Après une dispo PC VR et Quest, Hellsweeper a débarqué il y a quelques jours sur PS VR2. Issue du studio Mixed Realms, on en attendait un digne successeur de l’excellent Sairento et j’avoue ne pas avoir été déçu, la principale ombre au tableau étant la qualité visuelle du portage qui pouvait surement être un peu plus soignée. On déchaine les enfers et on enchaine les kills avec brio dans ce titre explosif et nerveux !
Hellsweeper est un shooter orienté rogue prenant place en enfer. Côté narration, ne pensez pas trouver un quelconque fil rouge nous tenant en haleine des heures durant, on est là pour éclater des créatures démoniaques en chaine et rien de plus. On débute notre périple avec un tutoriel nous donnant la base simple : la visée, les déplacements et invoquer nos armes (l’épée et le revolver), comment les utiliser (le sens de frappe de l’épée influe sur l’effet provoqué, recharger le gun, etc.) avant de voir débouler la première incantation (la boule de feu) ou la télékinésie.
La prise en main est simple, on s’équipe de l’arme voulue dans chaque main indépendamment de l’autre avec une gestuelle prédéfinie simple à retenir. On saute dans la mêlée, et on exécute nos premiers ennemis, on les démembre, on les coupe en plusieurs morceaux qui volent dans tous les sens, on les explose. On sent déjà l’excitation monter !
On se sert de ce tutoriel pour paramétrer l’expérience comme on le souhaite : déplacement en temps réel ou téléportation, tunneling , la vitesse de rotation de la vue, etc. Soyons clair, Hellsweeper est ultra nerveux et dynamique, et les non-adeptes/joueurs récurrents risquent d’avoir un peu de mal à encaisser la vitesse frénétique au début sans les différentes technologiques et aides dispos pour réduire la cinétose. J’ai trouvé le vignettage du tunnel trop prononcé pour ma part, réduisant trop le champ de vision. Il manque un paramétrage pour choisir à quel degré l’activer par exemple. Hormis cela, on arrive même les joueurs à forte sensibilité au motion sickness, à trouver chaussure à son pied.
Dès lors qu’on finit le prologue, on arrive dans le hub central à partir duquel on customise visuellement notre héros, on se plonge dans des tutos avancés ou qu’on décide d’aller directement en enfer dans le but de cleaner les 18 scènes (répartis en trois chapitres) avant notre libération. On continue notre carnage débuté précédemment et on découvre un peu malgré nous parfois des combinaisons titanesques. Que se passe-t-il si notre boule de feu heurte notre gun, ou si on fusionne deux fireball? Si je tiens le pistolet dans l’autre sens, ses dégâts changent ? C’est le genre de surprises détonantes qu’on fait parfois par accident, mais le résultat est magique ! On commence à prendre conscience du potentiel de Hellsweeper d’autant que chaque monstre du bestiaire a ses petites particularités, forces et faiblesses, chacun réagit différemment à nos assauts !
A chaque vague/niveau fini, on débloque une stèle à laquelle on récupère un bonus : un nouveau sort ? Une amélioration de dégâts ? Une compétence ? On accumule des bonus au fil de l’avancée, pour se renforcer jusqu’au boss de fin de chapitre. Aux premiers essais, je n’étais pas trop sûr de savoir comment l’appréhender, on essai un peu tout ce qui nous passe par la tête, tout en évitant les zones de poisons, les lasers, mais surtout en annihilant tous les mobs qui gravitent autour du boss et ils sont nombreux que cela soit au corps à corps, à distance ou dans les airs, mais manque de bol on meurt ! Retour à la case départ, en ayant oublié tous les bonus acquis.
Car oui, Hellsweeper est un roguelite lui aussi. Après le sublime Synapse dont on a parlé cet été, on ne dit pas nom à un titre du même calibre. Mixed Realms a été assez inspiré et arrive à nous propose des runs suffisamment différents les uns via un panel d’action tellement large, des outils pour mettre à mort nos ennemis en nombre quasi infini, des cartes et bestiaires conséquents, sans compter que les objectifs eux aussi diffère : survivre un chrono, tuer les ennemis, trouver la clé de la sortie, etc. De ce fait, a aucun moment on aurait cette désagréable sensation de rejouer le même niveau.
La principale force de Hellsweeper reste assurément la richesse de son gameplay. Que cela soit dans les déplacements avec le wallrun, différents sauts, notre compagnon canidé, l’arsenal varié et les combinaisons possibles le tout avec la gestuelle qui va bien. Dites-vous que chaque idée que vous aurez « tient si j’essayais cela pour voir ? » je suis quasi sur que vous en obtiendrez un résultat et efficace en plus. C’est hallucinant la liberté qui est offerte sur cet aspect ! C’est un pur kiff, ça part dans tous les sens et cela accentue comme déjà dit fortement l’atténuation de l’impression de déjà-vu qu’on pourrait ressentir dans d’autres titres du genre. C’est ultra nerveux, sanglant, défoulant, j’adore (mais en courte session pour ma part, ayant toujours un peu de mal à tenir la durée sur les jeux speed).
Visuellement parlant, le jeu est dans la moyenne de ce que propose la VR actuellement. La direction artistique possède son petit charme même si la palette de couleur s’en retrouve du coup limitée (bah ouais l’enfer ce n’est pas super enjoué). Par contre qualitativement parlant, je m’attendais à quelque chose un cran au dessus. J’ai vu tourner le jeu sur Quest 2 et je pense que l’écart de puissance entre les deux hardwares aurait permis d’optimiser certains détails je pense notamment à l’aliasing parfois prononcé ou l’arrière-plan souvent flouté. Rien de catastrophique mais il y a surement possibilité d’aller un peu plus loin. A noter que je n’ai pas eu l’occasion de tester la coop du coup je ne peux vous en dire plus.
Hellsweeper est un superbe défouloir, riche et généreux. On reprend la couche rogue classique à laquelle on y ajoute un shooter déjanté et explosif pour notre plus grand bonheur. Mixed Realms pense à tout le monde avec de nombreux outils pour adapter l’expérience à tout profil (les aficionados du speed sans concession comme les plus fragiles comme moi haha) afin que tout le monde puisse profiter de son titre d’exception. C’est fun, bourrin, nerveux, sanglant, on enchaine les sessions et les essais, on teste différentes choses et on découvre souvent de nouvelles possibilités venant encore ajouter la profondeur au gameplay. On n’est jamais au bout de nos surprises sur Hellsweeper !











