12 février 2026

Test Dead Rising Deluxe Remaster : un plaisir retrouvé

Dead Rising et moi, c’est une longue histoire d’amour… Il y a bientôt 20 ans, un soir d’automne, je me suis retrouvé chez un ami qui s’était offert la toute nouvelle Xbox, la 360, avec plusieurs jeux, dont Dead Rising. Après une raclette et quelques verres, il décide de me montrer la bête et là, le coup de foudre avec ce titre sorti de nulle part. Devinez qui a lâché un gros billet quelques jours ou semaines après (elle était dure à trouver la 360 à son lancement dans ma région) ?

Depuis, la licence de Capcom et moi, on ne se quitte plus. J’ai joué à chaque épisode (le 3 m’a d’ailleurs fait acheter une One Day one rien que pour lui …) en tant que fan inconditionnel de ce défouloir de l’extrême. Bien que j’aie toujours un peu de mal avec les remasters et les remakes à outrance, j’ai lâché un petit « oh putain, yes » à l’annonce de celui-ci. Forcément, il me le fallait et je me suis lancé à corps perdu sur PC pour voir ce qu’il en était. 

On voit assez rapidement que Dead Rising Deluxe Remaster (RDRD pour faire court) est à mi-chemin entre pur remaster et remake, ne se contentant pas d’une simple rehausse visuelle légère, mais passant sur le RE Engine pour notre plus grand bonheur. Bien entendu, la qualité est inférieure à celle d’un RE Village par exemple qui utilise le plein potentiel du moteur de Capcom, mais cette évolution fait tout de même un bien fou à ce titre qui a 18 ans. On remarque bien entendu les origines du jeu, qu’il a un certain âge dans le fond, mais comme dit, ce petit coup de remise à neuf permet de découvrir cette œuvre dans une meilleure version.

Sur mon PC (R6 7600X/4070Ti S), en 3440×1440, si je pousse tout à fond avec le DLSS Qualité, le framerate varie d’une centaine de FPS dans les zones ouvertes/pleines de zombies à 140 quand c’est plus sûr (zone cloisonnée, moins de monde, etc.). Si on active le framegen, c’est grosso modo le double ! Sur Steamdeck, l’histoire est différente mais rien d’anormal me direz-vous. En faisant un mix preset faible/moyen avec supersampling, on arrive à tenir un taux de rafraîchissement de 30 images par secondes dans l’action, et cela peut parfois monter à 60 ou plus (on profite alors presque de la dalle 90 Hz du modèle OLED). Mais la plupart du temps, on est entre 30 et 40.

Same player

L’expérience est la même, avec un centre commercial confiné suite à une invasion de zombies où est parachuté le journaliste Frank West. Il doit y survivre 72 heures avant de pouvoir s’en échapper. S’ensuit alors une succession de situations plus tordues les unes que les autres, avec un casting haut en couleur et de l’hémoglobine à plein tube. La notion de chrono est centrale dans l’expérience, puisque le joueur suit l’avancée des trois jours sur la montre de Frank. Il est donc pressé par le temps et doit continuer à progresser.

Le gameplay reste lui aussi dans la lignée de la production d’origine, avec ce semi-open world qu’on explore zone par zone et son orientation beat them all sanglant où on éclate du zombie à la pelle avec un arsenal totalement barré. On passe d’un simple tube de fer à un caddie de course en passant par tout un tas d’armes contondantes, tranchantes, à feu et j’en passe. Ne vous attendez pas à ne trouver que du conventionnel, Dead Rising adore nous surprendre et partir dans tous les sens avec quelques objets bien tordus qui nous font lâcher un rire quand on les trouve… Rien de tel pour massacrer des zombies ou des humains fanatiques ! Le contenu reste similaire à ce qu’on a vécu en 2006. Les seuls ajouts sont quelques skins, par exemple.

Bien que le scénario ne change pas et que le fond du gameplay soit la même que dans les versions précédentes, cette édition Deluxe Remaster permet à Capcom de proposer quelque chose de plus confortable et plus moderne tout de même. La courbe de progression est plus fluide et lisse, permettant d’accéder plus tôt à des attaques plus fortes. Il était auparavant impossible de viser en se déplaçant, ce qui est pourtant impensable dans les jeux d’action actuels. Cette « erreur » a été corrigée. On note pêle-mêle quelques améliorations de l’UI, une IA qui a subi quelques corrections, mais aussi la sauvegarde automatique et quelques commandes de base apportant elles aussi une touche de modernité. Il s’agit clairement d’un confort qui ne touche pas à la structure du jeu, mais qui le remet dans l’ère du temps, le rapprochant des standards ou des prérequis pour un jeu qui sortirait actuellement. 

Globalement, Dead Rising Deluxe Remaster permet une expérience assez proche de sa version originale, toute en lui apportant une cure de jouvence visuellement parlant et avec quelques couches de confort. Si vous n’avez pas connu ce titre ou si vous avez envie d’y retourner, cette version est parfaite pour se plonger dans les balbutiements de cette licence au gameplay fun à souhait. Certes, le format physique n’est plus dans l’ère du temps, mais cela n’enlève en rien les forces de Dead Rising.

Voici une vidéo montrant la différence entre les deux moutures … ca donne une certaine idée du boulot techniquement parlant !

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