Illfonic est passé maître dans l’art du jeu en ligne à gameplay asymétrique. Il suffit de voir leurs productions, notamment leurs dernières sorties – Killer Klowns et Ghostbusters– pour s’en rendre compte. Mais avant cela, il y a eu le fameux Predator Hunting Grounds, exclusif aux consoles PS4 et PC (via l’EGS). Une nouvelle version est disponible depuis quelques jours sur les consoles de dernière génération. À cette occasion, retournez affronter le Predator !
Le Predator est une licence iconique qui a connu les films d’époque notamment avec Schwarzy, une version plus récente du côté de Disney avec Prey, et même des spinoffs et des crossovers avec Aliens, par exemple. Côté jeux vidéo, c’est un peu la même chose. La créature chasseuse de mythes a eu droit à tout un tas d’œuvres qui lui ont été consacrées. Pour un joueur né dans les années 80, ce nom parle forcément. Quand Illfonic a sorti en 2020 un nouveau titre utilisant cette licence, j’ai été curieux d’aller voir cela. Le but est assez simple et classique pour les jeux asymétriques. D’un côté, une escouade de marines doit accomplir certains objectifs avant de pouvoir s’extraire, et de l’autre, le Pred’ part en chasse de chair fraîche. Une équipe doit s’en sortir et s’échapper, tandis que le joueur solo doit tout faire pour les en empêcher, avec toute une tripotée de guérilleros IA au milieu.
Côté marines, les objectifs sont de type infiltration d’un camp, récupération de codes, incendie ou destruction de cargaisons, défense d’un point stratégique ou élimination d’un rebelle particulier. Le gameplay FPS arcade est assez simple à prendre en main et les joutes sont parfois assez nerveuses. Le fait de débloquer de nouvelles classes au fil de la progression (assaut, recon, soutien, par exemple) permet de varier les plaisirs, notamment avec l’arrivée d’armes et de gadgets supplémentaires. On reste dans le genre first person shooter assez simple, mais avec le besoin de bien se coordonner pour contenir les vagues d’IA et réussir les objectifs sans trop souffrir, car il y a plus de menaces autour de soi.
Pour le Predator, le but est simple : tuer tout le monde ! Sachant qu’un soldat mortellement blessé peut encore être réanimé, sauf si on lui arrache la colonne vertébrale. Simple et efficace, non ? Il débute avec peu de capacités (devenir invisible, caméra thermique et ses griffes), mais là aussi, plus on avance et que l’on gagne en niveau, plus on acquiert de nouvelles capacités assez amusantes. Sous la forme d’un jeu d’action à la troisième personne, le Predator arbore un gameplay différent de celui des Marines, notamment avec le parkour façon Pred permettant de grimper aux arbres, sauter de branche en branche.
Si on compare avec les précédents titres d’Illfonic, le joueur solo dispose ici d’un personnage bien plus mobile, dynamique et rapide. On a toujours eu des avatars puissants, mais qui se compensaient par une vitesse plus faible et une lourdeur des mouvements. Ici, on inverse la vapeur : le Predator est une vraie machine à tuer, mais non invincible. En effet, face à une squad coordonnée et armée jusqu’aux dents, le Predator peut prendre de sérieuses baffes ! L’autre grande différence avec un Vendredi 13 ou Killer Klowns, par exemple, est que les joueurs en équipe ne cherchent pas à fuir (un peu, le but restant de s’extraire tout de même) non stop, mais il est tout à fait possible de se mettre en tête de traquer la créature et de l’éliminer histoire de PEX un max ! La cohésion de groupe est mise en avant, avec des classes bien complémentaires.
Que ce soit côté marines ou Predator, foncer tête baissée n’apporte jamais rien. Si une créature qui charge une escouade lui réserve une raclée mémorable, un manque de coordination des soldats se soldera par un tas de cadavres démembrés. Dans les deux cas, c’est assez amusant. Le gameplay est simple mais efficace, et il y a suffisamment de contenu aujourd’hui, aussi bien en termes de cartes que de choses à débloquer avec le leveling : armes et classes, skins, et surtout du côté du Pred, cela va assez loin avec le masque, l’armure, les dreadlocks, les peintures de guerre, etc. Affiché à un prix ultra compétitif sur le PSN (19,99 euros la brique, 35 puis 70 avec le Mass Pack DLC esthétique), c’est clairement un bon coup pour un jeu classique dans ses mécaniques mais fun à jouer. Les parties sont assez rapides (10-15 minutes) et se jouent facilement en soirée grâce au crossplay. Côté technique, la nouvelle mouture apporte certes un rendu un cran au-dessus, mais surtout une stabilité et une optimisation supérieures, avec un framerate élevé et stable !
Quelques années après une première sortie, Predator revient avec une nouvelle génération de console et sa formule asymétrique fun. Qu’on incarne le Predator ou les soldats, le gameplay fonctionne relativement bien et on enchaîne facilement les parties. Au prix demandé, ce jeu offre de nombreuses soirées entre amis, avec un titre que l’on n’enchaînera peut-être pas, mais sur lequel on reviendra de temps en temps pour refaire la jungle et repartir à l’aventure. Si vous n’avez jamais joué à Predator Hunting Grounds et que vous aimez les jeux coop entre amis, jetez-y un œil.