10 mai 2026

Warlander : aux aaaaaaaaaaarmeeeeeees !

Un nouveau free-to-play en ligne vient grossir les rangs d’un catalogue de plus en plus volumineux : Warlander. Disponible depuis quelques jours en version 1.0, le jeu de Toylogic nous propose des joutes à 40 ou 100 (2 ou 5 équipes de 20 composées de 5 escouades de 4) dans un univers médiéval mêlant action, MOBA ou encore tower défense. C’est assez drôle, dynamique, fun. La première approche est positive. Il ne reste qu’à fédérer les joueurs sur la durée avec du suivi et du contenu. 

Warlander propose à 2 (ou 5) équipes de 20 de s’affronter sur le terrain avec une capture/défense de château. La première équipe à détruire la base ennemie remporte la victoire (ou celle ayant généré le plus dégâts à la fin du chrono). Chaque équipe vote sa stratégie (attaque ou défense totale, mixte) ainsi que le rôle pour chacune de ses 5 escouades avec un commandant qui sert à diriger tout ce joli petit monde en indiquant des objectifs durant la game. Comptez aux environs d’un quart d’heure à chaque fois pour finir une game.

Chaque joueur incarne l’une des trois classes que nous propose Warlander : le guerrier (adepte du corps à corps, résistants), le mage (spécialiste de l’attaque distante, plus fragile), et le clerc (assist/soin/buffeur). On essaie de construire des squads équilibrés, et de jouer l’objectif du mieux qu’on le peut. La prise en main est rapide, on se retrouve vite dans la mêlée à se taper dessus frénétiquement en essayant de capturer/défendre un point clé. L’action se passe en vue TPS basique, on enchaine les affrontements, on meurt ou on tient notre cible, et on continue. Chaque acte (un kill, une capture/défense, etc.) génère du score permettant de débloquer l’une des classes avancées qu’on incarne aux prochaines repops : le berserker qui est la forme améliorée du chevalier, ou le prêtre qui est celle du clerc. Tout me semble assez équilibré et les améliorations se méritent à la sueur ou au sang versé.

Chaque archétype dispose d’une attaque classique, mais aussi deux compétences spéciales et un ultime. On joue sur les cooldowns, les esquives et blocages, pour maintenir la pression sur l’adversaire, soigner ses coéquipiers, etc. Pour progresser sur la carte, on capture de nouvelles tours servant ensuite de point de repop, on répare les balistes, catapultes et autres objets de sièges afin d’appuyer son équipe et entacher les bâtisses ennemies, et c’est sans compter sur les calamités qu’on récupère au sol et qu’on déclenche pour prendre l’avantage. Une pluie de météorite sur une place forte adverse ? Assurément une bonne idée ! Une tempête devant notre camp avancé pour le protéger ? Idem. La force de Warlander réside sur son originalité, et de la jouer sobre en axant son expérience sur du fun rapide sans prise de tête. 

Comme tout bon F2P (ou jeu en ligne simplement maintenant), Warlander propose un système de progression via du leveling et des passes de saisons/cash shop. La partie CB débloque du skin à la pelle, et les fameuses passes, les golds pour acheter d’autres packs et ainsi de suite. On n’oublie pas les habituelles quêtes hebdo et autres activités du genre, permettant d’engendrer un peu plus d’expérience notamment. 

Chaque personnage dispose d’emplacement d’armures (casques, visières, plastron etc), d’armes (2), mais aussi compétences pour chacune d’elle qu’on acquiert en jouant, simplement. Chaque item ou capacité coute un certain budget (plus ou moins élevé selon puissance, rareté…). À nous de nous arranger pour créer notre preset sans dépasser les limites fixées sachant que notre budget évolue en même temps que notre avatar ! Pour le moment, tout semble assez bien tunée. Je n’ai pas ressenti de souci d’équilibrage (flagrant en tout cas) et même un débutant s’en sort face à des joueurs mieux équipés s’il arrive par exemple à prendre l’initiative et quoi qu’il arrive, Warlander est avant tout pensé pour le teamplay donc suivons la troupe !

Visuellement, Warlander est plutôt jolie, et surtout fluide. Sur Xbox Series X, le VRR s’active dès le lancement avec le mode 120 Hz, le tout en 4K HDR. Techniquement parlant le jeu de Toylogic s’en sort bien et sa direction artistique, ses animations, les petits détails ci et là, font le café. Pour une nouvelle licence, F2P, on a vu bien pire en termes de qualité !

Warlander nous propose un genre frais, novateur pour certains points, mais surtout simple, où on s’amuse très vite. Le dynamisme est au centre de l’expérience avec des games qui ne trainent pas et qui s’enchainement rapidos. C’est le genre de titre où on peut passer 2 h dessus comme juste l’allumer pour tuer une petite demi-heure avant de faire autre chose. La base est bonne, la seule vraie interrogative est sa capacité à créer une communauté suffisante sur le long terme ainsi que ses ajouts et mises à jour. Mais dans la logique, un socle béton devrait aider.

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