7 décembre 2025

Test Akimbot : ca sent bon la nostalgie

Akimbot, c’est un peu le titre qui te plonge une 20aine d’années en arrière dès les premières minutes de jeu, pour un trip à l’ancienne réussi. Après l’intriguant et amusant Pumpkin Jack, le créateur français Nicolas Meyssonnier présente une nouvelle production qui séduit malgré quelques composantes qu’on aimerait voir améliorées. L’été est riche en productions et Akimbot mérite clairement le coup d’œil des amoureux des jeux de plateforme/aventures des années 2000.

On y incarne Exe, un robot recherché avec une prime sur sa tête. Alors qu’il était sur le point d’être transféré, il est libéré et s’échappe grâce à l’aide de Shipset, un petit drone qui a pour talent unique de s’attirer en permanence des ennuis. Ils se retrouvent peu à peu pris dans une spirale infernale qui va les amener à devoir sauver le monde ensemble.

On décèle immédiatement l’accent mis sur l’humour et on sent de suite un feeling à l’a Ratchet ou Jak & Daxter dans l’ambiance. D’ailleurs, le studio Evil Raptor ne cache pas ses influences et sa volonté de s’inspirer des licences phares du genre d’il y a plusieurs années, tout en ramenant le plateformer au goût du jour ! C’est d’ailleurs en ce sens que, même si l’on conserve le ton bon enfant des licences citées précédemment, Akimbot s’aventure vers des thématiques plus matures et adultes, car oui, la clientèle à qui s’adresse Akimbot a bien grandi. 

La trame principale pourrait sembler générique, mais le casting et l’atmosphère générale compensent largement ce « défaut ». On est finalement pris dans l’aventure et on suit le move de nos deux compères avec plaisir et nostalgie. Il ne faut pas beaucoup de temps pour apprécier le monde d’Akimbot. Il y a des détails en veux-tu en voilà, on sent une touche de modernité avec des zones larges et amples obtenues grâce à des mécaniques intelligentes. Et pourtant, on y retrouve ce sentiment à l’ancienne. L’exploration est toujours récompensée, avec de nombreux trésors ci et là, de sorte que l’on se rend compte de la richesse du monde qui nous entoure, mais aussi de l’inspiration créative dont a fait part le studio. 

Akimbot allie habilement exploitation, plateforme et combat. Exe se bat avec une arme de corps à corps et peut ramasser de nombreuses armes à distance. La plupart du temps, il n’est cependant pas question de munitions, mais plutôt de gérer une surchauffe qui oblige à changer l’arme régulièrement pour parer les assauts ennemis.  On retrouve encore une touche de Ratchet, mais avec une petite patte maison. En mode combat, Exe fait preuve d’une certaine habileté en utilisant des dashs et des strafes, par exemple, pour rester en mouvement et être difficilement touchée par ses adversaires. Cela donne des joutes particulièrement dynamiques et explosives.

Durant notre progression, on rencontre de curieux personnages qui tiennent des échoppes où il est alors possible d’améliorer notre arsenal en dépensant la monnaie accumulée durant les bastons ou dans les caisses et les parties de décor qu’on casse sans difficulté. Il n’est pas rare de faire face à des mini-jeux pour pirater un terminal ou démarrer un bateau par exemple : séquence de touches à compléter en QTE, des cibles à viser, etc. Simple mais efficace.

Bien sûr, ces capacités à se mouvoir rapidement, à faire des bonds lointains, etc. servent aussi durant les passages de plateformes à Exe. De plus, la maîtrise des talents d’Exe permet de rejoindre des lieux qui semblent pourtant inaccessibles, afin de trouver, comme dit plus tôt, des trésors en tout genre. Il est dommage d’avoir parfois quelques soucis de précision, légers, mais qui provoquent malgré tout quelques morts. La partie en véhicule est, sur le papier, une bonne idée, mais là aussi, la maniabilité laisse parfois à désirer. Durant les quelques heures nécessaires pour compléter Akimbot, on croise (très) nombreuses références ou petits clins d’œil aux cadors du JV, aux films ou même à la pop culture et à certaines enseignes actuelles.

On apprécie le doublage intégral en français, voix comme texte, avec des acteurs reconnus (je vous laisse découvrir le tout). Techniquement, Akimbot lorgne forcément vers les productions de l’ère PS2, avec une touche de modernité. En revanche, je rencontre très régulièrement un effet de tearing, d’autant plus visible quand l’action est à son comble et qu’on bouge dans tous les sens. Hormis cela, j’apprécie l’OST d’Akimbot, exquise.

Akimbot s’adresse avant tout à ceux qui recherchent une expérience nostalgique sans pour autant se résigner à abandonner le confort apporté par 20 ans de jeu. Même si tout n’est pas parfait, j’ai apprécié de parcourir cette aventure avec ce duo charmant et atypique. On tient ici un jeu de plateformes/aventure réussissant à allier le meilleur des deux mondes : modernité, mais aussi retrogaming. On valide à 200 % ce petit titre rafraîchissant.

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