Dès les premiers trailers de Bomb Rush Cyberfunk, je n’ai pu m’empêcher de penser à Jet Set Radio et pour cause on y trouve de nombreuses similitudes à l’image de sa direction artistique, le style visuel ou même le gameplay. Bomb Rush Cyberfunk s’avère être une superbe alternative à la licence presque oubliée (plus trop maintenant…) de SEGA qui procure du fun à foison !
On incarne Red, un homme à la tête cybernétique (après avoir été décapité quand il a tenté de s’échapper de prison) intégrant le célèbre Bomb Rush Crew. Leur objectif ? Gagner en popularité et conquérir tous les quartiers de New Amsterdam. Mais pour se faire, il leur faudra affronter et vaincre les autres crew déjà en place. En parallèle, l’équipe cherche à mettre la main sur la tête de Red qui serait la clé de beaucoup de choses. Tout un programme !
On découvre une ville divisée en plusieurs quartiers/zones amples dans laquelle on évolue afin d’y accoler nos graffitis : murs, panneaux, tout y passe, mais gare aux forces de l’ordre qui rodent ! Chaque acte augmente notre notoriété jusqu’à déclencher l’évent attendu qui nous permet de progresser et de continuer notre pérégrination. Chaque banlieue possède sa propre identité et ambiance, son crew, rendant notre voyage assez atypique et unique. Que ce soit en roller ou skateboard (pour ne citer qu’eux), l’exploration s’avère fun et toujours plaisante.
Le gameplay se veut assez simple aussi bien du côté du ride, les combos pendant la glisse, que des tags qui reprend le schéma de déblocage des smartphones par exemple avec des formes à reproduire, plus ou moins complexe selon la taille du graffiti qu’on dessine. On en débloque d’ailleurs plusieurs durant la progression, que ce soit en battant des rivaux ou en les trouvant. Il faut par exemple bien les mémoriser (côté sigle à reproduire) histoire de varier des graffs automatiquement choisis. Les quelques combats, par contre, sont assez ennuyeux et n’apportent clairement pas de sensation. C’est assez mou et pas entrainant, dommage ! C’est un vrai petit kiff manette en main avec une formule simple, mais addictive. On est pris dans cette histoire assez drôle (le coup de la tête haha) et sans s’en rendre compte, on a passé une après-midi complète sur Bomb Rush Cyberfunk. Les heures s’empilent, on conquiert New Amsterdam, notre crew prend de l’ampleur. C’est un véritable régal d’autant que visuellement c’est du très lourd !
En arborant un cel shading à l’ancienne (traits épais, rendu bien angulaires, etc.), la corde nostalgie faite son œuvre et que dire de la bande son elle aussi super solide teinté d’electro et beat bien gras. On y retrouve d’ailleurs Hideki Naganuma ayant déjà travaillé avec Team Reptile (le studio ayant créé Bomb Ruh), mais surtout avec SEGA sur des Sonics ou encore… Jet Set Radio ! D’ailleurs on débloque l’une ou l’autre piste en les récupérant dissimulés dans les niveaux ci et là, qu’on écoute librement sur notre téléphone. Celui-ci sert également de carte, mais elle s’avère très peu intuitive en l’état.
Tout en reprenant le code de son ainé Jet Set Radio (dont on ne peut s’empêcher de penser), Bomb Rush Cyberfunk réussit à nous vendre son univers avec une formule simple d’apparence, mais qui fait mouche : une histoire drôle, une guerre de gangs à coup de graffitis et de ride, et son identité visuelle et sonore séduisante. Il manque l’une ou l’autre petite optimisation, mais dans l’ensemble, pour son prix, le rapport fun/durée de vie, on valide à 200 % ce Bomb Rush Cyberfunk !