Une place au paradis se mérite et c’est ce que nous présente Welcome to Paradize (anciennement Paradize Project), présenté l’an passé à la Gamescom (on en parlait ici). On a pu découvrir le premier chapitre de ce titre atypique d’Eko Software (How to Survive) édité par Nacon, et il nous laisse un petit gout de « revenez-y ».
À l’image de la précédente prod d’Eko, Welcome To Paradize est un titre mêlant action-RPG, exploration, craft et survival dans un monde touché par une apocalypse zombie, le tout en vue isométrique avec des composantes multi/coop. Le monde est ravagé, les humains sont peu nombreux et notre place au paradis n’est pas garanti c’est même le contraire. À peine arrivé sur place qu’une horde de zombies détruit tout. Après avoir débarrassé le coin de toute trace de monstre, le gardien des lieux nous demande notre aide. Durant ces quasiment deux heures de jeu couvrant le premier chapitre, on découvre les balbutiements de la formule, fortement inspirée d’How To Survive à une différence prête : les zombies s’avèrent utiles grâce à une technologie permettant de les asservir.
Le gameplay est facile en prendre en main avec une attaque de base, rapide mais faible, et une lourde, plus lente mais qui fait des ravages. On gère notre endurance consommée à chaque sprint, coup, esquive. Que cela soit au clavier/souris ou au pad, on est à l’aise immédiatement, la formule étant classique pour les déplacements, ou le combat.
On ramasse des bouts de bois au sol, en guise d’arme avant de récupérer nos premiers pistolets puis fusil à pompe qu’on utilise alors comme on le ferait dans un twin stick shooter. On appréhende le craft, utilisant les nombreuses ressources trouvées au sol ou sur les cadavres laissés derrière nous afin de confectionner l’item tant attendu — un casque de hacking : en l’installant sur un cadavre, celui-ci reprend vie et devient notre zombot. Notre compagnon à tout faire ne dévoile que très peu son potentiel dans ce premier aperçu, mais il attaque à vue, nous défend, ou se dirige dans la direction qu’on lui indique d’un simple clic. Efficace et pas chère d’autant que s’il meurt, on le remplace par un autre au pied levé (à condition d’avoir les compos attendues pour refaire un casque).
On progresse aisément sur cette première carte des plus vastes, regorgeant de nombreux points d’intérêts, afin de remplir les différentes quêtes qui nous sont confiées. Difficile de jauger la couche narrative pour le moment, mais chaque excursion est justifiée pour trouver un compagnon, protéger un camp, récupérer un composant, demander de l’aide à un membre de la communauté, etc. À voir plus tard !
On accumule de l’expérience à chaque combat gagné ou mission remplie, ce qui nous offre des points de compétences qu’on dépense dans l’un des arbres de talents boostant le hacking, la survie, ou les capacités pour la baston ! Truc cool, on stuff aussi notre zombot avec ce qu’on ramasse côté armement. Ne pensez pas, par contre, l’équiper d’une nouvelle armure aussi facilement comme celle que portent les ennemis. Il faut ramasser suffisamment de fois l’item pour débloquer l’accessoire zombiesque : une selle (car oui, on peut le monter), ou pourquoi pas un amas de pics de bois pour se faire une armure offensive au contact.
Le bestiaire, rien que sur cet amuse-bouche, est déjà validé à 100 %, avec un casting loufoque et totalement déjanté. La direction artistique est convaincante avec un rendu de plus satisfaisant, des biomes détaillés et riches, et une stabilité à toute épreuve. À noter le support de l’ultra wide (sauf les cinématiques, qui se retrouvent coupées côté ST) et une localisation FR du côté des menus et des ST. A noter par contre que le jeu est injouable sur Steamdeck, avec une erreur dès le lancement, avant d’arriver au Dashboard. Surement pour raison de sécurité sur un composant pour le jeu en ligne / coop (pas testé ici).
Il subsiste encore des interrogations manettes en main, notamment quand on aura toute notre armée de zombot et la partie construction de base/gestion et affectation des rôles de tous les zombots (on en parlait dans la preview), mais cette première approche nous donne clairement envie d’en voir plus. L’univers est original, le côté léger et décalé donne un petit plus qu’on apprécie. C’est bien ficelé et complet. Bref, le genre de titre qui possède clairement des atouts. À voir maintenant si la période de sortie (29 février) lui laissera suffisamment de visibilité, mais vu la façon dont part 2024 (dans la lignée de 2023), l’année sera blindée non-stop donc pas trop le choix !