12 mars 2026

Nickelodeon All-Star Brawl : un potentiel caché à peaufiner ?

La marque Nickelodeon parle à énormément de monde, avec des licences mastodontes comme Bob l’éponge, Tortues Ninja, ou autres Razmoket. Quand la chaine US a annoncé son brawl star, c’était une surprise, mais surtout quelque chose qui intriguait, j’étais curieux de voir le cross-over entre toutes ces licences phares et le genre baston. 

Le boss de la catégorie a peu de réelle concurrence. Pas mal de studios se sont aventurés sur le terrain du brawl en y perdant souvent des dents. C’est sur la version PlayStation de Nickelodeon All-Star Brawl que j’ai fait mes armes. J’ai découvert un titre qui semblait de prime abord trop simpliste, mais qui révèle un potentiel intéressant pour peu qu’on creuse assez. Dommage que le contenu soit à la traine.

Je ne suis pas un pro, avecvun level de foufou, sur Smash Bros. Je me défends assez sans réussir des folies en ligne. C’est un rendez-vous que je n’ai pourtant jamais loupé, étant quelque chose d’acquis pour me divertir de temps en tempe seul ou avec famille/amis. De ce fait, j’ai eu chaque itération de la licence nippone, et forcément des habitudes et réflexes s’installent au fil des années. La prise en main de Nickelodeon All-Star Brawl fait un sacré choc. Le genre est bien le même, mais l’appréhension du titre est totalement différente. J’ai eu du mal au début, allant même jusqu’à me demander dans quoi je m’étais lancé. Mais dès que j’ai fait abstraction des acquis brawl, et que je me suis réellement plongé dans la formule made in Nickelodeon, la donne change quelque peu et on commence à apprécier.

Le premier point fort de NASB est son roster composé de licences fortes, connues depuis plusieurs générations. Du coup, que cela soit mari et femme, mais aussi enfants, on a tous trouvé des avatars qu’on connaissait. Bien sûr, on se demande pourquoi certains personnages ont été mis en avant et pas d’autres, et pourquoi certaines licences ont eu le droit à plus de combattants que d’autres, mais c’est surement une question de gout et affinité avant tout. La base de 20 characters n’est pas si mal. On espérait en débloquant en jouant, mais il n’en est rien (ou alors je suis passé à côté total du truc). Il me semble avoir lu que des ajouts (payant, je suppose) sont prévus. J’ai toujours eu tendance à privilégier la qualité à la quantité, et de loin. Je préfère peu de combattants ayant chacun leur identité et style, qu’une pelletée de personnages étant des copiés/collés reskinés. Ici, Nickelodeon propose des personnages travaillés aucun doute et diversifiés, mais malgré cela je pense qu’il y avait la place pour quelques ajouts supplémentaires.

Le core gameplay se montre, comme noté plus haut, très différents de SSMB et le passage de l’un à l’autre peut piquer quand on est rodé à un système bien ancré dans nos habitudes. Nos personnages possèdent une attaque normale, puissante et spéciale. Vous avez fait Slap City de Ludosity ? Vous serez alors en terrain connu. Le tout se base sur des combos courts et rapides, mais que le joueur doit réussir à balancer les uns derrière les autres avec le moins de temps morts possible et sans prendre de coup bien sûr. L’esquive aérienne amène un max de combat en hauteur ajoutant encore une perspective différente de la concurrence. On conserve les attributs qui font du brawl ce qu’il est : on castagne les adversaires jusqu’à réussir à les balancer loin en dehors de l’aire de combat. La recette est connue et fonctionne toujours autant que cela soit à 2, 3 ou 4. Ce qui m’a manqué pour le coup est la multitude d’items pouvant changer la donne d’un combat : une arme, un bonus, un soin rapide, etc. On se concentre donc ici purement sur les possibilités offertes par le personnage et rien d’autre pour remporter la victoire ! Aux joueurs donc de peaufiner cela.

Ici, point de gros tuto ou de mode entrainement profond. Le tout est assez léger, poussant le joueur à se débrouiller de par lui-même. C’est un peu au petit bonheur la chance qu’on va essayer les choses, contre de l’IA sur le mode arcade notamment, histoire de se familiariser avec Nickelodeon All-Star Brawl.

En plus de ce mode, le titre propose très peu de modes alternatifs : stock (nombre de vie), chrono (c’est parlant) ou sport (on se balance une balle de foot au visage en se mettant sur la tronche). Les environnements (20) auraient, comme le roster ou les modes, pu être un poil plus fourni. Le bilan sur le contenu reste au final le même : assez faible face à la concurrence. Quantité ne veut pas dire quantité, encore une fois, mais cela reste un poil chiche tout de même.

J’ai plutôt tendance à voir ces jeux-là comme une détente solo ou un bon moyen de s’éclater à plusieurs devant la console sur le canap’ offline, mais je suis tout de même allé faire un tour en ligne pour prendre la température. Bien sûr, je me suis principalement fait éclater, mais j’ai pu constater que le matchmaking fonctionne bien, et surtout en jeu je n’ai ressenti aucun problème de lag, ou autres broutilles pouvant pourrir une partie. De ce côté-là, c’est une agréable surprise (sur SSMB, ce n’est pas la même hein). Le studio a bossé le sujet et offre une expérience solide et c’est appréciable.

Techniquement, le jeu est stable sur PlayStation 5, mais inégal sur la partie visu. Quelques personnages semblent avoir eu un peu moins d’attention sur le design ou les animations. Il en est de même côté environnement. Les hitboxes ne sont pas toujours au point et peuvent faire quelque peu rager en combats. Le manque de doublage est dommage également, on aurait aimé retrouver les voix de nos personnages lors de nos joutes. Nul doute que quelques patchs pourraient effacés les problèmes les plus impactant.

Je n’attendais pas grand-chose, en toute transparence, de Nickelodeon All-Star Brawl, m’y étant lancé par pure curiosité plus qu’autre chose. Sans être un expert, j’avais mes habitudes sur SSMB et le changement a été difficile, tant la prise en main demande d’appréhender la baston sous un autre angle. Ce n’est pas grand-chose qu’on y réfléchit, et je me dis là en posant tout cela sur papier « mais merde, tu as galéré pour ça ? », mais comme dit le dicton : les habitudes ont la vie dure. 

Une fois passé ce cap, on découvre un potentiel intéressant et au final nerveux. Il y a un gros apprentissage à faire, tout seul, mais il y a moyen de s’y amuser. La composante réseau est solide et le roster reprend des personnages emblématiques qu’il est impossible de ne pas connaitre. Le combo gameplay rude à maitriser et réseau nickel pourraient (pourquoi pas ?) amener la commu e-sport à s’y intéresser.

Mais globalement le contenu manque un poil de volume, et aurait mérité un peu plus de travail pour accompagner ce gameplay différent de ce que propose habituellement le genre. Affaire à suivre !

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