 sans problème et avec des noms tout aussi décalés et j’en passe. La touche Suda fait son effet à coup d’influence des genres et dans la pop culture en témoigne la moto faisant référence à Akira par exemple. Même à l’écran, on est très vite perdu avec une multitude de genres affichés à la fois, c’est excentrique, hors contrôle ou du pur génie selon l’angle de vue. En tout cas, une chose est sûre : cela ne laisse pas du tout indifférent et ce brin de folie partant dans tous les sens est tout sauf habituel. Qu’on aime ou non, cela fait bien de voir des producteurs oser ce genre de création. Quand on voit que pour débloquer un point de sauvegarde, il faut (via un mini-jeu) les … déboucher, on a compris on a mis les pieds haha. Pire, pour sauvegarder, on voit Travis s’asseoir et devenir « masqué » par le papier, j’adore ce genre d’humour haha.

Go go gadget-o-technic

Il est dommage que la réalisation et le rendu global, même sur Playstation 5, ne rendent pas hommage à cette folie du créateur. Forcément, partir d’un jeu Switch à la base fait penser (à raison) qu’on n’aura pas à faire à une vitrine tech mais en 2022, ça pique un peu l’œil tout de même. La carte est vide de toute vie avec 3 PNJ et un véhicule et demi par zone. On percute une voiture ? La gestion des collisions est pour ne pas dire inexistante. Certes, la nouvelle génération gomme quelques aspects de la version originale notamment clipping, l’effet de flou ou encore le framerate qui était sauf régulier grâce à une puissance accrue, mais visuellement on reste sur quelque chose de très austère et le pire est la présence de multiples murs invisibles. L’objectif derrière un petit buisson ? Ne comptez pas sauter au-dessus, vous êtes obligés d’en faire tout le tour pour arriver à destination. L’ouverture en mode ouvert avec de telles « limitations » se ressent fortement. Au passage, la Dualsense est exploitée en surface avec quelques retours et vibrations durant les sessions de jeux sans aller jusqu’à optimiser chacune des options que le pad offrent mais on est déjà content que la manette soit bien incluse dans les features présentes.

Round one, ready ? Go !

Soyons honnêtes, la prise en main au pad est à la fois simple et « complexe ». Simple, car on retrouve les bases des jeux d’action coup rapide, lourd, le saut et j’en passe et complexe, car les ennemis sont loin d’être des tanches avec certaines attaques des fois un peu mal tunées, le personnage qui tombe et se prend une bombe alors qu’il est au sol sans bouger et j’en passe. De même certaines hitbox m’ont semblé quelque peu foireuses. Une fois la chose bien assimilée et prise en main, on commence à enchainer des grosses claques à la chaine, avec les finals moves demandant d’incliner le joystick dans la bonne direction. Certes, les combats se passent dans des zones limitées, au design plus que redondant, mais grâce à un bestiaire qualitatif et surtout des boss de compet ’, la formule en devient ultra jouissive. Et c’est sans compter sur les bonus gagnés avec la loterie une fois un finish move réussi pouvant donner des bonus de l’extrême comme la transformation en robot de la mort et sa salve punitive lâchée dans la foulée. Encore une fois, on a à faire à une expérience assez barrée, en témoigne la recharge du sabre laser où on doit secouer l’arme pour la recharger avec les bruitages type arcades en fond sonore etc.

La petite surcouche RPG permettant d’optimiser notre avatar et ses capacités est également la bienvenue. On découvre maintes activités tierces qui nous permettent de casser la « routine » qui pourrait s’installer lors de la progression nécessitant régulièrement un peu de farming pour obtenir les ressources nécessaires pour débloquer la prochaine étape.

No More Heroes III est un jeu que j’ai aimé, mais à la fois qui m’a donné quelques maux de tête. J’ai kiffé l’histoire et sa mise en scène. Cela part dans tous les sens, on est les yeux grands écarquillés face à l’écran tant cela part dans des délires qu’on n’aurait jamais pensés. La prise en main est un poil complexe au début, mais on découvre au fil de l’eau comment optimiser les combos et annihiler les adversaires en face. Il est dommage que la réalisation et la technique ne suivent pas la mise en scène, car ces facettes font clairement oldgen plus qu’autre chose et aujourd’hui ce n’est pas toujours excusable. On se retrouve au final face à un bilan avec une impression de « déjà vu » avec des qualités, mais aussi des faiblesses plus que connues dans la licence. Est-ce que NHM3 est un titre fun où on s’y amuse ? Oui, sans le moindre doute. Mais est-ce que le titre aurait pu franchir un gros gap ? Une autre certitude.

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