L’addiction a un nom : TheArtRythm Final Bar Line

Theartrythm revient après 8 ans d’absence avec un nouvel opus sur Switch, PC et Playstation 4 à l’occasion des 35 ans de Final Fantasy et il faut avouer que Square Enix n’a pas fait les choses à moitié bien au contraire. Richesse, générosité et fun à foison sont au menu de Theartrythm Final Bar Line. Sans spoil, je kiffe !

Rappelons un peu le concept. Theartrythm est une licence Square Enix axée scoring et dont le gameplay nécessite de faire une combinaison de touches en rythme sur un OST issu très majoritairement des Final Fantasy. J’étais un peu perplexe du passage au gameplay au pad après deux versions DS de qualité, à jouer au stylé, et, mais ne tournons pas autour du pot : le passage à la manette traditionnelle se fait bien et passé les quelques premières minutes, on est lancé ! Le gameplay se compose d’une multitude de facettes quand on cherche à éclater les records. On peut se contenter de marteler les bonnes touches dans le bon tempo et s’arrêter là, mais cela serait louper la profondeur du titre qui est bien là.

Reprenons tout depuis le début. Theartrythm demande aux joueurs d’effectuer des actions aux joueurs dans le bon timing : appuyer ou maintenir une (ou plusieurs) touche, une direction d’un joy (voir des deux), jouer avec le joy gauche pendant qu’on maintient une touche pour suivre une courbe, ou un mix de tout cela. Quand on est habitué aux jeux de rythmes, on prend vite le pli et pour les autres il ne faut que quelques morceaux pour être lancé. Le but est bien entendu d’enchainer un maximum de note sans faire de faute pour augmenter le combo au maximum et aller à la recherche du perfect. 

La première composante à prendre en compte est la gestion du timing réel de l’action. On voit des cercles blancs à droite de l’écran, la pression ou la relâche doit se faire quand l’icône est au milieu pile-poil du cercle. La réussite (ou non) donne un score différent allant du critique parfait à mauvais voir raté. Bien entendu, le critique parfait est le must question scoring. Les deux autres features à prendre en compte sont intimement liées : les faiblesses/résistances des adversaires, ainsi que la composition de notre équipe. Nos personnages sont gérés par classe (les trucs habituels : physiques, magiques, support, soin, tank, assist, etc.) et ont tous des capacités différentes qui se débloquent au fil de leur leveling. On peut là aussi tout simplement jouer les personnages qu’on kiff ou optimiser notre squad selon la situation. Les capacités se déclenchent automatiquement quand des triggers sont atteints comme des paliers de combos bien précis.

Le leveling, et la composante RPG sont assez classiques. À chaque musique finie, nos protagonistes accumulent de l’EXP et gagnent des LVL une fois les jalons nécessaires atteints. Qui dit EXP et level up dit gain de stats auto (ou via item). On active trois capacités maxi par avatar, sans oublier l’invocation (qui arrive-t-elle aussi en auto selon notre scoring) qui amène encore quelques bonus passifs selon sa rareté (gain de dégâts sous x critères, des bonus EXP, réduction des damages encaissés, etc.). Quand on cumule tout cela, on se rend compte que Theartrythm nous offre bien plus qu’un simple jeu de rythmique, mais un réel jeu de baston dissimulé où chaque choix en préparation a son impact sur le scoring. 

Côté contenu, on dispose d’un mode « histoire », du jeu libre, du multi offline ou online et j’en passe. Ce serait mentir que de vous dire que j’ai poncé le 100 % (sachant que chaque musique possède en plus x modes de difficultés), mais j’en ai suffisamment vu pour vous dire que Square Enix nous a sorti un titre en mode maxi best of collection sans oublier ce qui arrive une fois le mode story complété. Il faut plusieurs dizaines d’heures rien que pour le finir. Au début, on n’a accès qu’à quelques jeux (trois de mémoires) avec chacun au minima une dizaine de missions (musique) liées au Final Fantasy choisit. Chaque quête se compose de deux buts : finir tout simplement le run, mais aussi atteindre l’objectif fixé (très varié) et ne vous faites pas de bile certains ne sont tout simplement atteignable en l’état nécessitant de revenir avec une team optimisée de folie. Une fois un certain avancement dans chaque FF, on acquiert une clé permettant d’en débloquer un nouveau et donc son lot de missions, mais surtout des personnages du titre en question.

On en est à jouer chaque musique une première fois pour l’avancée, on revient dessus plus tard avec une team de tueur pour atteindre l’objectif afin de débloquer tous les goodies possibles. C’est blindé de fan service comme jamais (les niveaux et le bestiaire/boss sont forcément parlant, par exemple dans FF7 on se retrouve à poutre des ennemis iconiques de la Shinra, Joevah, etc.). Pour avoir accès à tous ces avatars et musiques dans les modes secondaires, il faut bien entendu poncer le mode histoire vous l’avez compris ! On parle ici des Final Fantasy de 1 à 15, en passant par les X/XIII additionnels, Tactics, les opus Game Cube Crystal Chronicles, et j’en passe. C’est bien plus de 300 pistes musicales au total à jouer/débloquer, 400 pour les possesseurs de la Deluxe et avec les DLC déjà prévus on touche aux 500 !

La prise en main est facile, éclater les records l’est déjà moins surtout quand on pousse les curseurs de difficultés où les combos mettent nos réflexes à rude épreuve, avec des combinaisons de folies, une vitesse d’exécution parfois abusée, mais Theartrythm Final Bar Line a un petit truc qui fait qu’on n’arrive pas à lâcher le pad, l’addiction est en place surtout moi qui suis amoureux des OST de Square Enix, je peux vous assurer que j’ai surkiffé. Comme quoi un concept simple, avec une direction artistique limite enfantine, des graphismes et rendus simples loin de la vitrine tech mais une sauce qui prend immédiatement, cela fonctionne ! On est ici face à ce qu’on oublie souvent quand on parle jeux vidéo : une production qui va à l’essentiel et qui vise sans concession le fun et l’amusement sans se prendre la tête.

Tout n’est pas foncièrement rose à commencer par des titres payants exclus à une édition plus chère, des DLC déjà annoncés (certes, c’est la panacée de tout jeu musical depuis des lustres, soyons honnête) avec passe de saison voire même certains thèmes majeurs qui sont coupés en plein élan (la faute à des niveaux trop courts alors ? haha), mais pour ce dernier point, je chipote un peu.

Vous l’aurez surement très vite compris dans ce court bilan à chaud, je suis conquis par Theartrythm Final Bar Line. Le gameplay fédère super vite, la trackliste est gold et mémorable, le contenu dantesque et la durée de vie est quasi infini avec son aspect scoring et sa partie en ligne que je n’ai pas encore pu test. Les quelques ombres au tableau sont vite gommées par la formule léchée et la profondeur réelle du titre qu’on découvre dès les premiers runs. Truc cool, adepte du scoring façon hardcore ou joueurs pour le fun, finalement tout le monde y trouve son compte. Sur ce, j’y retourne !