13 juin 2026

Avis Waltz of the Wizard : une expérience dépaysante

Le monde de la VR propose tout un tas d’expérience, allant de la création où on est spectateur 5 min, les addictifs façon Beat Saber et autres Synth Riders, mais aussi de plus en plus de titres axés multi à l’image de Firewall ou Cave Digger voir des jeux comme on l’entend de façon traditionnelle à l’image d’Horizon ou Alyx, etc.

Et il a des ovnis comme Waltz of the Wizard, qui nous plonge dans un univers magique, sans filet et sans réel accompagnement, mais pour un voyage inoubliable et immersif à 110%. Avec des titres comme celui-ci, on explore les limites entre réalités et fictions, on mélange ce qui existe et ce qu’on imagine le temps pour un trip haut en couleur, explorant de fond en comble les possibilités de la VR.  L’aventure débute assez brutalement : on se retrouve dans une salle, blindée de bibelots sans qu’on ne sache comment on a atterri ici ni pourquoi. On observe, on se balade et voilà qu’on découvre une porte avec trois sceaux magiques donnant des indications : créer 6 sorts, réussir le défi de tir, voyager avec le xylophone. On scrute méticuleusement le labo dans lequel on se trouve et on découvre au centre de la pièce un chaudron magique avec diverses choses autour : des fioles, des pierres, des racines, etc. On teste différents mélanges, ce qui a pour effet de nous apprendre différentes capacités et talents magiques qu’on réactive ensuite simplement en jetant la bonne sphère dans le chaudron. Pour chacune d’elles active, il se produit des choses étranges autour de nous.

Avec un rendu plus que convenable et une prise en main aisée, on s’émerveille en deux temps, trois mouvements, pour peu de choses. On continue l’exploration et on se saisit de l’arbalète, mais que faire ensuite ? On aperçoit, cachée, une petite cible. On tire dessus et paf : un défi se lance et des cibles apparaissent un peu partout brièvement. On met à l’épreuve notre adresse et rapidité pour toucher un maximum de cible et remplir le défi. La seconde sécurité s’ouvre. Ne reste plus que le xylophone et le voyage. On se saisit des deux baguettes et on martèle l’instrument, mais rien ne se passe. On ne voit rien de concret autour de nous. On saisit tout ce qu’on peut, on continue de fouiller et ne voilà pas que la boule à neige devant nous affiche des notes, un arrangement aussitôt qu’on la saisit. Une brèche se forme devant nous, y plonger la main nous conduit dans une nouvelle zone pour de nouveaux défis voir des affrontements.

Il est difficile de proposer un réel test de Waltz and the Wizard sans spoiler l’aspect découverte, et la multitude de surprises que le titre nous réserve mais je peux vous dire que j’ai pris un plaisir sincère à le parcourir. Je ne l’avais pas fait lors de sa première sortie sur PC/Quest et l’ai découvert via sa mouture PS VR 2 et je suis tombé sous son charme. J’irais même jusqu’à le catégoriser plutôt comme une expérience interactive que comme un titre/jeu comme on le pense habituellement du fait de sa dimension très axée bac à sable, avec une liberté folle. On découvre une multitude de scènes, toutes aussi riches les unes que les autres, nous mettant dans des situations le plus originales qu’il soit. À aucun moment, on ne ressent d’impression de déjà vue, ou de rejouer encore une fois un passage tant la production d’Aldin arrive à nous surprendre en permanence. On enchaine énigmes, réflexion, contemplation et affrontements avec une expérience au rythme maitrisé. Il n’y a pas un moment où on ne se dit pas « tiens, il se passe quoi si je fais cela ? » et dont on n’obtienne pas un résultat étonnant. J’ai découvert de la sorte, au tâtons, comment créer et lancer des boules de feu. On se penserait dans un univers à la Harry Potter ou assimilé, en VR et c’est tout bonnement extra.

Le must reste l’utilisation des technologies intégrées au casque que cela soit les retours haptiques, les gâchettes adaptives, ou encore l’eye tracking. Waltz and the Wizard pourrait servir de benchmark tant il a pris en main les différentes options que nous proposent le casque. On est immergé à 200 %, avec un visuel plus que convenable et une spatialisation du son convaincante. Dommage par contre que le peu de dialogue entendu n’ai été disponible qu’en anglais sans apercevoir le moindre soupçon de sous-titre. On nous annonce des interactions vocales également, mais en anglais uniquement pour le moment, ne m’ayant pas permis de tester plus en profondeur que cela cette feature. Waltz plusieurs options pour adapter l’expérience selon nos envies et affinités notamment côté déplacements, ou encore hauteur de vue (si on joue assis, la vue est assez basse de base). Il ne me reste plus qu’à essayer la coopération à présent.

Waltz and the Wizards est le genre de production qu’on aime avoir de temps en temps dans les mains. On se déconnecte de la réalité et on s’immerge dans un univers rempli de magie où nos limites sont notre imagination. Il faut le vivre pour comprendre ce qu’on y ressent, exploitant à merveille tous les outils que la VR nous met à disposition. On peut même parler de durée de vie quasi infinie tant les possibilités sont immenses. À la vue de son petit prix, je suggère tout possesseur de PS VR 2 (ou Quest) d’y jeter un œil pour sa fraicheur, son originalité et surtout pour vivre un voyage unique et séduisant.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *